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Il faut sortir de l’UE pour sauver la France : la preuve par le Mercosur

C’est fini, le rideau est tombé. La pièce est terminée. Le conseil de l’Europe a voté. Pour être adopté, le traité du Mercosur devait obtenir une majorité qualifiée, c’est-à-dire le vote de 15 États membres (sur 27) représentant au moins 65 % de la population de l’Union européenne. Ils ont été 22 à voter pour. Les seuls pays qui ont voté contre furent : la France, la Hongrie, l’Irlande, la Pologne et l’Autriche. L’Italie était en situation d’enterrer le traité du Mercosur si elle avait voté contre. Georgia Meloni a exigé de la Commission européenne certaines garanties, qu’Ursula von  der Leyen s’est empressée de lui accorder. Donc l’Italie a indiqué qu’elle voterait le texte et de ce fait, l’affaire était pliée.

Ajoutons que cette mauvaise farce qui dure depuis 25 ans s’est clôturée par une authentique forfaiture. Mais pourquoi affirmer comme je le fais que cette sinistre comédie s’est terminée par une forfaiture ? De quoi s’agit-il ? La réponse a été apportée à cette question par Europe 1 qui a repris les différentes déclarations d’Emmanuel Macron depuis 2017, date à laquelle il accéda à la fonction de Président. Chaque année depuis sa 1re élection, il est intervenu sur le sujet en expliquant qu’il n’y avait que des avantages à cet accord Mercosur et que la France avait tout intérêt à le signer. Cruel bande son d’Europe 1 qui a fait entendre toutes ces déclarations les unes après les autres, le tout se terminant par ses récentes déclarations indiquant que le Mercosur était inacceptable et que la France voterait contre. Quel Tartuffe, ce Macron !

Quel cynisme éhonté de la part de ce personnage qui ne respecte rien ni personne et n’a aucun problème pour dire blanc un jour et le contraire le lendemain, si ce n’est le jour même. Mais pourquoi ajouter à ce pitoyable constat l’accusation de cynisme ? Tout simplement, d’une part parce que la France est confrontée à une véritable révolte du monde agricole qui refuse d’être sacrifié sur l’autel du mondialisme et de l’européisme. Donc par lâcheté devant cette jacquerie totalement légitime ; Macron esquive, fait semblant d’entendre les paysans et annonce que la France votera contre. Mais d’autre part, et c’est la partie la plus ignoble de ce sujet : Macron n’a fait cette déclaration que quand il a été certain que la position de la France n’empêcherait pas l’accord d’être voté par l’Union européenne. Cet homme est juste le pire Président qu’il était possible de mettre à la tête du pays. Il aura durant ses mandats largement contribué à une destruction méthodique de notre pays, son industrie, son agriculture, sa culture, son identité, notamment en organisant la submersion de notre nation par un tsunami de migrants dont les conséquences catastrophiques se constatent jour après jour.

Que va-t-il se passer maintenant ? Normalement c’est au Parlement européen de voter ou pas cet accord, et s’il le vote, von der Leyen pourrait se rendre en Amérique du Sud pour signer cet accord. Mais le lecteur aura peut-être noté qu’Ursula von der Leyen n’attendra même pas le vote du Parlement européen pour se précipiter au Paraguay et signer l’accord. Qu’est-ce que cela signifie ? Cela démontre sans contestation possible que l’Union européenne est une dictature qui se moque de l’opinion des peuples et également de l’opinion et des votes du Parlement européen. La Commission européenne a tous les moyens pour contourner ce Parlement qui n’existe que pour donner une apparence démocratique à l’édifice européen qui est un totalitarisme. Le lecteur se souvient-il qu’en 2015, en plein cœur de la crise grecque, Tzipras s’était fait élire sur un programme anti-austérité – qui a l’époque saignait à blanc son pays sous la main de fer de la Troïka (Commission européenne, BCE et FMI). Et qu’avait répondu à cette élection et au programme grec, le président de la Commission européenne de l’époque ? Le 29 janvier 2015, Junker, président de la Commission européenne, déclara : « Dire que tout va changer parce qu’il y a un nouveau gouvernement à Athènes, c’est prendre ses désirs pour des réalités. […] Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens ». C’est exactement la même chose aujourd’hui avec le Mercosur. Vous pensez vraiment que la Commission européenne serait impressionnée par le résultat du vote contraire du Parlement européen ? Elle s’en moquerait totalement, la meilleure preuve étant qu’Ursula von der Leyen signera l’accord le 17 janvier, sans attendre le résultat du vote dudit Parlement.

Quand je dis que cette Union européenne est une dictature, je n’exagère pas. Pour ceux qui auraient des problèmes de mémoire, je rappelle que :

  • le premier référendum danois sur le traité de Maastricht a été rejeté en 1992 par le Danemark. Mais il a été suivi un an plus tard de l’adoption d’un second référendum sur un texte spécialement conçu pour les Danois
  • en 2001, les Irlandais ont rejeté par référendum le 24e amendement de la Constitution d’Irlande lors des référendums irlandais de 2001. L’amendement prévoyait l’application du traité de Nice. Les Irlandais ont revoté à nouveau un an plus tard et accepté le traité avec l’approbation du 24e amendement de la Constitution d’Irlande
  • en 2005, la France et les Pays-Bas ont rejeté le projet de Constitution européenne. Le traité de Lisbonne, considéré comme similaire au projet de Constitution, fut pourtant adopté en 2008, sans qu’un nouveau référendum soit organisé en France
  • en 2008, les Irlandais rejettent par référendum le traité de Lisbonne conçu pour remplacer le traité constitutionnel. Il sera adopté un an plus tard après un nouveau vote des Irlandais
  • en 2011, Giórgos Papandréou propose un projet de référendum grec de 2011 au sujet de la crise de la dette publique grecque. À la suite de pressions, le référendum est annulé et Papandréou démissionne
  • en janvier 2015, les Grecs élisent le gouvernement Tzipras sur un programme d’opposition à l’austérité. Tsipras engage des négociations avec l’Union européenne mais le 29 janvier 2015, Junker, président de la Commission européenne déclare : « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens »
  • … etc.

