
Christian Estrosi s’est présenté à l’improviste, vendredi 20 mars, au Palais des expositions de Nice, où se tenait la prière de l’Aïd marquant la fin du Ramadan. Le maire de Nice, candidat à un quatrième mandat, n’avait pas été invité, pas plus que les autres candidats à la mairie, malgré ses insistances auprès du président de l’Union des musulmans des Alpes-Maritimes.
Sur place, l’élu a été stoppé à l’entrée du site, où près de 7.000 fidèles étaient réunis selon les organisateurs. Il n’a pas été autorisé à franchir le portail de sécurité et a dû repartir sans assister à la célébration.
À la sortie de la prière, l’imam Otmane Aissaoui a justifié ce refus en affirmant : « La prière était pour les musulmans, ce n’était pas une prière politique ! Chaque musulman est libre de voter pour qui il veut ! »
Selon le texte, ce refus s’inscrit dans un contexte de lassitude d’une partie des musulmans niçois, décrits comme fatigués d’avoir été instrumentalisés, « de tous côtés à droite et à l’extrême droite », durant la campagne municipale.