Mes chères impertinentes, chers impertinents,
Nous sommes en France biberonnés à la sécu et à la carte vitale comme étant le saint graal de la protection sociale. Sans ce système, point de salut, ni de survie. Seule la France saurait faire du social, soigner ses malades, et prendre soin des plus fragiles.
Le problème c’est que ce récit national qui nous fait plaisir encore plus quand on est un gentil de gauche est totalement faux quand on regarde le monde.
Il existe de très nombreux pays développés européens et pas uniquement, où l’espérance de vie est aussi bonne que chez nous, où la mortalité infantile est plus basse que chez nous (elle est en augmentation très inquiétante en France et bien au-dessus de la moyenne européenne) et où les gens même pauvres ne meurent pas de faim dans les rues.
Plus grave, il existe de nombreux pays capables de faire cela pour nettement moins cher qu’en France, avec nettement moins de charges sociales et autres cotisations et enfin avec nettement moins de dettes pour l’Etat.
Il ne s’agit pas ici de dire aucune solidarité !
Il s’agit de dire dépense-t-on notre argent avec intelligence et efficacité ?
Il s’agit de faire évoluer nos fonctionnements et nos systèmes parce que rien n’est éternel, et certainement pas notre organisation sociale. Le sujet n’est pas de supprimer nos protections sociales, elles sont indispensables et le seront sans doute encore plus à l’avenir avec l’IA qui arrive, mais tout le monde doit être conscient que chaque année nous réduisons les prestations, miette à miette. Chaque année, le coût, lui augmente toujours plus.
C’est un système délirant et devenu fou.
Il ne faut donc pas vouloir le sauver car il est devenu profondément dysfonctionnel.
Il faut avoir l’ambition de le changer radicalement avec un objectif clair… prendre soin de tous les plus fragiles parmi nous et de tous nos plus faibles ou de nos démunis.
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Notre système coûte bien trop cher pour les protections qu’il assure et les services rendus de piètre qualité. Je rappelle que 40 % des médicaments qui ont reçu une autorisation européenne ne sont pas vendus en France car les laboratoires ne veulent même pas nous les vendre.
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C’est toujours la même chose.
La seule chose à retenir.
Ce n’est pas votre patron ou votre employeur qui vous vole.
C’est l’Etat.
Et les gentils dirigeants de gôche vous expliquent que les patrons sont méchants et vous exploitent, que les cotisations c’est juste et bon, c’est juste du salaire différé.
La réalité c’est qu’il n’y a que des dettes et des promesses qui ne seront jamais tenues.
La vérité, c’est que c’est l’État qui vole l’essentiel des fruits de votre travail. Pas votre patron.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
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