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L’affaire Jack Lang emblématique de la décrépitude de la gauche

Durant plusieurs décennies, Jack Lang a été adulé, encensé par la gauche, par les médias, par une grande partie du peuple français. En ce début 2026, après la divulgation des dossiers Epstein, son nom est cité près de 700 fois. Il est associé de près à Jeffrey Epstein, businessman à la tête d’un vaste réseau pédocriminel, et se trouve sous pression à cause de ces liens. Alors, la gauche et les médias l’abandonnent et rompent avec lui, dénoncent ses rapports avec Epstein.

Les relations de Jack Lang avec Epstein, un homme condamné pour trafic sexuel avec des mineurs, rappellent son parcours ténébreux en matière de sexualité.
Mercredi 26 janvier 1977. Le journal Le Monde publie une pétition en faveur de trois hommes incarcérés de manière préventive dans l’attente de leur procès pour actes de pédophilie.
« Ces trois hommes risquent d’être condamnés à une grave peine de réclusion criminelle soit pour avoir eu des relations sexuelles avec des mineurs garçons et filles, soit pour avoir favorisé et photographié leurs jeux sexuels… Il y a une disproportion entre le caractère désuet de la loi et la réalité quotidienne d’une société qui tend à reconnaître chez les enfants et les adolescents l’existence d’une vie sexuelle… Si une fille de treize ans a droit à la pilule, c’est pour quoi faire ? Trois ans de prison pour des caresses et des baisers, cela suffit ».
Certains signataires sont les théoriciens de la pédophilie, des universitaires ou des auteurs qui justifient la pédophilie. Par exemple, René Schérer, professeur d’université, interpellé dans l’affaire du Coral, a publié en 1974 un ouvrage intitulé Émile Perverti. La quatrième de couverture dénonce les sottises pontifiantes de la littérature psychopédagogique et la prétendue innocence des enfants. Son catéchisme : arrêtons avec l’innocence des enfants en termes de sexualité. Le livre est une charge violente contre les enseignants et le système scolaire à qui Schérer reproche de ne pas considérer le désir de sexualité des enfants. Il faut du « vice pédagogique », en dépit des familles et des parents qui n’ont rien compris aux attentes sexuelles de leurs enfants.

En 1975, dans son livre Le Grand Bazar, Daniel Cohn Bendit évoquait déjà la sexualité des enfants : « Quand une petite fille de cinq ans commence à vous déshabiller, c’est fantastique. C’est fantastique parce que c’est un jeu. C’est un jeu absolument érotico-maniaque ».
Telle était l’ambiance qui régnait dans le monde universitaire gauchiste des années 1970. Jacques Lang, signataire de la pétition, ne peut pas l’ignorer. Pourtant, le 18 janvier 2021, il dira : « Cette pétition qui remonte à plus de quarante ans d’ailleurs, soixante ans, je n’en sais rien, était une connerie inacceptable. On était très nombreux à l’époque à signer ça, c’était une série d’intellectuels. C’était après 1968, et nous étions portés par une sorte de vision libertaire fautive. Il y a cinquante ans ou soixante ans, nous sommes une cinquantaine d’intellectuels à avoir écrit une connerie ! Qu’est-ce que je dois faire ? M’immoler devant vous ? ». Parmi les autres signataires, figurent Gabriel Matzneff, Guy Hocqenghem, Bernard Kouchner, Jean-Paul Sartre, Louis Aragon, André Glucksman…
D’autres ont vécu à la même époque, les années 1970, et n’ont jamais cédé à la perversion sexuelle. L’excuse d’un engouement grégaire et circonstanciel ne tient pas, n’est pas un argument.

13 octobre 1982. L’affaire du Coral éclate. Les gendarmes de Montpellier donnent l’assaut dans une vieille ferme des environs de Nîmes, à Aimargues. Le centre appelé Le Coral a été fondé en 1976 par la Fondation de France. Il accueille, héberge et accompagne de jeunes enfants handicapés mentaux.
Cinq ans plus tôt, en 1977, un jeune formateur a violé et provoqué la mort d’un enfant de onze ans. Il se passe de drôles de choses au Coral. Les enfants partent, se confient à leurs proches, et aux enquêteurs. Plusieurs personnes sont arrêtées, dont René Schérer. Dans cette affaire, tout le monde va mentir, se rétracter, faire pression sur les témoins, rejeter les accusations les uns sur les autres. Finalement, la justice n’arrivera jamais à trancher véritablement.

