
D’après les informations de Lyon Mag, depuis environ un mois, plusieurs tracts ont été installés sur des tableaux syndicaux situés dans des locaux de la Ville de Lyon pour lutter contre « l’extrême droite dont une intitulée « Pas de facho au boulot ! ».
Les panneaux concernés ne seraient en effet pas fermés par une vitre, permettant ainsi aux agents de se servir librement en documents et stickers, une pratique normalement incompatible avec un panneau syndical réglementaire censé être fermé. Au-delà de cette irrégularité matérielle, un second point soulève davantage d’interrogations : les documents diffusés comporteraient des messages explicitement politiques.
Parmi eux, un tract de la CGT appelant à une “pression populaire contre l’extrême droite”, accompagné de la mention : “Stickers, servez-vous ! Mais merci de ne pas les coller sur la voie publique”.
Une autre affiche, plus explicite encore, mentionne : “Pas de facho au boulot ! Le guide pour lutter contre les idées politiques d’extrême-droite dans la fonction publique territoriale”, accompagné d’un QR code.

Une source syndicale nous explique que “plusieurs personnes ont été choquées par ces affiches” et affirme que le syndicat majoritaire bénéficierait d’une grande liberté d’action dans la collectivité. Selon cette source, la CGT aurait “tous les droits, avec la municipalité actuelle”. Elle indique également que lors des dernières élections législatives, des représentants syndicaux seraient allés à la rencontre d’agents municipaux afin de les inciter à voter pour La France insoumise. […]
Si le maire écologiste n’a pas réagi directement, une réponse a toutefois été apportée par un membre de l’exécutif. C’est Laurent Bosetti, adjoint au maire délégué à la Promotion des services publics, au Handicap et à la Politique funéraire, qui a pris sa plume.
Dans son courriel, il indique : “À ma connaissance, la liberté d’expression syndicale prévaut, sauf bien sûr à outrepasser la loi avec de la diffamation, de l’injure, des propos discriminatoires, etc.” Et ajoute : “Il n’est pas possible pour la collectivité d’interférer avec cette communication si elle n’enfreint pas le droit, sous peine de porter atteinte à cette liberté d’expression.” […]