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  • 4 décembre 1923 : Ia terre et les morts

    « Alors même que certains seraient raisonnablement portés à "décrocher", et abandonner la bataille, c'est un formidable stimulant que de lire Barrès ( ... ). Quand l'habitude et la mode sont aux parjures, aux promesses non tenues, aux traîtrises éclatantes ( ... ) Maurice Barrès nous apprend à être des hommes, à croire à la vie et à la jeunesse. » Ces lignes ont été écrites en juin 1962 dans le numéro 8 des Cahiers universitaires, la revue de la Fédération des étudiants nationalistes, par François d'Orcival, qui se disait alors nationaliste (depuis il est devenu le patron du groupe de presse Bourgine ... c'est-à-dire qu'il a été, comme il l'écrivait si bien, « raisonnablement porté à décrocher et abandonner la bataille »... Il faut bien vivre. Précisons, pour être juste, qu'il n'a pas été le seul à faire ce choix. Je tiens à l'attention des amateurs une liste intéressante à cet égard, avec pedigrees à l'appui, de gens qui ont fait carrière dans la presse aux ordres. N'est-ce pas, Joseph Macé- Scaron ?)
    Maurice Barrès, lui, a suivi un cheminement exactement inverse : il est venu au militantisme nationaliste alors que ses dons littéraires lui assuraient une carrière confortable, douillette - pour tout dire bourgeoise. Ses premiers écrits sont d'ailleurs d'un parfait conformisme par rapport à l'ambiance intellectuelle de la fin des années 1880. Collaborateur d'un journal intitulé Le Voltaire, Barrès s'y montre individualiste, dilettante et anarchisant, affichant avec ostentation un égotisme sceptique qui traduit bien l'état d'esprit de la grande bourgeoisie au pouvoir. Mais Barrès est un esprit honnête. Bouleversé par l'aventure boulangiste et l'affaire Dreyfus, il remet en cause, fondamentalement, les dogmes qu'il a contribué a véhiculer. Il découvre en effet le primat de la collectivité et de l'histoire comme éléments de prise de conscience d'une appartenance : c'est parce que je peux, en découvrant mes racines, donner un sens à ma vie. J'appartiens à une terre et à un peuple. C'est pourquoi l'harmonie de mon existence exige que ces liens organiques soient reconnus, pris en compte et respectés. C'est le passage fatidique, dans l'œuvre de Barrès, du culte du Moi individuel à un Culte du Moi communautaire qui s'appelle le nationalisme. Ce qui exige une rupture claire, affirmée, avec la philosophie des Lumières basée sur un concept d'humanité que l'on ne peut, et pour cause, rencontrer dans la réalité du monde, faite de différences et riche de sa diversité. Ce que Barrès exprime, comme député, dans un discours à la Chambre en juin 1912 : « Le dix-huitième siècle, qui voudrait durer encore, achève de mourir. Nous avons bien fini de lui demander des conseils de vie ».
    Toute l'œuvre de Barrès s'inscrit, à partir de son Roman de l'énergie nationale (dont le premier volet est Les déracinés) dans ce que Zeev Sternhell décrit comme une révolution intellectuelle, c'est-à-dire « un mouvement dirigé contre le monde de la matière et de la raison, contre le matérialisme et contre le positivisme, contre la société bourgeoise et sa médiocrité, contre la démocratie libérale et ses incohérences ». Sensible à l'importance des questions sociales, Barrès entend unir la dimension sociale et la dimension nationale de son combat. C'est un message qui est plus que jamais d'actualité, que nous entendons bien et qui est, tel un drapeau, un signe de ralliement. Maurice Barrès est mort le 14 décembre 1923. Mais sa voix est toujours parmi nous.
    P V National Hebdo du 4 au 10 décembre 1997

  • Merci aux soixante-huitards !

     Michel Geoffroy jette un coup d’œil désabusé sur notre société.

    La génération de Mai-1968 est aux commandes de notre pays, comme presque partout en Europe, et nous ne la remercierons jamais assez de tout ce qu’elle a fait pour nous.

    La génération cocon

    Les soixante-huitards ont grandi dans un cocon protecteur. Nés après 1945, ils n’ont pas connu la guerre, sinon au cinéma, à la différence de leurs parents, de leurs grands-parents et de leurs arrière-grands-parents. L’empire et l’Algérie ont été abandonnés et la génération 1968 se trouvait de toute façon trop jeune pour les guerres coloniales.

