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Les croisades chrétiennes n’ont rien à voir avec le djihad musulman

Quand on parle du jihad, la guerre sainte de l’islam, on rencontre souvent deux sortes de réactions :
D’abord il y a ceux qui rétorquent que jihad signifie « effort » en arabe, et qu’il s’agit donc d’un simple effort sur soi-même sur le chemin spirituel. On parle alors de « grand jihad », le « petit jihad » étant le combat (qital). Les deux existent bien, mais ne s’excluent nullement.

Tous les musulmans savent que le jihad armé est encouragé ainsi bien dans le Coran que dans la sunna. « Combattre dans le sentier d’Allah » est la façon la plus sûre d’aller directement au paradis pour un musulman, et le jihad est même une obligation jusqu’à la fin des temps.

Ensuite il y a ceux qui comparent immédiatement le jihad avec les croisades chrétiennes pour essayer de nous culpabiliser. Mais là il n’y a pas photo, et pour vous en convaincre, je vous invite à regarder cette carte interactive qui répertorie les batailles ininterrompues des conquêtes de l’islam sur 14 siècles, avec ses centaines de milliers de morts et d’esclaves européens. Comparez ensuite avec les croisades qui dureront moins de deux siècles.

Ne figurent sur cette carte que les batailles qui se sont déroulées en Europe et autour de la Méditerranée. Nous ne parlons pas ici de la guerre sainte islamique qui a touché l’Afrique, l’Inde et l’Afghanistan, engendrant des millions de morts.
Voyons maintenant la carte des croisades.

Les croisades ont duré de 1080 à 1260, soit moins de deux siècles. Il s’agissait de guerres défensives dont le but était la libération de la Terre Sainte conquise par les musulmans et surtout le rétablissement à l’accès aux lieux de pèlerinages chrétiens interdit par les Turcs, nouveaux maîtres de Jérusalem à partir de 1071.
La première croisade est lancée en 1095 par le pape Urbain II, mais il s’agissait alors plus d’un pèlerinage que d’une croisade. Quelques centaines de chevaliers encadraient une multitude de pèlerins hommes, femmes et enfants qui parcouraient ensemble des milliers de kilomètres pour atteindre Constantinople puis Jérusalem.
Mais de tels pèlerinages, de moindre ampleur, existaient déjà et n’avaient jamais cessé depuis des siècles.
Au fil du temps, les croisades suivantes prirent une tournure plus complexe mêlant des motifs religieux, politique et économique.
La mort de Saint Louis, le roi Louis IX, en 1270, mit fin à la huitième et dernière croisade.
Le Royaume latin de Jérusalem disparut définitivement 20 ans plus tard, en 1291, avec la chute de Saint-Jean-d’Acre.

Je vous conseille à ce sujet le livre du grand historien Jacques Heers, disparu en 2013 : Histoire des croisades, éditions Perrins, de 2014, dans lequel il nous explique que l’usage du terme de « croisade » n’a commencé qu’à la fin du XIXe siècle, avec des historiens animés par l’intention de noircir cette période, comme ils l’ont aussi fait avec le Moyen Âge.

Louis Davignon

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