
Le droit imprescriptible qu’a Israël, comme tout État indépendant, de se défendre face à ses ennemis où qu’ils se trouvent, notamment le Hamas ou le Hezbollah ne saurait aller jusqu’à lui permettre de commettre, au nom du « Plus jamais ça ! », des actions que le droit international réprouve.
Les attaques ciblées contre les populations civiles du Liban, pays allié et ami de la France depuis saint Louis, qui ont déjà occasionné des centaines de morts, dont de nombreux enfants, doivent donc être condamnées de la manière la plus ferme et, surtout, prendre fin. Israël y a d’ailleurs d’autant plus intérêt que ces attaques injustifiables accréditent le discours de tous ceux qui veulent mettre l’État juif au ban des nations.
Il n’est pas non plus acceptable de voir Benyamin Netanyahou, en vue de complaire à son ultra-droite, voire de calmer des ultra-orthodoxes remontés contre la volonté du gouvernement de leur imposer la conscription, de persécuter les chrétiens au sud Liban ou de les empêcher, sous des prétextes fallacieux, d’exercer leur liberté de culte à Jérusalem comme il l’a fait pour les Rameaux puis pour Pâques, les mesures de sécurité imposées par les autorités israéliennes ayant entravé le libre accès des fidèles au Saint-Sépulcre.
Israël doit enfin comprendre qu’il ne peut pas tout se permettre. Le cessez-le-feu au Moyen-Orient doit être étendu pour inclure le Liban. Le désarmement du Hezbollah doit aussi être exigé car derrière ce climat, c’est le risque de guerre civile qui semble poindre de nouveau au Liban.