    Les soixante-huitards ont vécu dans un monde de croissance et de plein emploi.
    Dans les années 1960 les services publics fonctionnent très bien, le budget s’équilibre et l’Education nationale continue de promouvoir l’ascenseur social. Une famille nombreuse peut encore vivre sur un seul salaire. Les trains arrivent à l’heure et personne ne voyage sans billet. Les villes et les villages restent à taille humaine : il y a encore des commerces et des artisans et les jeunes ne couvrent pas les murs de graffitis. On peut sortir le soir sans craindre les bandes ou les cambrioleurs. La police poursuit les délinquants et la justice les sanctionne. Les campagnes sont peuplées. On a le droit de garer sa voiture où l’on veut, on a le droit de fumer, de rouler sans ceinture de sécurité et on n’a pas à trier ses ordures. On respecte la France comme puissance économique, militaire et diplomatique et l’Allemagne, convalescente et divisée, ne la ramène pas. Et l’URSS fait contrepoids à l’Amérique.

    La révolte des enfants gâtés

    Mais dans ce pays de Cocagne, si on le compare à la France d’aujourd’hui, nos soixante-huitards s’ennuient. Pensez donc : leur seul défi existentiel consiste à  savoir quel vélomoteur acheter – Solex, Motobécane ou Honda –, quel disque voler et avec quelle fille sortir. Un choix dramatique qui montre à l’évidence qu’il faut changer la société !

    Alors les enfants gâtés vont tout casser, à l’ombre des drapeaux rouges et noirs qu’ils brandissent pour donner le change et faire peur à papa et maman.
    Car si nos révolutionnaires boutonneux jouent les maoïstes, ils ne construiraient pas un barrage avec leurs petites mimines comme en Chine. Ils disent admirer le Viet-Cong, mais ils ne feraient pas 80km à vélo de nuit dans la jungle en transportant 50kg de riz et de munitions sur leur porte-bagage. La seule jungle où ils jouent au Che se trouve au bois de Boulogne. Ces trotskistes ne connaissent pas le Goulag ni la Tchéka. Ils se disent anars mais roulent dans la 404 de papa en fumant un pétard.

    Dès le début les soixante-huitards nous enfument avec leur discours d’extrême gauche et leurs calculs de bourges : cela dure depuis 45 ans !
    Il faut reconnaître qu’ils ont trouvé la formule gagnante : l’alliance du fric et de la bonne conscience de gôôche. D’ailleurs le Parti communiste ne s’y trompe pas dès 1968 et leur manifeste une grande méfiance. Mais le PC a perdu et eux ils ont gagné.

    La génération des ingrats

    En vilains ingrats, les soixante-huitards n’auront de cesse de tirer l’échelle derrière eux, alors qu’ils ont bénéficié de tout.
    D’abord, ils s’en prennent à l’université puis, par contamination, à l’enseignement tout entier. Et à l’art et à la culture aussi. Enfin à la justice, car le poisson pourrit toujours par la tête. A bas la sélection, à bas la reproduction, à bas l’autorité, vive la spontanéité, le savoir c’est réac ! Vive Xénakis, à bas Gounod ! A bas la justice de classe ! Ils vont assurément enrichir notre quotidien.
    Grâce à leurs idées géniales, l’enseignement en France a implosé et on a interrompu la transmission culturelle. Les délinquants courent les rues. Fini l’ascenseur social ! Mais nos soixante-huitards s’en moquent puisqu’ils en sont sortis avant. Et leurs enfants, s’ils en ont eu, vont dans le privé ou dans les grandes écoles.
    No future… pour les autres ! Astuce !

    A nous le pouvoir !

    Les gauchos d’hier – qui vilipendaient le « pouvoir personnel » et la société de consommation – ne vont pas rester camper au Larzac ni rouler bien longtemps en 2 CV.
    Ils vont vite investir tous les rouages de l’Etat, des médias et de l’économie, souvent grâce à leurs gentils papas PDG ou conseiller d’Etat. Pour faire notre bien, assurément, puisqu’ils sont de gôôche. Les soixante-huitards passent donc du col mao au Rotary sans problème car finalement ils trouvent très chébran le pouvoir et l’argent.

    Mais, en dignes émules de Derrida, c’est, bien sûr, pour tout déconstruire, à l’exception de leur propre situation évidemment. Astuce !
    Les soixante-huitards vont donc virer néo-libéral très vite et sans remords particulier. Grâce à eux les entreprises vont changer de nom et de taille et devenir plus « mondiales ». Le super-capitalisme c’est l’Internationale en plus cool. En plus, on y parle anglais : super-branché !

