
Contrairement à ce qu’on a l’air de penser en Europe, Trump n’est pas fou, il a seulement de la suite dans les idées. Et il connaît l’histoire, sait que contrairement à ce que raconte l’Europe, le Groenland n’est pas autant dans l’union européenne qu’elle le pense, avec deux traités datant de 1941 et 1951, par lesquels, les USA sont légitimes pour y installer à leur guise des bases militaires, qui d’ailleurs existent déjà. Traités qui sont toujours d’actualité alors que le Groenland jouit déjà d’une relative indépendance. Trump n’attaque donc pas l’Europe, il exerce un droit que lui donnent des traités existants, mais certes, c’est Trump et il est évidemment à la marge de ce qu’il a le droit de faire. Mais la course est ailleurs, c’est celle des terres rares qui servent à l’informatique et l’intelligence artificielle, fer de lance de l’America great again en compétition avec la Chine.
Il a les terres rares du Groenland à portée de main, il va les prendre. Qu’a fait le Danemark, qu’a fait l’Europe dans cette course aux terres rares ? Rien. Nous ne risquons pas de gagner la course, nous ne courons pas. Les USA nous boutent hors du Groenland et la Chine et la Russie nous boutent hors d’Afrique. Et nous, au lieu de chercher des solutions pour avancer et être dans la course, nous pondons des normes anti-pollution, nous nous ruinons en transition énergétique fantoche et nous nous empêchons, par décret, d’exploiter les ressources dont nous disposons : c’est la loi Hulot du 30 décembre 2017.
Mieux, les pays d’Europe ont remis les clés de nos souverainetés aux Etats-Unis, faux ami depuis des lustres, De-Gaulle le disait déjà. Et si d’aventure nous entrions en guerre contre Trump, ce serait avec du matériel américain, dont les Allemands sont les plus friands, au détriment régulier de l’industrie d’armement européenne. D’ailleurs l’Allemagne a retiré ses quinze soldats du Groenland au bout d’une journée. Inutile de dire que le matériel de guerre américain peut-être cloué au sol rapidement. Quant aux mesures de rétorsion économique, ça va être compliqué tant nos économies sont intriquées, mais ça marche aussi dans l’autre sens, elles sont aussi difficiles pour Trump qui met en péril ses propres industries qui utilisent des composants européens et ses concitoyens qui utilisent des produits européens. C’est finalement un peu notre chance. Du coup, vous aurez remarqué que Poutine n’est plus un ennemi et que les télés ne nous bassinent plus avec la menace russe : comme quoi elle était fantoche, il suffit de ne plus en parler pour qu’elle disparaisse.
Sur l’autre volet, celui du Conseil de la Paix, Trump encore, travaille d’une manière très logique. Il vient de sortir de plus de soixante organisations, toutes noyautées par ce qu’il appelle l’Etat-Profond contre lequel il lutte depuis son premier mandat. Il veut rendre caduques les autres organisations, celles qu’il a quittées, aux financements opaques et aux intérêts lobbyistes et donc les doubler avec des organisations à lui qu’il va verrouiller en s’imposant président. Que la manœuvre ne plaise pas c’est évident, ce n’est même pas très adroit, mais il fait du Trump et il n’a aussi peut-être pas le choix. Un milliard du siège, ça fait cher, certes, mais combien payons nous déjà pour siéger dans les autres organisations, celles qui sont inefficaces et noyautées ? Là où c’est surprenant, c’est qu’il invite la France alors qu’il ne peut plus voir Macron en peinture, comme beaucoup de gens d’ailleurs.
Nous avons expliqué au RPF, que nous aussi, devrions sortir des machins qui ne nous apportent que des pertes de souverainetés au bénéfice d’intérêts privés. Ca ne veut pas dire qu’il faut forcément rentrer dans le nouveau machin de Trump, où quand même, plusieurs pays ont compris qu’il fallait être, parce que le changement est en train de s’opérer, mais au moins, nous serions partie active dans le basculement géopolitique qui est en train de s’opérer, sauf que Trump va avoir 80 ans… Pour le milliard à payer, il suffit de ne plus donner d’aide au développement par exemple et nous serons larges. Au RPF, nous avons listé la possibilité de 300 à 400 milliards d’économies par an.
Et Macron de renchérir et appelant à « ne pas accepter la loi du plus fort »… oui et il s’y prend comment ? Il découvre qu’il est faible. Quand j’étais plus jeune, mon maître de karaté avait fait la leçon a une espèce de baba-cool gauchiste efflanqué qui lui avait expliqué que le karaté c’était un sport très vilain parce qu’on se battait et que lui était non-violent. Le maître lui avait répondu : « Tu n’es pas non-violent, tu es faible, donc tu n’as pas le choix ». C’est pareil pour l’Europe. Nous découvrons au fil des guerres, l’Ukraine et des empoignades, qu’invoquer les textes internationaux, le droit, les engagements, ne suffit pas, il faut aussi avoir les reins solides, militairement et économiquement et nous ne les avons pas et en plus, par notre faute. Il faut réindustrialiser, remilitariser, redevenir indépendants, refaire de la recherche et développement, produire des ingénieurs et cela va prendre des années et quand nous aurons les jambes, il faudra aussi se remettre à courir, car selon le bon principe darwinien qui s’applique aussi à l’espère humaine, les plus faibles disparaissent…