Et il y en a qui prétendent qu’on peut réformer un pareil système de l’intérieur. C’est une mauvaise farce. Tout est verrouillé et le système devient de plus en plus totalitaire en fonctionnant sur le mode d’une roue à cliquet qui empêche tout retour en arrière. Il n’est qu’à reprendre les différentes étapes de la construction de l’Union européenne pour s’en convaincre.

Et d’abord une question de fond. Quand a-t-il été demandé aux différents peuples d’Europe : « Voulez-vous que nous construisions une union européenne ? ». Jamais. Cette construction est une véritable arnaque politique qui se déroule à chaque étape de la même manière. On reprend les traités précédents, on rajoute de nouvelles dispositions et cela constitue le nouveau socle. À certaines occasions l’Europe soumet ces transformations à référendum. Que se passe-t-il si les peuples refusent de voter OUI à une étape ?… il ne se passe rien. Ainsi, si nous prenons l’exemple du traité de Maastricht de 1992, il prévoyait la transformation de la CEE en Union européenne. Si les peuples avaient voté NON… on en serait resté à la CEE. Mais le projet européen n’aurait pas été remis en cause et encore moins abandonné. Il est tout à fait essentiel de comprendre cette mécanique. On prend ainsi conscience que la construction européenne est comme une roue à cliquet que je l’évoquais plus haut. Lorsqu’on a passé un cran (une étape), le système anti-retour empêche de revenir en arrière.

Précisons que le vrai tournant aura été Maastricht. En France il n’a été adopté par référendum qu’à une très courte majorité (51 %) et a été le résultat de deux éléments majeurs :

  • Mitterrand était très malade à cette époque (cancer) et lors du débat Mitterrand /Séguin, (pour ou contre le traité de Maastricht) Séguin – sans doute par pitié devant un homme malade – n’a pas « attaqué » les thèses de Mitterrand comme il fallait
  • Mais le vrai responsable de cette très courte victoire du OUI, c’est Mélenchon. Il faut savoir qu’à l’époque Mélenchon était au PS et dirigeait un courant qui représentait environ 10 à 15 % et avait un écho important, même dans toute la gauche au-delà du PS. Si Mélenchon avait appelé à voter NON, le traité de Maastricht n’aurait pas été adopté en France et nous n’en serions certainement pas ou nous en sommes à ce jour. Très vite il a regretté sa prise de position mais on ne peut pas réécrire l’histoire.

Pourquoi Maastricht a été LE tournant ? Parce que c’est avec ce traité que la souveraineté des pays membres a été récupérée par l’Union européenne, notamment la Commission européenne. Et cela a eu des conséquences vraiment considérables. Pour ne prendre qu’un exemple, c’est à cause de cette évolution que nous recevons chaque année, comme tous les pays membres, les GOPÉ. Ce sont les « Grandes orientations des politiques économiques », c’est-à-dire la politique économique que chaque pays doit mettre en œuvre durant l’année qui vient. Les GOPÉ sont reçues en mai et l’année suivante, la Commission européenne reçoit un document émanant de chaque pays et rendant compte à la Commission de ce qui a été fait. En cas de non-respect de la ligne voulue par la Commission, il y a des sanctions, des amendes pour être simple. Elles vont de 0,1 à 0,5 % du PIB. Vous allez me dire, on s’en moque, c’est peanuts. Vous êtes sûr ? Le PIB de la France c’est en gros 2800 milliards d’€. Donc 0,1 % c’est 2,8 milliards d’€. Mais 0,5 % c’est 14 milliards d’€. Ce chiffre ne vous rappelle rien ? C’est le déficit qui a justifié la réforme des retraites en France. Donc, ce n’est pas rien.

N’oublions pas non plus qu’avec le traité d’Amsterdam de 1997 (non soumis à référendum) c’est la Commission européenne qui récupère et pilote la politique d’immigration de l’Europe et de chaque pays membre. La France et tous les autres pays membres ont aussi perdu toute souveraineté dans ce domaine. Ajoutez à cela le rôle de l’Union européenne pour vacciner de force les populations des pays membres, et le rôle de l’UE pour faire annuler les élections en Roumanie car l’élu n’était pas celui qui lui plaisait, ou pour imposer les « droits de l’homme » via la CEDH, ou la honteuse propagande pro-islam (promotion du voile), ou la chasse aux sorcières digne du maccarthysme contre Marine Le Pen et le RN, contre l’AfD en Allemagne parce qu’ils seraient des fascistes, et enfin la véritable offensive contre la liberté d’expression, notamment en voulant bâillonner les réseaux sociaux (et même la presse) comme l’organise Thierry Breton. Au final, vous avez un système parfaitement totalitaire.

Donc le traité du Mercosur est le plus récent avatar de la politique absolument antisociale de l’Union européenne qui n’a que faire du sort des paysans français. Une raison de plus pour notre pays de quitter d’urgence cette structure qui est devenue une véritable horreur. Et de travailler à détruire cette monstruosité qui, si nous ne le faisons pas, nous conduira à la déchéance et à notre perte.

Bernard GERMAIN

https://ripostelaique.com/il-faut-sortir-de-lue-pour-sauver-la-france-la-preuve-par-le-mercosur.html

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