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culture et histoire - Page 1493

  • 1989 : une leçon oubliée, les 25 ans de la chute du Mur de Berlin

    Le 9 novembre sera célébré l’anniversaire des 25 ans de la chute du mur de Berlin, symbole emblématique de la chute de l’empire soviétique. Il est important de faire mémoire de ces événements quelque peu oubliés par la majorité de la culture ‘officielle’, afin que l’histoire ne se répète pas, et afin d’informer les jeunes qui ne l’ont pas vécu.

    Les acteurs du changement

    Le mur ne tomba pas d’un coup. Les dictatures du régime soviétique, basées sur le mensonge, la terreur, l’oppression, paraissaient invincibles, inexpugnables, enracinées dans un pouvoir asphyxiant qui contrôlait tout, y compris les consciences. Ni l’insurrection de la Hongrie en 1956, ni le Printemps de Prague en 1968, ni les mouvements ouvriers polonais en 1970, purent en venir à bout, ils furent terrassés par les tanks.  

    Finalement ces régimes totalitaires furent déjoués par des peuples et des personnes sans force militaire, sans moyens économiques, ni même de projet politique : simplement des gens qui luttèrent pour leur dignité et leur liberté. Beaucoup des opposants au régime le faisaient au nom de leur foi, de leur conscience, de leur passion pour la justice, la vérité et la liberté. On peut citer Lech Walesa, Vaclav Havel, Aleksandr Soljenitsin, et surtout Jean Paul II, qui catalysa la prise de conscience du peuple polonais et accompagna la lutte pacifique avec la prière et ses paroles, repoussant toujours la violence. Nous avons coutume de penser que la foi peut au maximum servir à changer les cœurs des gens, mais pas le cours de l’histoire : et bien ici nous avons un exemple impressionnant de la foi capable de changer la vie des peuples, des Etats, des systèmes politiques.

    Les totalitarismes qui n’en finissent pas

    Il nous faut réveiller la conscience des peuples parce que les totalitarismes ne sont pas finis, bien qu’ils prennent des formes plus subtiles, comme le dénonçait déjà Vaclav Havel dans ‘le pouvoir sans pouvoir’ [1978].

    La manipulation de la démocratie en Occident, sa réduction aux aspects formels, la dictature des partis politiques enfermés sur eux-mêmes, l’influence des lobbies de pouvoir, l’impérialisme international de l’argent, en font bonne preuve. Le pouvoir tente toujours de dominer et chaque génération doit lutter pour reconquérir des espaces de liberté véritable. 

    Ce document veut être un hommage à la mémoire de St Jean Paul II, et de tant d’autres témoins et martyrs de la liberté, dont un grand nombre ont donné leur sang et leur vie. C’est une leçon de l’histoire que nous ne devons pas oublier. Beaucoup de jeunes d’aujourd’hui n’ont pas vécu ces années là, il est juste qu’ils sachent ce qui s’est passé. Au milieu de tant de médiocrité, de crise de la politique et de la valeur même de l’Europe, malade de relativisme et d’individualisme, c’est une occasion pour réaffirmer les valeurs qui ont rendu grande notre tradition (européenne et chrétienne) ; le message de liberté et de paix qui a culminé à Solidarnosc, menant à la libération de la Pologne et à la chute du totalitarisme soviétique, sont utiles à tous. La leçon est celle de la valeur de la foi, moteur de changement de l’histoire lorsqu’elle se vit à fonds et en cohérence.

    Le Salon Beige

  • [Lyon]11 novembre 2014 : cercle de formation à la pensée maurrassienne

    Lyon – Mardi 11 novembre, cercle à la pensée maurrassienne à 19h, suivi, suivie d’une veillée aux morts pour la France, et d’une projection de La Grande Illusion.

    8, Montée Bonafous 69004 Lyon.

     

    Renseignement : 06 78 82 83 76 ou lyon@actionfrancaise.net

  • Fiscalité : vive l’Ancien Régime !

    Article trouvé sur Le Point qui a le mérite de rétablir quelques vérités concernant l’imposition en France durant deux époques.

    Dernière trouvaille de nos chasseurs de primes de Bercy : un impôt supplémentaire de 20 % sur les résidences secondaires « en zone de tension » (les grandes agglomérations). Personne ne sait si cette géniale initiative ira à son terme, une précédente tentative, en 2012, s’étant piteusement ensablée face à une levée de boucliers des élus. Mais ce ballon d’essai est emblématique d’une démarche désespérée pour trouver de l’argent par n’importe quel moyen afin de boucher le trou abyssal de nos finances publiques. Nullement en cherchant à réaliser des économies sur le fonctionnement de l’État ou des collectivités territoriales mais en aggravant encore une pression fiscale qui, en deux ans et demi, s’est déjà alourdie de 70 milliards d’euros.

