
Avec l’affaire Maduro, on saisit toute la duplicité des diplomaties et des chancelleries européennes, qui font semblant de découvrir que la loi du plus fort règne et que justement, elles ne sont pas les plus fortes. Les voilà cantonnées à un rôle de commentateur passif, à invoquer, comme un vœu pieu, les règles internationales, à disserter sur la primauté de la souveraineté, à blablater sur le fait que oui, Maduro est bien un dictateur, mais qu’il fallait le déboulonner dans les règles… oui, et comment ? Il est bien apparu à tout le monde que les entreprises américaines avaient des vues sur le pétrole vénézuélien, oui et ? La France n’a jamais eu de visées sur les ressources naturelles d’autres pays ? Il reste que cette drogue qui part du Venezuela, ou qui est organisée par le Venezuela et qui déstabilise nos sociétés occidentales n’est pas une vue de l’esprit et ne saurait passer pour secondaire dans la préparation du coup, savamment peaufiné depuis août dernier, grâce à une surveillance très fine des petites habitudes du dictateur et à une corruption optimisée de son entourage, afin que l’affaire ne donne pas lieu à une trop grosse empoignade. C’est fait. Après que l’avenir des Vénézuéliens ne soit pas dégagé, c’est une autre affaire. Les USA sont dans leur rôle habituel de déclencheurs de guerre, près d’une soixantaine depuis 1945 et que ça ne se termine jamais bien.
La France oublie que elle aussi se permet des interventions dans des états souverains, en Syrie, en Libye, mais quand c’est elle ce n’est pas pareil, pensez donc, on n’est pas d’extrême droite, nous, comme l’abominable Trump, donc on peut. La France ne se souvient pas non plus que quand les Américains sont intervenus en Europe ou en Irak, elle n’a rien dit, elle a même applaudi. Mais encore une fois, ce n’était pas l’abominable Trump. La France et l’Europe organisent les détestations à leur guise et Poutine qui fut en grâce, ne l’est plus. Trump chez qui on se pressait, est devenu infréquentable. La France se rend compte qu’elle n’est pas dans la cour des grands et que même avec l’Europe, elle n’y est toujours pas. Cette Europe qui nous avait été vendue pour faire des vingt-sept un bloc puissant, économiquement, diplomatiquement et militairement, n’est finalement qu’un nain et un nain qui tourne sous Windows, donc en cas de protestation trop appuyée, vous m’avez compris.
Alors Trump va prendre aussi Cuba, le Groenland, peut-être même, faire du Canada un nouvel état américain, et les Européens vont dire que c’est contraire au droit international, déposer des résolutions, trépigner… et ? Et rien. Pareil si la Chine prend Taïwan, nous allons hurler… et ? Et rien. Etonnamment, depuis Maduro, la guerre en Ukraine a disparu, ça tombe bien, ça évitera de dire que nous avons perdu. Et ça illustre le propos. Poutine a attaqué un pays souverain, nous avons fait les malins, à vouloir le mettre à genoux et aussi bien économiquement que militairement, nous n’avons pas les reins assez solides et nous nous sommes détruits nous mêmes. Voilà ce que c’est que de fabriquer des transgenres plutôt que des ingénieurs, ce que c’est de se préoccuper de toilettes non binaires, plutôt que de résistance des matériaux, ce que c’est que de se bercer de la fable du carbone, plutôt que de recherche et développement…
L’Europe a tout faux, avec son wokisme idiot, ses bagnoles électriques aux forceps, ses taxes carbone à n’en plus finir… elle se heurte à des hommes forts, à des politiciens couillus, à des ingénieurs performants et elle n’a d’autre solution que de verrouiller les informations qui la dérangent et de répéter à l’infini que les autres sont d’extrême droite et que ce n’est pas « bien », ce dont ils se fichent royalement. Non seulement, ils se sont trompés, mais maintenant ils ont peur parce que tout le monde a bien compris que les CM2, Donald, Xi et Vlad, peuvent venir faire carrément ce qu’ils veulent dans la cour des CP, chez nous et que si nous ne sommes pas contents, c’est pareil. Il va falloir changer complètement de paradigme, avec évidemment, d’autres hommes.