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Abandon de souveraineté à Saint-Pierre et Miquelon

Par Serge Fontalar

Avec ses lunettes Top gun, le président de la République frime. C’est un dur, un vrai de vrai… D’ailleurs, le Manu a envoyé quinze chasseurs alpins sauver l’outre-mer danois, le Groenland. Ce qui a immédiatement fait reculer Trump. Mais l’outre-mer français ? Annick Girardin, sénatrice de Saint-Pierre et Miquelon, le double caillou français planté dans l’océan Atlantique, a pris sa plume. Pour dire attention. Attention au grand glissement. Cette ancienne ministre de la Mer écrit au président. Elle parle d’abandon, oui, de la souveraineté française que la République lâche, doucement, sans bruit. Un projet progressiste, bien post-nationaliste : filer au Canada le contrôle d’un morceau du ciel français, là-haut, au-dessus de son archipel près de l’Arctique.

En face, costume technocratique bien repassé, la ministre Eléonore Caroit la rassure. Ce n’est rien, voyons. Juste de la « rationalisation ». Simplifier, réduire les coûts. Des mots de tableur. Pas un renoncement, non, jamais, qu’est-ce que vous allez imaginer ; il est pas comme ça le pays légal, allons, allons ! C’est une Française, mais qui est aussi dominicaine, et tant qu’on y est aussi suisse, qui vous l’assure.

« Rationaliser ? » Girardin elle en rit presque. On découvre tout à coup, avec le remue-ménage autour du Groenland, que les territoires lointains, ça compte. Drôle de révélation tardive. La France, septième puissance mondiale, rien que ça, qui n’est même pas capable d’envoyer deux fonctionnaires, deux humains avec des cerveaux, et préfère demander au voisin canadien de tenir le volant dans son propre ciel. Et ce au moment même où le Canada passe une alliance économique avec la Chine, toujours omniprésente…

Il suffirait d’étoffer l’actuelle base aérienne légère sur l’archipel (quelques avions légers comme les Falcon ou autres aéronefs de surveillance), et défendre les capacités aériennes parfois utilisées pour des missions de sécurité, de secours et de surveillance. Alors que fait le CEMA, le général Mandon, justement gonfleur d’hélice ?

La sénatrice Girardin, qui fut également secrétaire d’État à la Francophonie, ne décolère pas. Des économies de bout de chandelle. Gratter quelques sous sur l’espace aérien, pendant qu’on parle France, grandeur, puissance, drapeau. Comment la République en arrive-t-elle là ? Elle a la réponse. Le grand foutoir de l’État providence. Un abandon de souveraineté française expédié en quatre jours, plié, tamponné, classé. Une décision sans âme, qui explose maintenant au visage parce que personne n’a pensé au symbole. Et ça, dans le moment qu’on traverse, c’est pas seulement léger. C’est inquiétant. Sérieusement inquiétant.

https://www.actionfrancaise.net/2026/01/29/abandon-de-souverainete-a-saint-pierre-et-miquelon/

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