    Jadis, sur les bancs de nos écoles publiques, laïques et républicaines, des instituteurs à blouses grises apprenaient à des enfants uniformément vêtus de tabliers noirs que la Révolution française avait, notamment, été provoquée par l’excès d’impôts. Ils égrenaient la capitation, la gabelle, le centième, la taille, le vingtième. Ils décrivaient – avec quelques exagérations – la condition pitoyable des paysans exsangues et expliquaient doctement que la charge était devenue insupportable. D’où la révolution. CQFD.

    Le jour de la « libération fiscale »

    Des historiens tout à fait sérieux, dont le remarquable Pierre Goubert, ont démontré que la somme de ces impôts de l’Ancien Régime était, somme toute, proportionnellement beaucoup plus légère que la fiscalité moderne. Tout le monde n’était pas logé à la même enseigne : les « pays d’états » (Bretagne, Bourgogne, Provence, Languedoc) possédaient des assemblées qui négociaient âprement le montant de la taille avec les intendants du roi. Ce que ne pouvaient pas faire les « pays d’élection », déjà soumis à la centralisation monarchique. Aujourd’hui, personne ne peut échapper à la broyeuse.

    Un paysan consacrait entre vingt et trente jours de travail au paiement de l’impôt. De nos jours, certains instituts d’inspiration libérale (Institut Molinari, Contribuables associés) fêtent chaque année, en juillet, le jour de la « libération fiscale », c’est-à-dire la journée à partir de laquelle le citoyen-contribuable pourra enfin travailler pour son propre compte, ayant rempli, les six mois précédents, ses obligations fiscales et sociales diverses.

    http://www.contre-info.com/fiscalite-vive-lancien-regime#more-35340

  • L'Apôtre au cinéma

    Lu sur l'Observatoire de la christianophobie :

    "Cheyenne-Marie Carron m’a signalé hier au soir trois projections exceptionnelles de son film L’Apôtre à Paris au cinéma Le Balzac (1, rue Balzac, 75008 Paris) les dimanches 23 novembre, 30 novembre et 7 décembre (séances de 11 h).Faites passer l’information… La réalisatrice m’annonce également pouvoir bientôt nous préciser les salles en Provinces où le film sera projeté."

    Vous pouvez retrouver sur le blog de l'Homme Nouveau l'entretien donné par Cheyenne-Marie Carron. Elle raconte l'élément déclencheur de ce film :

    H"Dans le village d’où je viens, la sœur de mon prêtre fut tuée. Le meurtrier était un jeune musulman, fils des voisins du prêtre. Lorsque le jeune a été arrêté, le prêtre a dit : « Je reste vivre auprès des parents, dont le fils a tué ma sœur, car ma présence les aide à vivre. » La main tendue de ce prêtre m’a touchée au plus profond du cœur. Je savais déjà par ma mère que la religion catholique était la plus belle religion existante, mais par le geste sublime de beauté de ce prêtre, j’ai compris que la Vérité ne pouvait qu’être là. Alors, bien des années plus tard, j’ai décidé d’écrire le scénario de L’Apôtre. J’ai fait ce film en mémoire de ce curé de campagne qui va bientôt mourir et je l’ai dédié à sa sœur Madeleine. Ce sont des saintes personnes, anonymes, et moi je ne veux pas qu’on les oublie."

    Michel Janva

  • Il y a 70 ans : mort d’Alexis Carrel

    exis Carrel fut l’un des plus grands savants de la première moitié du XXe siècle : pionnier de la chirurgie vasculaire, il obtint en 1912 le prix Nobel de physiologie ou médecine « en reconnaissance de ses travaux sur la suture vasculaire et la transplantation de cellules sanguines et d’organes», devenant à l’époque à la fois le plus jeune lauréat et le premier scientifique récompensé pour ses travaux hors de son propre pays.

    Converti au catholicisme, il fut un défenseur de l’écologie et de l’ordre social.

    Il s’est fait mondialement connaître par la publication de L’Homme, cet inconnu(disponible ici) en 1935.
    Nous recommandons aussi ses Réflexions sur la conduite de la vie.