    Nos experts vont privatiser, financiariser et délocaliser à tour de bras. Ceux qui prétendaient parler au nom des travailleurs vont tuer le travail. A eux les parachutes dorés et le prix du « meilleur manager de l’année ». A vous la désindustrialisation, le chômage et les petits boulots pour vos enfants et petits-enfants. Astuce !

    A nous la finance et les médias !

    Dans la finance ils ont aussi fait très fort. Très créatifs décidément, les enfants du professeur Spock (1) : indépendance des banques, mise en place de l’euro-carcan, explosion de l’endettement public, super-profits pour les banquiers, sauvetage des banquiers libéraux donneurs de leçons par les contribuables, super-montages sophistiqués pour gruger les épargnants, prise de contrôle des médias par les banques. Du grand art !

    Les médias leur réussissent bien, aussi. Avec eux, le PAF se distingue enfin de l’ORTF et de ses vieilleries franchouillardes genre Thierry la Fronde ou La Caméra explore le temps ! Enfin, les médias vont s’ouvrir au fric, à la pub, au sexe, à la violence, à la « diversité », bref, aux séries américaines ! Et puis tous se mettent au politiquement correct et les médias rapportent gros : une bonne affaire commerciale mais aussi politique, puisqu’ils assurent la domination de gôôche sur les esprits. Mieux que l’alliance du sabre et du goupillon car, en plus, les spectateurs en réclament ! Tout le monde devant ses écrans du matin au soir et des télés partout. Astuce !

    Changeons le peuple !

    Leur autre grande réussite c’est la natalité, la politique familiale, les prestations sociales et l’immigration. Non seulement ces éternels adolescents ont tué le père, mais ils ont au surplus tué la mère et l’enfant. Ils ont dépassé Œdipe !
    Familles je vous hais, disent les soixante-huitards. Familles autochtones, s’entend, car les familles du Maghreb et d’Afrique leur plaisent beaucoup, par contre.
    Ils ont « libéré » les femmes françaises de la maternité pour qu’elles puissent enfin goûter aux charmes du travail salarié comme les hommes. Ils ont déconstruit les prestations familiales qui ne leur semblaient pas assez égalitaires, encouragé l’avortement – désormais remboursé par la Sécurité sociale – et promu la loi du genre : aujourd’hui il n’y a donc plus que les immigrés et les homos qui veulent se marier et avoir des enfants. Astuce !

    A vous les dettes !

    Mieux encore : les soixante-huitards ont préféré la sexualité à la natalité, mais sans changer notre système de protection sociale fondé sur la cotisation et non sur la capitalisation ; car on est de gôôche, quand même !
    Devinez le résultat ? La natalité française a chuté et, comme il y a de moins en moins d’actifs, c’est nous qui payons la retraite des soixante-huitards, mais à un taux de cotisation nettement plus élevé que le leur. Et les enfants que nous n’avons pas financeront sans doute la nôtre !

    A nous, en plus, la réduction continue des « dépenses de santé », à eux le financement de la « dépendance » puisqu’ils n’ont pas de familles. Et, comme ils sont très prévoyants, les soixante-huitards augmentent gentiment nos impôts pour que nous puissions rembourser la montagne de dettes qu’ils nous ont léguée. Astuce !

    Enfin, comme ils n’aiment pas trop le peuple depuis qu’il ne vote plus à gauche, ils ont décidé d’ouvrir toutes grandes les portes de l’immigration… au nom des droits de l’homme, bien sûr, mais aussi de son prophète le CNPF (on dit MEDEF aujourd’hui). Le grand remplacement de la population européenne leur doit beaucoup. Et puis ils trouvaient le catholicisme étouffant : à la place ils nous offrent l’alliance de l’islam et du puritanisme anglo-saxon, ce qui, vous en conviendrez, est beaucoup plus cool.

    Faites comme je dis, pas comme je fais !

    Et puis souvenez-vous : Peace and love, Faites l’amour, pas la guerre, A bas la bombinette du Grand Charles, à bas l’armée. Mais, curieusement, depuis qu’ils sont aux commandes ils aiment beaucoup la guerre, du moins ils aiment envoyer les autres la faire pour leur compte : aux Malouines, en Serbie, dans le Golfe, en Irak, en Libye. Avec un peu de chance aussi, bientôt en Iran ou en Corée du Nord.
    Mais attention : il ne faut pas confondre. Les soixante-huitards ont des « valeurs » : ils font la guerre – sans la déclarer – au nom du Bien. N’est-on pas allé au Mali « parce qu’il y avait des femmes qui étaient victimes de l’oppression et de la barbarie » (2) ?  Astuce !