Pourquoi Jack Lang est-il mêlé à cette sombre histoire de réseau pédophile ? Une photo circule, sur laquelle on l’aperçoit avec un enfant handicapé. Le cliché date de la fin des années 1970. La photo va s’avérer un montage grossier. Jean-Claude Krief, qui l’a répandue, est arrêté et écroué le 19 octobre 1982. Le lendemain, son frère est également appréhendé, et inculpé pour tentative de chantage à l’égard d’un ministre.
En 1997, le capitaine Barril, patron de la cellule anti-terrorisme de l’Élysée, déclarait, lors d’une audience publique : « Je me rappelle qu’on nous avait alertés pour stopper l’enquête sur le réseau pédophile Coral à cause des personnalités mises en cause ». Plus tard, il s’avérera que le réseau Coral impliquait plus de 340 personnes issues du milieu des médias, de la politique, de la culture, qui auraient abusé d’enfants handicapés autistes. Les noms de Jack Lang et de Frédéric Mitterrand avaient été cités.

En 1998, lors de l’université d’été du Front National Jeunesse, Roger Holeindre accusait : « Parce qu’il y a encore dix ans, il existait une morale. Personne n’exigeait que personne ne respecte exactement cette morale. Mais la morale existant, le tordu ou le pourri qui sortait vraiment de cette morale savait qu’il faisait quelque chose qui n’était pas très droit et qui n’était pas très juste. Comme tout est parti à vau-l’eau, on en arrive aujourd’hui à ce que l’on prostitue des gamines de trois, quatre, cinq, six ans. Une gamine est morte d’overdose dans un bar en Belgique, c’était la fille d’une prostituée qui l’avait confiée au patron du bar et le patron du bar la faisait monter. Elle montait avec des clients et comme la gamine hurlait trop, il la bourrait de drogue… Monsieur Jack Lang, qui prétendait être candidat à la présidence de la République, que l’on m’arrête à la sortie si ce que je dis n’est pas vrai, a été compromis dans l’affaire des lieux de vie et dans un lieu de vie tenu par des socialistes qui s’appelait le Coral. Et là, des gamins étaient prostitués à des gens comme Jack Lang et un gosse a été trouvé mort, sodomisé, la tête dans un seau de… Que l’on m’arrête à la sortie si ça n’est pas vrai. Alors, je veux bien que demain, on se batte dans une armée pour défendre l’Europe. Je veux bien demain tout ce qu’on veut, je veux bien, même devant vous, à soixante-dix berges, être devant, donner l’exemple et tomber. Mais l’Europe, je m’en tape tant que mon pays est pourri et ce que je veux sauver dans un premier lieu, c’est mon pays, c’est ma patrie et je veux que tous les Jack Lang de France et d’ailleurs soient pendus haut et court, aient des comptes à rendre et c’est uniquement par notre tenue, par notre morale, par notre certitude dans la victoire que nous exigerons que ces gens-là paient parce qu’ils doivent payer ». Jack Lang, attaqué nommément, n’a jamais répondu à ces incriminations.

En 1988, dans l’affaire Rosetta Hightower, le nom de Jack Lang est à nouveau mentionné. Un professeur d’une école de danse basée à Cannes, aurait mis des adolescents à disposition d’adultes pédophiles, parmi lesquels se trouverait Jack Lang, mais aucune preuve tangible n’avait été présentée à l’époque. Un élève se suicidera après avoir été la risée de l’école pour avoir refusé les avances du professeur de danse. Yves Bertrand, ancien dirigeant des Renseignements généraux français, évoque des écoutes judiciaires sur Jack et Monique Lang qui permettent d’étayer leur implication dans des crimes sexuels sur enfants.

En 1991, dans le magazine Gai Pied, Jack Lang déclare : « La sexualité puérile est encore un continent interdit. Aux découvreurs du XXIe siècle d’en aborder les rivages ».
Selon le dictionnaire Le Robert, puéril signifie « relatif à l’enfance ».
Plus tard, sur Europe 1, il répondra : « Je combats et j’ai combattu l’inceste, la pédophilie. J’ai été un militant permanent ».

Au Maroc, avant 2002, un ancien ministre s’est fait surprendre dans un hôtel de Marrakech, et fut arrêté par la police en plein milieu d’une orgie avec des garçons mineurs. Le 30 mai 2011, Luc Ferry affirme au Grand Journal de Canal + : « Vous avez un épisode qui est raconté d’un ancien ministre qui s’est fait poisser à Marrakech dans une partouze avec des petits garçons ». Le scandale aurait été étouffé. Luc Ferry dit tenir ces informations du sommet de l’État, notamment d’un ancien Premier ministre.
Des témoins ont raconté avoir été bloqués dans leur hôtel par la police marocaine après la découverte de faits criminels commis sur des mineurs dans l’établissement.
Luc Ferry s’expliquera sur L’express.fr : « J’ai souhaité défendre la presse… Je n’ai aucune preuve, ni aucun fait précis sur cette affaire, mais à l’époque où j’étais ministre, j’en ai entendu parler. On m’a rapporté mille choses sur mille ministres, mais je ne dirai jamais rien, à part si cela mettait en danger la République ».
Deux enquêtes ont été ouvertes, l’une en France, l’autre au Maroc, sans résultat.

