
La réindustrialisation bat de l’aile en France, la création d’emplois ralentit et les commentateurs ont beau jeu d’invoquer les causes exogènes : la guerre en Ukraine : qui a décidé des sanctions contre la Russie et de l’abandon des énergies russes ? La guerre au Moyen-Orient : seule la France serait impactée ? Les droits de douane américains : seule la France pâtit ? La concurrence asiatique : comment font les autres pays européens ? Ces commentateurs qui oublient de concert et par correction politique, la première des causes : l’alambic fiscal et « taxatoire » français.
Cette France, déjà guichet social pour les damnés de la Terre entière, est devenue guichet social pour les entreprises. Pour réaliser cette prouesse, l’État taxe le travail comme personne dans les autres pays industrialisés et redistribue d’une manière tellement complexe que plus personne n’y comprend rien. Avec la prime pour des industries décrétées « vertes », qui absorbent des dizaines de milliards, dans un pays qui représente moins de 1 % des émissions de gaz à effet de serre. Autant dire que le gaspillage est purement d’apparence idéologique et en réalité, soigneusement orchestré au profit de quelques uns. Cela aboutit à maintenir des produits qui, sans l’argent public, sombreraient dans l’oubli : la voiture électrique, ou les éoliennes par exemple. Pour eux, c’est simple, les fabricants les proposent et s’ils sont concurrentiels et présentent de réels avantages sur les produits existants, ils trouvent leur place, sinon, ils disparaissent. Cette voiture électrique par exemple, avec des financements exorbitants, des lois sur mesure, des taxations d’enfer pour ses concurrents, n’arrive pas à s’imposer. Dans la crise des carburants, l’État en subventionne certains et pas d’autres : sur quelle base ? Qui dans ce pays n’aurait pas besoin de carburant pour son travail, emmener ses enfants à l’école, aller faire ses courses ?
Quand une entreprise voit son chiffre d’affaire diminuer, si les dirigeants sont professionnels, ils revoient leurs produits, leurs approvisionnements, leur management, mais ne vont pas demander des aides, sauf en France. Chez nous, l’État se mêle de tout, complexifie à loisir la vie des entreprises, pour ensuite complexifier le système de taxation et de fiscalité et pour finir, complexifier et orienter le système de redistribution. Au RPF, nous proposons de diviser le coût du travail par deux, de cesser les aides aux entreprises et simplifier de manière radicale la fiscalité des entreprises, tout en ramenant autour de 30 à 35 %, c’est à dire dans la moyenne européenne, le taux général des prélèvements qui a allègrement dépassé les 50 % du PIB.
Et l’État de revenir à son rôle de facilitateur, c’est à dire, bien former les jeunes au sein de l’instruction nationale, proposer des réseaux de qualité, routier, ferré, fluvial, informatique, électrique, des infrastructures fiables, ramener les autoroutes, les aéroports et les ouvrages d’art dans le giron de l’État. Instaurer un système à la suisse, avec une vignette autoroutière à l’année, peu chère et une répartition des entreprises, notamment des PME, dans tous les villages de France. Ca n’a pas l’air d’être l’objectif de ce président. En ce moment, avec un baril à 100 dollars, le litre est à 2,20 euros, alors qu’en 2008, avec un baril à plus de 140 dollars, le litre était à 1,30 euro. On a bien le calcul du moment : instrumentaliser le détroit d’Ormuz pour tenter d’en remettre une couche sur la voiture électrique, et augmenter ensuite le prix de l’électricité et aspirer un maximum de l’argent des contribuables et des entreprises, pour renflouer momentanément les finances. Nous avons également, un programme d’économie de 300 milliards, au bas mot, si ça l’intéresse. A voir sur notre blog.