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Ces maires mouillés dans de sales affaires et réélus…

Un article de Marianne révèle que plusieurs responsables politiques impliqués dans des affaires de violences sexuelles, parfois sur mineurs, ont été largement réélus ou se retrouvent en ballottage très favorable. Avec le cas emblématique d’Edgar Moulin, dans l’Orne. Dans l’urne plus de votes blancs et nuls que de voix pour ce maire mis en examen pour viol, mais étant seul en lice aux municipales, il a été réélu à Saint-Ellier-les-Bois, avec moins de la moitié des voix. C’est, à bien des égards, une singularité française, ou du moins une anomalie dans ce que l’on attend d’une démocratie qui se prétend exemplaire et donne des leçons au monde entier.

On peut légitimement s’interroger sur plusieurs points, dont le premier : Quelle étrange fascination pousse une partie de l’électorat à reconduire des personnalités éclabousséespardes affaires aussi graves, alors que ces mêmes électeurs réclament à longueur d’année « exemplarité », « moralisation » et « responsabilité » ? Ils ont l’occasion de sanctionner les auteurs de ces « écarts », et ils ne le font pas, pour s’étonner ensuite que rien ne change.

Ce paradoxe, presque schizophrénique, se serait-il le révélateur d’une perte du sens de la moralité ? De l’acceptation presque fataliste qu’un élu ne peut réprimer ses pulsions, et que les tentations qui sont à portée de sa main doivent s’assouvir quoi qu’il arrive ? L’électorat se chargeant lui, d’absoudre, de tolérer, et de délivrer sa propre sentence, surtout si l’élu local par ailleurs « rend service ».

A moins que le Français soit frappé d’amnésie et possède cette capacité remarquable à oublier, minimiser ou relativiser ce qui serait jugé impardonnable dans n’importe quel autre domaine de la vie publique ou privée.

On peut appeler cela fidélité, cynisme, déni… ou simplement renoncementcollectif. Mais il faut avoir l’honnêteté de reconnaître que lorsque des électeurs reconduisent des candidats mis en cause pour des faits aussi graves, ils participent eux‑mêmes à l’effondrement de l’exigence morale qu’ils prétendent défendre.

La démocratie ne se résume pas à glisser un bulletin dans une urne. Elle repose aussi sur la capacité à dire : « Non, pas lui. Pas cette fois. Pas après ça. »

Et manifestement cette exigence, une partie du pays ne l’a plus.

En France, l’exemplarité est devenue un rituel de façade, un mot‑totem qu’on brandit pour se donner bonne conscience, mais qu’on range soigneusement dès qu’il pourrait coûter un siège, une mairie ou un mandat. Elle est comme ces alliances à gauche, elle est agitée avec la même hypocrisie, au niveau national, on joue les vierges effarouchées, au niveau local, on signe des accords dans l’ombre, on fusionne, on pactise, on s’arrange, et tout le monde fait semblant de ne rien voir.

L’exemplarité suit la même logique : On la réclame haut et fort, mais on ne la pratique jamais quand elle devient réellement contraignante.

La morale politique en France n’est pas un principe. C’est un outil de communication, un levier tactique. Elle est invoquée quand elle sert, oubliée quand elle gêne. Et tant que les électeurs ne sanctionneront pas cette incohérence, elle restera ce qu’elle est aujourd’hui : un décor, pas une règle.

Au RPF nous prônons l’inéligibilité à vie pour tous les élus condamnés pour leur turpitudes, financières ou sexuelles et plus généralement avec toute forme de corruption. L’impossibilité de tenir un poste dans une entreprise publique, dans une administration, une instance politisée, et bien entendu dans un gouvernement, même comme chauffeur.

Si l’exemple ne vient pas d’en haut, il ne peut y avoir de respect, ni pour la fonction, ni pour l’individu qui la représente. Comment prétendre vivre en démocratie lorsque ses rouages acceptent, tolèrent, ou ferment les yeux sur ce qui devrait être impardonnable ?

Rétablir l’ordre ne peut plus être un simple slogan, mais devenir une obligation morale. C’est la condition pour restaurer la confiance du peuple, et cette exigence doit désormais primer sur les calculs, les arrangements et les complaisances.

https://rassemblementdupeuplefrancaiscom.wordpress.com/2026/03/19/ces-maires-mouilles-dans-de-sales-affaires-et-reelus/

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