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[MUNICIPALES] Claire Geronimi, tête de liste UDR-RN à Saint-Quentin dans l’Aisne

CLAIRE GERONIMI
Elle s’était fait connaître pour avoir dénoncé le viol qu’elle avait subi, en 2023, dans le hall de son immeuble par un étranger sous OQTF. Depuis deux ans et un livre plus tard (elle était notre invitée le 7 février dernier), le combat de Claire Geronimi a bien évolué. Après s’être engagée contre les violences sexuelles puis avoir rejoint Éric Ciotti en devenant vice-présidente de son parti, l’UDR, la jeune femme, qui privilégie les batailles concrètes, choisit aujourd’hui d’entrer sur le ring des municipales. « Quand j’ai commencé à prendre la parole après mon agression, j’ai vu énormément de défaillances institutionnelles, administratives et judiciaires. J’ai donc décidé de m’engager pleinement pour faire bouger les choses. »

« Les Saint-Quentinois veulent une nouvelle droite »

C’est sur Saint-Quentin (Aisne) que Claire Geronimi a jeté son dévolu. Une commune moyenne de 53.000 habitants, d’où elle tire des origines maternelles et à côté de laquelle reposent ses grands-parents. Mais aussi le fief du président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand, qui avait placé à la tête de la municipalité, en 2016, Frédérique Macarez, à qui la jeune femme entend succéder.

« C’est tout un système Bertrand qui s’est mis en place. » Un système plongé dans l’immobilisme, analyse la candidate, et qui ne répond plus aux attentes des Saint-Quentinois, selon elle. « Les Saint-Quentinois veulent une nouvelle droite. Ce n’est qu’en s’alliant, comme nous l’avons fait avec le parti d’Éric Ciotti et le Rassemblement national, que nous arriverons à faire bouger les choses. Les LR ne défendent plus les valeurs régaliennes qu’ils prétendaient défendre. »

Plus d'agents de police

Les attentes de la population, elle et son équipe, « une liste totalement représentative de chaque Saint-Quentinois », composée de chefs d’entreprise, de personnes issues du monde hospitalier et de la sécurité ainsi que d’étudiants, ont cherché à les cerner par un patient travail de terrain. De cette démarche a émergé une ligne claire, structurée autour de trois priorités : faire de Saint-Quentin une ville sûre, juste et prospère.

La question de la sécurité arrive en tête. La candidate pointe un déficit d’effectifs au sein de la police municipale, aujourd’hui limitée à 38 agents, un chiffre qu’elle juge insuffisant pour une ville où les agressions ont doublé depuis 2016, rappelle-t-elle. Son objectif est d’en recruter au moins une quinzaine de plus, tout en renforçant l’éclairage public, notamment dans certains quartiers devenus anxiogènes à la nuit tombée.

Transparence et redynamisation économique

La deuxième priorité concerne la Justice au sens local du terme, et plus précisément l’usage de l’argent public. Claire Geronimi dénonce un manque de transparence dans les choix budgétaires de la municipalité actuelle. Elle estime que certaines subventions ne répondent plus à l’intérêt général et cite, parmi les exemples relevés par son équipe, le financement d’une chaîne locale à l’audience très limitée. À ses yeux, chaque euro engagé par la ville doit pouvoir être justifié et utile aux contribuables, dans une commune où le chômage atteint 22 %.

Enfin, la candidate insiste sur la nécessité de redonner un souffle économique à Saint-Quentin. « Dans la rue d’Isle, plus de 30 commerces sont fermés. La population a baissé de 4 %, depuis 2024. C’est la plus grande ville du département, avec 53.000 habitants, et elle est en train de décroître. » La redynamisation du centre-ville et la revitalisation des quartiers figurent donc parmi ses priorités, avec l’ambition de recréer de l’activité, de l’attractivité et de la vie là où, selon elle, le décrochage est aujourd’hui visible.

« Nous voulons envoyer un message fort, représenter nos électeurs. Aux dernières législatives, à Saint-Quentin, nous avons fait 44 % au second tour. On s’est dit qu’avoir une figure nationale, c’était important pour faire bouger ce système LR qui s’allie avec la Macronie et l’extrême gauche », tranche Claire Geronimi, bien décidée à enraciner son action politique au plus près des Saint-Quentinois.

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Alienor de Pompignan

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