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La remigration vue d’Italie : entrevue avec Luca Marsella, président du comité « Remigration et Reconquête »

Luca Marsella, président du comité « Remigration et Reconquête »

Pour poursuive et prolonger le débat sur la « remigration » entamé dans notre numéro 220, actuellement en kiosques, notre correspondante à Rome, Chiara Del Fiacco, a interrogé sur ce sujet Luca Marsella, cadre de Casapound Italia, ancien conseiller municipal d’Ostia et président du comité « Remigration et Reconquête ». Ce comité est né d’une initiative conjointe de quatre organisations fondatrices – CasaPound Italia, Rete dei Patrioti, VFS et Brescia ai Bresciani – rassemblées par la volonté de mettre en œuvre concrètement un programme de remigration en déposant notamment un projet de loi devant le Parlement.

ÉLÉMENTS. Comment est née cette proposition de loi sur la remigration ? Pourra-t-elle devenir une loi à part entière ? Et comment a-t-elle été accueillie lors de se présentation au Parlement ?

LUCA MARSELLA. Cette proposition de loi d’initiative populaire est née d’une nécessité qui ne peut plus être reportée : apporter une réponse concrète et radicale à l’échec total des politiques migratoires et multiculturalistes en Italie. Nous ne pouvons plus nous contenter de gérer l’urgence ; il faut un changement de cap historique pour remettre au centre notre souveraineté, notre identité et la sécurité des Italiens.

Pour devenir une loi à part entière, nous suivons la procédure constitutionnelle prévue pour les projets de loi d’initiative populaire. La loi exige un minimum de 50 000 signatures certifiées pour être examinée au Parlement, mais notre objectif est de déposer un soutien tellement massif qu’il oblige politiquement les institutions à ne pas nous ignorer.

Concernant la présentation à la Chambre des Députés, nous avons assisté à un scandale institutionnel sans précédent. La conférence de presse a purement et simplement été annulée par les parlementaires du PD, d’AVS et du Mouvement 5 Étoiles, qui ont physiquement occupé la salle de presse de Montecitorio pour nous empêcher de parler. Ils ont organisé leur habituel théâtre, en chantant « Bella Ciao » et en brandissant la Constitution, démontrant ainsi que pour eux, la démocratie ne vaut que lorsqu’elle les arrange. Le fait de vouloir censurer, par des méthodes arrogantes, le droit de présenter une proposition de loi populaire ne prouve qu’une chose : la gauche a peur du débat et des idées qui séduisent les Italiens.

ÉLÉMENTS. Quelle a été la réaction des citoyens, notamment à la lumière du scandale de l’occupation de la salle par les parlementaires du PD et du « tintamarre » médiatique qui a suivi ?

LUCA MARSELLA. La réponse des citoyens a été extraordinaire et, à bien des égards, un retentissant « but contre camp » pour la gauche. Pendant que les parlementaires du PD, d’AVS et du M5S se livraient à leur carnaval « antifasciste », les gens ordinaires se sont indignés de leur attitude de censeurs.En réaction immédiate, nous avons recueilli 60 000 signatures en une seule journée. En vingt-quatre heures seulement, le peuple italien a pulvérisé le minimum exigé par la loi, donnant une gifle morale retentissante aux censeurs du palais. La réaction populaire est claire : nous en avons assez des parades de la gauche qui défend les frontières des autres tout en ouvrant grand les portes de chez nous. Ce « boruhaha » médiatique n’a fait que pousser des milliers d’Italiens à nous soutenir massivement. Plus ils crient dans les palais, bloquent les salles, organisent des contre-manifestations et tentent de nous entraver, plus le peuple italien répond présent.

ÉLÉMENTS. Comment se déroule la collecte de signatures et sa promotion, que l’on peut qualifier de massive, partout en Italie ?

LUCA MARSELLA. La collecte des signatures avance à un rythme soutenu, voire au-delà de nos attentes : à ce jour, nous avons déjà atteint l’extraordinaire chiffre de 150 000 signatures dans toute l’Italie. Ce n’est pas seulement un succès numérique exceptionnel, qui triple le seuil minimum requis par la loi, mais un véritable réveil populaire. Nous sommes présents sur les places avec nos militants, du nord au sud, et la réponse est transversale. Nous organisons des conférences, des manifestations et des stands partout, dans toutes les régions. Le sentiment d’insécurité et la volonté de défendre sa propre identité sont désormais présents partout, pas seulement dans les grandes métropoles mais aussi dans les provinces. Les Italiens s’approchent de nos stands avec détermination, et ces 150 000 signatures prouvent que notre peuple veut reprendre son avenir en main.

ÉLÉMENTS. À la lumière des récents événements de Modène — une première absolue en Italie, qui n’avait pas encore connu ce type d’attentats contre la population italienne comme cela arrive malheureusement depuis des décennies dans le reste de l’Europe —, que répondez-vous à la gauche qui, comme d’habitude, minimise les faits  et invoque systématiquement l’irresponsabilité pour cause de trouble mental ?

LUCA MARSELLA. À cette gauche angélique et complice, nous répondons que notre patience est épuisée. Chaque fois qu’un immigré commet un acte de violence ou un véritable attentat contre nos compatriotes, le réflexe pavlovien du « pauvre fou isolé » ou du « problème psychiatrique » se déclenche immédiatement. C’est une narration insultante pour l’intelligence des Italiens et pour la douleur des victimes. Les faits de Modène démontrent que le modèle européen des banlieues et du terrorisme rampant est malheureusement arrivé aussi chez nous. Il ne s’agit pas de troubles mentaux, mais d’une incompatibilité culturelle totale et d’une hostilité déclarée envers notre peuple, nourrie par des années d’impunité. Ceux qui n’ont pas le droit d’être ici doivent être rapatriés immédiatement. La remigration n’est pas une provocation, c’est la seule véritable mesure de légitime défense nationale.

ÉLÉMENTS. Quel est le prochain rendez-vous national de votre campagne ?

LUCA MARSELLA. Le prochain rendez-vous national est déjà fixé : nous nous retrouverons à Rome le 13 juin pour une grande manifestation. Ce sera une importante mobilisation de rue au cours de laquelle nous porterons physiquement la voix, la fierté et la force de nos 150 000 signatures. Immédiatement après la manifestation à Rome, nous les déposerons officiellement. À ce moment-là, la balle passera dans le camp de la politique : nous espérons que le gouvernement discutera et approuvera cette loi sans la dénaturer et surtout sans hésitations. On ne peut plus transiger sur la peau des Italiens. La Remigration doit devenir la priorité absolue et immédiate de l’agenda politique national.

Propos recueillies par Chiara Del Fiacco

© Photo : Shutterstock – Luca Marsella, président du comité « Remigration et Reconquête ».

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