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Des bâtons dans les roues du Mercosur…

Les agriculteurs peuvent souffler, l’accord du Mercosur est suspendu. Pour ceux qui auraient tendance à crier victoire trop vite, il est nécessaire de bien comprendre ce qui s’est joué ce 21 janvier 2026. Les eurodéputés n’ont pas rejeté l’accord proprement dit, ils ont demandé à la Cour de justice de l’UE de se prononcer sur la légalité du futur traité. Cette demande était soutenue par les verts, la gauche et les partis souverainistes. Devinez ce qu’ont fait ces chers LR membre du PPE… ils ont majoritairement été contre la saisine. Une trahison de plus à mettre à leur actif.

On entend encore Retailleau refuser la censure de Lecornu en déclarant que désormais c’était au parlement européen que tout allait se jouer. Ils sont devenus tellement prévisibles dans leur perfidie que nous avions au RPF prévu ce retournement de veste au dernier moment. Fidèle à ce qu’ils sont, ils ne nous ont pas surpris. Ils ont toujours des excuses pour soutenir la macronie. Le problème c’est qu’elles sont de plus en plus inconséquentes et lorsqu’ils ont fait croire qu’ils voteraient contre pour justifier d’épargner Lecornu, ils mentaient. Ils diront sans doute qu’ils refusaient d’associer le sort du premier ministre avec celui d’un accord qui ne dépendait plus que du vote des eurodéputés. Cela les empêchaient-ils de sanctionner un gouvernement qui ne s’était rallié à la cause paysanne que bien tardivement et avec la sincérité de l’âne qui recule. La question est de savoir s’il y a encore des électeurs pour faire confiance à ces menteurs professionnels ?

En votant pour une saisine de la Cour de justice, les eurodéputés ont bloqué le processus de ratification sans pour autant l’arrêter, ce qui en dit encore une fois long sur les intentions réelles de cette assemblée qui globalement, ne soutient pas les nations. La tactique de contournement était intelligente, tout en préservant la susceptibilité d’Ursula Von-der-Leyen. En ne l’affrontant pas directement, chacun y gagnait quelque chose. Les eurodéputés qui avaient une position ambiguë sauvaient la face, tout en donnant à la présidente une excuse valable à présenter aux pays signataires pour suspendre l’accord. Laisser le soin à la justice de prononcer ce non qui semble à certains si difficile à exprimer ressemble de plus en plus à l’élégance du désistement.

Que va-t-il se passer à présent. L’argument mis en avance est que cet accord contredirait le pacte vert de l’UE et les objectifs climatiques inscrits dans les traités, estimant que la déforestation de l’Amazonie, l’augmentation des importations agricoles à forte empreinte carbone entre autres, seraient incompatibles avec les exigences environnementales de l’UE. Il aura fallu la mobilisation de millions d’agriculteurs dans toutes l’Europe pour s’en rendre compte ? On croit rêver ! Trois options sont possibles à présent. Soit l’accord est jugé conforme, soit les juges demandent des modifications, soit il est déclaré illégal et il est abandonné totalement dans sa version actuelle. Le RPF avait réclamé pour d’autres motifs que ceux évoqués la saisine de la justice pour dénoncer l’illégalité de ce traité. Nous nous félicitons de cette démarche qui a finalement repris l’esprit de notre demande. Pour autant le sort de ce traité n’est pas scellé à l’avance. Ce blocage devrait le repousser de plusieurs mois, sauf si sous la pression de la présidente, la Cour est sollicitée pour activer le processus, ce qui marquera le soumission de cette instance judiciaire soi-disant indépendante. Certains avancent le délai de deux ans, au RPF nous sommes moins optimistes. Ceci étant, la paysannerie ferait bien de profiter de ce laps de temps pour préparer la riposte au cas où, comme nous le craignons et malgré les arguments évidents de non-respect de l’environnement mais aussi de perte de souveraineté alimentaire qui n’est absolument pas abordée et pourtant bien plus important à nos yeux que tout le reste, cet accord soit finalement déclaré conforme. Car la lutte ne sera terminée que lorsque l’agriculture ne sera plus commandée par Bruxelles et qu’en interne, on redonnera la liberté aux exploitants de produire ce qu’ils veulent comme ils l’entendent sans devoir supporter des normes absurdes ou attendre des aides qui ne sont que des perfusions mortifères destinées à les maintenir en état de survie. La seule conclusion que l’on peut en tirer c’est que le combat n’a fait qu’une pause tout en confirmant la trahison des LR et leur insolente propension à venir mentir devant les micros. Il faut les sanctionner partout où ils convoiteront des postes de maire et à Paris en priorité.

https://rassemblementdupeuplefrancaiscom.wordpress.com/2026/01/22/des-batons-dans-les-roues-du-mercosur/

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