
Le projet de loi sur l’euthanasie a donc été voté, les plus favorables à cette escalade vers l’horreur et la démence assumée viennent du PS, LFI, des écolos et du groupe macroniste et pour 50% du groupe Horizon. Il restera donc à examiner le texte définitif pour lequel le RPF s’est mobilisé en envoyant un courrier à chaque député, rappelant le risque de voir un tel texte s’appliquer et les dérives probables qui sont déjà visibles. Nous demeurons farouchement opposés et appelons une nouvelle fois tous les députés à réfléchir sur le poids d’un tel vote. Cette loi pudiquement nommée « fin de vie » n’est pas un progrès : c’est une rupture. Elle ne tend pas la main à celui qui vacille, elle ne console pas celui qui appelle à l’aide. Elle détourne le regard. Elle transforme un cri de détresse en procédure administrative. Elle ne soigne pas : elle abandonne. Elle n’entend du SOS d’un patient que la seule phrase qui l’arrange, ainsi la souffrance n’est plus un appel à secourir, mais une autorisation de tuer.
Certes il sera difficile de convaincre écolos et socialos, habitués à ne voir dans le principe sacré de la vie, qu’un poids, une contrainte et à considérer que son éradication est le traitement le plus adapté, ne serait-ce que pour atteindre l’objectif du zéro carbone si cher à ces idéologues du pacte vert. Mais ne plaisantons pas, la gauche c’est aussi celle de l’abolition de la peine de mort. Touchée devant l’atrocité d’une exécution capitale, elle s’était largement indignée par la voix de Badinter, pour faire cesser cette barbarie, qui consistait à supprimer un violeur meurtrier d’enfant, un assassin au sang froid, capable de loger une balle en pleine tête d’un innocent, ou d’un agent de police désarmé. C’était intolérable, et leur sensibilité en était retournée… C’est sans doute la même délicatesse qui les a poussés à demander à ce qu’une personne voulant dissuader un ami, un parent, d’en finir avec la vie, aille directement en prison, ou que le meurtre assisté soit considérer comme un traitement moderne et pour le coup radical, ou encore, qu’un médecin ne puisse être objecteur de conscience, tout comme un pharmacien, qui devra s’exécuter et délivrer le produit mortel, ou finir lui aussi dans les geôles de la république de gauche.
Ils sont tellement attachés au peuple, à ses souffrances profondes que ces braves socialos et écolos n’ont pas le cœur à tenter de soigner, à prendre en charge la détresse : elle est inhumaine, alors tuons là ! C’est donc ça la gauche… En plus d’appeler à l’insurrection pour sa frange la plus extrême, elle est aussi représentative de ce qui valorise la mort mais à condition qu’elle épargne un truand, un terroriste, mais pas un aïeul malade. La démagogie de ces gens doit se payer au mois de mars. Une déculottée aux municipales serait peut être salutaire pour qu’ils reviennent à une vraie compassion.
Quid de nos adolescents harcelés et qui ne peuvent se tourner vers personne le plus souvent ? Et qui dans un moment de désespoir émettront le souhait de disparaître. Qu’adviendra-t-il d’eux si notre société ne prend plus la peine de leur dire que la vie vaut mieux que la mort, qu’elle est ce qui nous reste de sacré et qu’à ce titre elle doit être protégée et ceux qui ont en charge de la sauver doivent l’être aussi. C’est exactement l’inverse, nous l’avons déjà écrit, une république n’a pas le droit d’ordonner à ses citoyens qu’ils abandonnent leurs convictions les plus profondes, ce rapport au sacré qui différencie l’homme du reste des espèces animales, dont aucune n’a dans sa logique de provoquer la mort de ses congénères, doit être élevé au rang de vertu, non de délit, de crime.
Vouloir s’affranchir de la conscience, vouloir la réduire au silence, ce n’est pas défendre la laïcité : c’est imposer une doctrine par la contrainte d’une loi sans nuance, sans appel. C’est obliger l’homme à renoncer à ce qui lui permet de discerner le bien du mal. Un législateur soucieux de justice devrait s’en alarmer. Est ce que le peuple approuverait une loi qui redéfinit la mort comme solution thérapeutique et désigne comme délinquant celui qui tente de rendre la dignité au patient qui ne la distingue plus ?
Il est encore temps de revenir en arrière. Puisque nos appels semblent ne plus être entendus, alors la vérité devra sortir des urnes. Le peuple doit se mobiliser pour adresser un message clair à cette gauche qui, sous couvert de modernité, organise une mort programmée, qu’elle n’accepte que lorsqu’elle frappe des êtres trop fragiles pour raisonner en pleine conscience. Les promesses ne peuvent plus tenir lieu de certitude, la sanction doit arriver au mois de mars, lors des élections municipales.