    Ils criaient aussi « CRS=SS » et qu’il était « interdit d’interdire ». Mais depuis ils couvrent la France des services de sécurité, de caméras et de radars. Ils nous ont aussi offert les lois mémorielles, la police de la pensée politiquement correcte, la censure des médias et de l’édition, la police fiscale, les quotas ethniques et sexistes. J’en oublie certainement.

    La génération Attila

    La génération des soixante-huitards restera dans l’histoire comme la génération Attila : après elle, rien ne repousse.
    Elle ne nous laisse que des immeubles de bureaux, entourés de décombres, dans lesquels errent des chômeurs, pardon, des titulaires de « contrats d’avenir ».
    Elle nous lègue une Union européenne qui déconstruit avec zèle l’Europe. Une montagne de dettes. Une immigration catastrophe. Le saccage de 2000 ans d’histoire et de culture européennes. La destruction de l’Etat et de la Nation. La fin de la décence commune et de la morale publique.

    On dit que les soixante-huitards ont quand même donné naissance à quelque chose : la génération X et maintenant Y. On ne sait pas trop ce que cela signifie, sinon qu’il s’agit des dernières lettres de l’alphabet. Ce n’est pas bon signe…

    Michel Geoffroy - 14/03/2013 http://www.polemia.com

    Notes :

    (1) Pas celui de Star Trek !
    (2) Francois Hollande, le 7 mars 2013, à la Journée internationale des droits de la femme.

  • [Plouharnel] Chouannerie du 8 au 11 mai 2013

    Blancs et Bleus dans la lande du Bego...

    par Les Brigands du Bocage...

    Du 8 au 11 mai 2013 au Musée de la Chouannerie de Plouharnel (56)

     
  • Royalistes, au présent !

    Suis-je un nostalgique, un adorateur de temps anciens ou d’un régime monarchique qui aurait épuisé toute sa sève historique et politique avant le XIXe siècle pour céder la place à une République plus en phase avec les révolutions industrielles et la société de consommation ? C’est, en tout cas, un reproche que j’entends souvent dans la bouche de personnes qui, d’ailleurs, ne sont pas forcément malveillantes à mon égard ou aux idées royalistes.

    En fait, si je suis, et (j’élargis l’affirmation à mes amis d’idées et de militantisme) si nous sommes royalistes, ce n’est pas pour regarder passer le train de l’histoire en nous réjouissant d’avoir eu et d’avoir encore raison sur le diagnostic, et pour nous contenter de cette certitude rassurante et, en définitive, stérile. Il nous semble important de réfléchir aux conditions institutionnelles d’un équilibre social dans notre pays et de la justice sociale sans laquelle l’économie n’est qu’une terrible loi de la jungle dont les travailleurs sont les principales victimes. Cette réflexion ne doit pas oublier les réalités de la mondialisation, non pour s’en contenter ou seulement s’y adapter, mais pour les dépasser et créer d’autres rapports de force, favorables à la fois au Politique et aux Etats, et aux sociétés et communautés professionnelles : il ne s’agit pas de nier les réalités présentes mais de fonder et faire prospérer d’autres réalités destinées à remplacer celles qui, aujourd’hui, font preuve de leur malfaisance sociale.

    Ce qui manque à l’Etat aujourd’hui pour s’imposer à la mondialisation, nouvelle forme de la féodalité économique, c’est le temps, l’indépendance et la capacité de décision et de mise en pratique de cette dernière.

    Coincée entre deux élections, la République oscille entre démagogie et déni : la Monarchie (et nous parlons de la Monarchie active et politique « à la française » et non d’autres modèles monarchiques étrangers), elle, inverse la problématique et fait du temps un allié parce qu’elle peut, non le dominer, mais le maîtriser ou, mieux, l’accompagner pour mieux le guider. Cet avantage certain, lié au mode de transmission héréditaire et à la possible longueur du mandat royal, permet d’envisager la mise en place de véritables politiques, en particulier sociales, et d’avoir à la tête de l’Etat un magistrat suprême garant de ces politiques. Un magistrat qui joue son rôle d’arbitre et peut, le cas échéant et dans le cadre de la Monarchie active que nous prônons, engager sa parole au sein des instances internationales qui « réglementent » les échanges et les politiques économiques et commerciaux. Cette magistrature royale est un moyen de rendre sa visibilité au pays au-delà des seules échéances électorales et gouvernementales, et de rendre à l’Etat son visage et sa présence éminemment politiques. Le Roi n’est pas un économiste ou un expert, il n’est pas non plus un « syndic du capitalisme », et ce qu’il incarne, au-delà de sa propre personne physique, peut donner une plus grande force à la parole de la France. Face à la cryptocratie des grandes féodalités financières, à cette « fortune anonyme et vagabonde » qui rêve d’une gouvernance sans politique et en particulier sans politique sociale, il est un visage, il est un Etat, il est le politique, celui qui ne compte pas seulement en millions d’euros mais qui pense en termes de personnes et de communautés, en intérêts humains et non en simples taux. La Monarchie française est, par essence, profondément sociale (ce qui, jadis, lui a d’ailleurs coûté cher…) car elle a ce devoir d’humanité sociale dont la Finance, celle que dénonçait jadis un certain candidat François Hollande, semble s’affranchir pour mieux satisfaire ses « clients »…

