
Comme le rappelle Ouest-France, il est environ 1 heure du matin, dans la nuit du 19 au 20 septembre 2022, à Caen (Calvados). Une habitante du quartier de Vaucelles, résidant dans un duplex, est brutalement tirée de son sommeil par un bruit suspect. Elle se lève, descend l’escalier de son logement et se retrouve nez à nez avec un individu inconnu.
Âgée d’une trentaine d’années à l’époque des faits, la victime dit avoir vécu près de quarante-cinq minutes d’horreur. Sans entrer dans le détail des sévices qu’elle dénonce, elle affirme avoir été violée à plusieurs reprises. Selon ses déclarations, son agresseur lui aurait bandé les yeux, l’aurait menacée de mort et aurait exercé sur elle une pression au niveau du cou, évoquant une tentative d’étranglement.
L’agression ne s’arrête pas à ces violences sexuelles. L’homme lui dérobe sa carte bancaire, puis la contraint à sortir de son domicile sous la menace d’une arme blanche. Il l’oblige à se rendre à un distributeur automatique afin d’y retirer de l’argent. Après plusieurs essais infructueux, la victime parvient à obtenir 340 euros, somme qu’elle remet à son agresseur avant de réussir à prendre la fuite et d’alerter ses parents.
Mohamed Khodja, actuellement détenu, sera jugé devant la cour d’assises du Calvados les mardi 3, mercredi 4 et jeudi 5 février 2026. Âgé aujourd’hui de 23 ans, il devra répondre des chefs de viol en récidive, d’extorsion avec arme en récidive et de violation de domicile.
Au cours de l’enquête, marquée notamment par la découverte de traces ADN lui étant attribuées sur les lieux, le mis en cause a toujours contesté les accusations. Il soutient avoir été contacté par la plaignante dans le cadre d’un projet d’achat de stupéfiants et évoque une relation sexuelle consentie.
Arrivé en France en 2018, alors qu’il était âgé de 16 ans, Mohamed Khodja est décrit comme présentant une personnalité instable et borderline. L’individu aurait grandi dans un milieu familial violent. Les expertises psychiatriques réalisées n’ont toutefois pas conclu à une altération ni à une abolition de son discernement au moment des faits. Son casier judiciaire comporte neuf condamnations, principalement pour des infractions de vol et de violences.
Le 28 novembre 2024, le tribunal correctionnel de Caen l’avait déjà condamné à 16 mois d’emprisonnement avec mandat de dépôt pour des faits de violences avec arme, de vol et de recel.
Détenu au moment de son procès, il encourt devant la cour d’assises du Calvados la peine de réclusion criminelle à perpétuité. (…)