En mars 2013, un rapport d’enquête, révélé par VSD, évoque un prêtre français ayant séjourné au Maroc, qui faisait état de cas de « prostitution de mineurs à la villa Majorelle », propriété de Yves Saint-Laurent et Pierre Bergé. De jeunes garçons seraient réduits à des esclaves sexuels dans la somptueuse propriété. Le prêtre affirme que Jack Lang était un « invité régulier » de ces scènes pédocriminelles. L’affaire est classée sans suite.

Vendredi 6 février 2026. Le Parquet National Financier ouvre une enquête préliminaire pour « blanchiment de fraude fiscale aggravée » visant Jack Lang et sa fille Caroline. Cette enquête concerne des relations et des liens financiers supposés avec le financier américain et criminel sexuel Jeffrey Epstein.
Le nom de Jack Lang apparaît près de 700 fois dans les documents rendus publics. Epstein a financé, à hauteur de 58 000 dollars, une association française quasiment sans activité et composée de proches de Jack Lang. Caroline Lang est citée plus de 2 000 fois. Elle est co-propriétaire avec Jeffrey Epstein de la société Prytanee LLC domiciliée dans les îles Vierges américaines, ce qu’elle n’a pas déclaré au fisc. Elle figure sur un testament financier de Jeffrey Epstein qui lui promet cinq millions de dollars. Mais elle n’était pas au courant.
Pour leur défense, Jack et Caroline Lang ne savaient pas, n’imaginaient pas, nient en bloc toute responsabilité. « Je me sens blanc comme neige » assure Jack Lang. Tous deux démissionnent de leurs fonctions.

L’ancien ministre, autrefois si fringant, si pimpant, si arrogant, invité sur les chaînes de radio et de télévision, apparaît livide, blême, décomposé, et ne peut que réfuter des faits pourtant évidents.
Pendant des décennies, la gauche politique et médiatique l’a soutenu et en a fait son héros. Aujourd’hui, il est une sorte de paratonnerre qui permet de dévier la foudre et de protéger des zones, des secteurs, des individus, des personnalités beaucoup plus sensibles. C’est un leurre. On détourne l’opinion, on envoie la meute à la chasse aux Lang. Pendant ce temps, on ne regarde pas là où il faudrait regarder… peut-être du côté de Macron. Sur le site du département de la justice américain, des images, des noms, des visages, des pages entières sont caviardés. Ainsi, des pages concernant Macron sont introuvables. Un échange entre Epstein et X en France :
« On va l’inviter Avenue Foch, (l’une des plus grandes partouzes avaient lieu ici).
Il aime les très jeunes garçons.
Au moins, c’est bien, il est trop jeune, peut-être, on sait au moins ce qu’il aime ».

L’Élysée ordonne un tir de barrage : c’est un montage, ces pages du dossier Epstein n’existent pas, cela provient des méchants russes. Epstein était surtout un agent du KGB. On noie le poisson sous la sauce russe. C’était gênant pour Macron qui aimerait les jeunes garçons. Epstein était chargé de l’en pourvoir à l’occasion de fiesta un peu cocaïnée de l’avenue Foch.
On savait déjà, mais on n’avait pas de documents. Les médias français ne parlent pas des liens d’Epstein avec le Mossad, ou alors en glissant, en effleurant. On insiste sur la dépravation sexuelle de Epstein et de quelques autres. Mais on a affaire à une formidable entreprise planétaire de chantage politique, à travers des affaires sexuelles avec de grands personnages.
Avec la révélation de ces dossiers, les accusations de complotisme, conspirationnisme, paranoïa, ne tiennent plus. La gauche, longtemps soutien, défenseur, et sauveur de ces pratiques débauchées et incestueuses, doit s’incliner devant les faits. Et encore, des faits souvent censurés et amputés. La gauche doit composer avec la colère du peuple. Sa veulerie, sa bassesse, sa lâcheté, l’amènent à lâcher, bombarder, et charger un Jack Lang devenu dangereux pour elle.

Jean Saunier

https://ripostelaique.com/laffaire-jack-lang-emblematique-de-la-decrepitude-de-la-gauche/

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