    (à suivre) http://nouvelle-chouannerie.com

  • Le piège syrien

    [tribune libre] Grosse polémique déclenchée par F.Hollande suite à sa proposition, sans l’accord du Conseil de Sécurité, de vouloir armer la rébellion syrienne.

    Cette déclaration a aussi une incidence politique. Compte tenu du climat de tension qui existe entre Angéla Merkel et lui, cette proposition lui permet cette forme de provocation sachant qu’elle y est opposée pour des raisons bien précises qui vont être énumérée ci-après.

    Suite à cette proposition de F.Hollande, un sondage vient d’être effectué dont le résultat aujourd’hui est de 76% contre l’armement par la France des rebelles syriens.

    Bien que F.Hollande ait voulu satisfaire une partie bien précise de son électorat, de nombreux politiques s’y opposent tant à gauche qu’à droite, tirant les leçons de ce qui s’est passé en Libye. D’autre part, la Russie et la Chine s’opposant au sein de l’ONU et du Conseil de Sécurité à toute intervention étrangère, l’implication de la France pourrait avoir des conséquences plus graves qu’on ne le pense, sachant aussi que l’Iran, pour des raisons bien, apporte son soutien aux  opposants à Bachar el-Assad.

    Personne ne peut nier les massacres qui se perpétuent depuis maintenant deux ans dans cette guerre civile et, entre ceux qui se battent contre la dictature de Bachar souhaitant instaurer un gouvernement démocratique et ceux de plus en plus nombreux qui sont des Djihadistes voulant le remplacer par une dictature islamiste, le choix d’un soutien de la part des Nations Unies et du Conseil de Sécurité est loin d’être acquis et voté.

    Personne en Occident n’envisage voir des armes très sophistiquées données à la rébellion syrienne devenir la propriété des islamistes qui, après avoir renversé la dictature syrienne, se retourneront tôt ou tard contre ceux qui les ont offertes.

    L’exemple actuel des armes livrées par la France à la rébellion libyenne se sont retrouvées face à l’armée française au Mali.

    D’autre part, l’armée française se plaint actuellement du manque de pièces détachées qui oblige, pour réparer certains matériels, à prélever des pièces sur d’autres matériels en état : comment peut-on envisager de donner -je dis bien donner car il n’est pas envisagé de les vendre- à des groupuscules qui ne peuvent les payer ?

    L’exemple du printemps arabe démontrant qu’à chaque révolution, tunisienne, égyptienne et libyenne ce sont toujours les islamistes qui ont pris le pouvoir, qui peut prendre le risque d’étendre cette invasion islamiste dans cette zone géostratégique très instable avec le risque d’une invasion salafiste à tous les territoires voisins dont le Liban voisin d’Israël.

    Ayant personnellement entendu des témoignages de syriens des deux bords, il ressort que personne ne nie le régime dictatorial  en place mais où, entre autres, toutes les communautés religieuses ont encore le droit de cohabiter dans une liberté totale, ce qui ne sera plus le cas si les islamistes prennent le pouvoir.

    Dans cette région, c’est d’abord à la ligue arabe de se prononcer : mais comme d’habitude, elle en est encore incapable, paralysée par les nombreuses rivalités et oppositions tribales.

    Aussi pour beaucoup, ce que n’a pas encore compris F.Hollande et qui émane du sondage de ce jour où 76 % s’opposent à son projet, c’est ce choix qui peut paraître cynique mais où entre deux maux et deux risques il faut toujours savoir choisir le moindre.

    Il ressort aujourd’hui, qu’entre deux dictatures, la plus haïssable et la plus dangereuse à éviter à tous prix  est d’abord celle des barbus.

    JCC http://www.contre-info.com