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Large victoire de la droite de conviction au Costa Rica

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Michel Festivi

Petit pays de 51.000 km2 entièrement situé sur l’isthme de Panama, bordé d’un côté par l’océan Pacifique et de l’autre par la mer des Caraïbes, peuplé de plus de 5 millions d’habitants, ces derniers étaient appelés aux urnes ce dimanche pour des élections présidentielles et législatives. 
La particularité du scrutin est que tout se déroule le même jour. À la  présidentielle pour être élu au premier tour, le candidat arrivé en tête doit réunir au moins 40% des suffrages. Quant aux législatives, elles se déroulent sur un seul tour pour la désignation des 57 députés de la chambre unique. 
C’est l’ancienne ministre du gouvernement actuel, âgée de 39 ans, Laura Fernández qui a été largement élue avec 49% des voix, son principal adversaire de centre droit, arrivé en seconde position n’a recueilli qu’environ 33% des suffrages. Il a d’ailleurs reconnu sa défaite. Il y avait une vingtaine de candidats. 
Laura Fernández a promis de lutter ardemment contre le crime et notamment contre le narco trafic qui gangrène aussi ce pays depuis plusieurs années. Le taux d’homicides a atteint le pic historique de 17 pour 100.000 habitants, ce ratio a doublé en 10 ans. La nouvelle présidente est donc favorable à une politique à la Nayib Bukele, le président du Salvador, qui était venu assister il y a quelques mois, à l’inauguration de la pose de la première pierre d’une méga-prison, actuellement en cours de construction. 
Nayib Bukele a d’ailleurs été le premier président à la féliciter. Car le problème du Costa Rica c’est le pouvoir judiciaire, qui comme souvent s’oppose idéologiquement à des politiques répressives, en multipliant perpétuellement les bâtons dans les roues à toutes les réformes, ce qui a favorisé l’explosion de la criminalité, qui se nourrit du laxisme. Laura Fernández entend consolider les pouvoirs de l’État pour juguler ce phénomène. L’insécurité frappe en tout premier lieu le peuple. 
Pour se faire, elle a besoin d’une large majorité au parlement. Or, son parti ne disposait dans la précédente législature que de 8 sièges. Elle entend outre la construction de prisons, alourdir les peines et instaurer dans certaines zones violentes l’état d’urgence. La lutte contre le trafic de la cocaïne et la sauvagerie qu’il génère est une priorité, encore faut-il avoir les coudées les plus  franches. 
Les premières projections des législatives semblent lui donner raison. Son parti, le Parti du Peuple Souverain, pourrait passer de 8 à 40  élus. Cela la conforterait grandement dans sa politique sécuritaire, réclamée ardemment par une grande majorité de ses concitoyens. 
La presse bien pensante comme à son habitude, recycle des phrases préfabriquées et convenues : « virage autoritaire - tentation autoritaire ». Car vouloir éradiquer des gangs qui essaient de prendre en otage un pays, est considéré, chez certains, comme la preuve d’un autoritarisme débridé. Bel exemple de maladie mentale s’il en est. On connaît cela aussi chez nous parmi nos soi disantes élites. 
Les Amériques vivent actuellement une séquence conservatrice et droitière de tout premier ordre. Le Chili, l’Argentine, la Bolivie, le Honduras, le Salvador sont désormais dirigés par des présidents qui entendent assurer en tout premier lieu la sécurité de leur peuple. La Colombie va voter cette année, ainsi que le Brésil. Espérons qu’ils  mettent  fin aux catastrophes gauchistes qui ont trop détruit ce continent. Espérons aussi que cela pourra donner des idées aux électeurs français. 

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