    Aucun représentant officiel n’assista à ses obsèques, le dr Carrel ayant eu le tort de travailler de concert avec l’Etat français du maréchal Pétain.
    Petit à petit les rues et collèges Alexis Carrel sont débaptisées…

    Nous reviendrons prochainement sur sa vie et son œuvre.

    Thibaut de Chassey

    http://www.contre-info.com/

  • Comment on fabrique un citoyen

    Recension de l’ouvrage paru aux éditions Via Romana, Histoire du citoyen, de Jean de Viguerie

    Le grand historien des Lumières a encore frappé. Après, entre autres, Les pédagogues et Les deux patries, Jean de Viguerie se penche cet automne sur un mot d’emploi trop fréquent. Hommes politiques, journalistes, responsables associatifs, artistes, tous en usent et abusent, tantôt comme substantif, tantôt comme adjectif. Sept lettres, claquant comme un étendard : « citoyen » !

    Les Lumières, berceau du citoyen

    La filiation du citoyen n’est pas à chercher dans les ruines majestueuses de la Ville éternelle, mais dans l’agitation des salons parisiens de la fin du XVIIIè. Le citoyen n’est alors qu’en gestation. Ses géniteurs se nomment Montesquieu, Rousseau, ou encore Mably. A leurs yeux, le citoyen est un « être nouveau », rien de moins : un individu librement associé à ses semblables, par le truchement d’un pacte social. Ce contrat transforme l’individu, devenu citoyen. Ce dernier, bénéficiaire de droits, participe à l’autorité souveraine, obéit à la volonté générale et doit porter les armes. Porter les armes ? Oui, et ce d’autant plus que les philosophes ignorent la distinction entre le citoyen et le soldat. Tous deux ne doivent faire qu’un : un citoyen digne de ce nom doit rester en alerte. Construction philosophique, concept quasi-religieux du faux culte des Lumières, l’idée du citoyen se répand dans le public via le Catéchisme du citoyen de Joseph Saige et les pamphlets de l’abbé Sieyès : Délibérations à prendre pour les assemblées de bailliage et surtout Qu’est-ce que le Tiers Etat ?

    Le citoyen, créature soumise et baptisée dans le sang

    Réunie en trois ordres le 27 juin 1789, l’Assemblée devient constituante le 9 juillet. Dans la capitale, un autre assemblée se forme : celle des électeurs de Paris. C’est elle qui dirigera la révolte du 14 juillet. Du 10 au 17 juillet, ces deux assemblées forcent l’accouchement du citoyen. Dieu avait façonné le Monde en sept jours. Dans un laps de temps identique, les révolutionnaires façonnent leur créature, le citoyen, baptisée dans le sang des défenseurs de la Bastille. Tel Minerve sortant casquée de la cuisse de Jupiter, le citoyen naît armé. Sa lame est déjà souillée. La Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen porte au pinacle l’être nouveau. Derrière la poésie de la Déclaration, se cache une étrange dualité entre l’homme et le citoyen. Si l’homme est défini par ses droits (résistance à l’oppression, liberté de communication, etc.), le citoyen, lui, se caractérise par sa soumission. Soumis à la loi, il est tenu de concourir à la formation de celle-ci, expression de la volonté générale. Mieux : il doit lui « obéir à l’instant ». Jean de Viguerie résume : « fruit de la philosophie des Lumières et de l’imagination des constituants, il a été imaginé pour imposer à un homme très diminué, réduit à un « sous-homme » (Xavier Martin), la dictature de la loi révolutionnaire ». Citoyen rime avec droit de cité ; ce dernier n’est pas octroyé à tous. Femmes, enfants, pauvres, en sont exclus, mais pas seulement. Dans un paradigme où la société politique se confond avec la « grande association », ignorant familles, provinces et corps intermédiaires, l’accomplissement du citoyen passe par l’épuration. Ainsi, après avoir mélangé christianisme et civisme en 1790, la Révolution épurera la religion. D’abord par la lettre – Constitution civile du clergé en octobre 1791 – puis par le fer : les massacres de septembre 1792 n’en sont qu’une tragique illustration. Le citoyen soldat est désormais massacreur. Dans le même temps, la proclamation de la République (22 septembre 1792) fait automatiquement du citoyen un républicain. Cette jeune République n’est pas qu’un simple régime ; elle est surtout un esprit régénérateur, s’exprimant dans un contexte de peur et d’hystérie.[...]

    La suite sur Le Rouge et le Noir

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Comment-on-fabrique-un-citoyen

  • FIAC : la fiente en frac

    De Fabrice Hadjadj, écrivain et philosophe :

    "Toutes les époques, il y a eu des nuls et des imposteurs. Mais le nom de FIAC m'a toujours indisposé: les acronymes sont déjà des échecs artistiques et n'augurent rien de bon, d'autant que mon oreille tend à n'y entendre que le mot-valise de la «fiente en frac». Cela foire, effectivement. Aujourd'hui chacun sait qu'il n'y a rien de plus ringard que de militer sous la bannière des avant-gardes. Quant aux partis-âneries, comme vous dites, elles tombent toujours dans les affirmations massives: l'accueil en masse ou la condamnation en bloc. On veut s'épargner un vrai travail de discernement, quelque chose qui ne soit pas que de l'adhésion mondaine ou du rejet épidermique, mais qui se pense à partir de la considération des recherches formelles et d'une mise en perspective dans l'histoire de l'art. Parmi les contemporains, il y a des charlatans, certes, mais il y a aussi de vrais artistes, dignes des grands de jadis. Je pense à Gerhard Richter, à Bill Viola, à James Turell, à Yuri Ancarani, à Rineke Dijkstra et tant d'autres. Tous ceux-là ne prétendent pas à un avant-gardisme en complète rupture avec le passé. Ils entendent au contraire s'inscrire dans la plus pure tradition, revendiquant même un lien avec le Quattrocento ou le Moyen-Âge. [...]

    L'art contemporain est vu par ses contempteurs tantôt comme l'apothéose du potache, tantôt comme le comble du cynisme. On perd de vue les grands drames qui sont à l'origine de ces tendances. En 1915, à Zurich, est fondé le mouvement Dada, qui décide de se moquer de l'académisme et de tourner en dérision les chefs-d'œuvre. Pourquoi cette dérision? Parce qu'il y a la Première Guerre Mondiale. Les grandes civilisations, avec leurs beaux musées, leurs beaux théâtres à l'italienne, n'ont pas empêché la tuerie de masse. Cette soudaine désillusion face à la «religion de l'art», dont on voit les traces dans la dernière partie de la Recherche du Temps perdu, est le premier choc, qui conduit à une première défiance. Il y en aura une seconde, avec la Deuxième Guerre, et le pouvoir nazi. Il ne faut pas oublier que le nazisme fut un esthétisme. Il n'y a pas en lui que les chambres à gaz. Il y a aussi Hugo Boss, les opéras de Wagner, le philharmonique de Berlin, les grands sons et lumières de Nuremberg qui pousseront Drieu La Rochelle, hésitant encore avec le communisme, à pencher finalement pour le pseudo-renouveau hitlérien… Dès lors, toute beauté «grand public» peut devenir douteuse, suspectée de complicité hypnotique avec le fascisme. Et comme Hitler avait aimé la grande musique tonale et méprisé le dodécaphonisme, comme il avait vanté l'art populaire ou antique et condamné l'art «dégénéré», on a cru faire acte de résistance en vantant l'art dégénéré et les compositions atonales. Si vous ajoutez à cela Mai 68, et la crainte désormais du petit bourgeois de paraître en dehors du coup, vous pouvez mieux comprendre pourquoi la transgression est devenue une norme, et pourquoi la subversion bénéficie de subventions d'État… [...]

    Michel Janva

  • 4 novembre 1956 : intervention soviétique à Budapest

    Ce jour, les chars soviétiques entrent à Budapest, après que le nouveau gouvernement – amené par une révolte populaire spontanée contre la tyrannie communiste débutée le 23 octobre – a fait savoir qu’il voulait quitter le Pacte de Varsovie.
    L’aviation et l’artillerie bombardent des poches de résistance ou supposées telles.

    Avec le soutien tacite des démocraties occidentales, l’URSS va écraser l’insurrection dans le sang et entamer une sévère répression.

    Ci-dessous 15 minutes de séquences vidéos tournées par des amateurs le 23 octobre 1956. Elles montrent que cette journée a commencé par une manifestation pacifique d’étudiants, avant que les communistes ne tirent sur la foule.

    Les nouvelles s’étaient répandues rapidement et des émeutes avaient éclaté dans toute la capitale.
    La révolte s’était étendue rapidement en Hongrie et avait entrainé la chute du gouvernement.
    Des milliers de personnes s’étaient organisées en milices pour affronter l’Autorité de protection de l’État (ÁVH) et les troupes soviétiques.

    Source : hungarianambiance.com

    http://www.contre-info.com/