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culture et histoire - Page 1490

  • La Victoire de 1918, les Kurdes et le pétrole

     

    On continue en France de célébrer chaque année comme une fête nationale l'anniversaire de l'armistice de 1918.

    Or, le respect que nous devons et, pour certains d'entre nous, la fidélité que nous avons porté, aux anciens de la Grande Guerre devraient nous imposer, aujourd’hui encore, une certaine réserve du fait du gaspillage de cette si coûteuse victoire.

    Les erreurs monstrueuses du traité de Versailles ont été largement analysées : à la fois trop fragile, du point de vue des puissances supposées bénéficiaires, et trop dur pour être accepté de façon durable par l'Allemagne vaincue, qui, d'ailleurs se sentait trahie et n'eut aucune latitude pour le négocier.

    En relisant les examens critiques de cette "sortie de guerre", aussi bien celui d'un Bainville, que celui d'un Keynes, et leurs thèses supposées contradictoires, il me semble en fait, renforcés par le recul du temps, que leurs travaux se complètent.

    Aussi bien les conséquences économiques, vues par Keynes, que les conséquences politiques de cette paix, vues par Bainville, ne pouvaient se révéler que catastrophiques. Et les prévisions de l'historien nationaliste français comme celles de l'économiste britannique, – si souvent dans l'erreur pourtant par ailleurs, – se sont vérifiées. Ceci prouve qu'il était aberrant de ne pas écouter leurs arguments. Ils nous paraissent aujourd'hui évidents. À l’époque malheureusement on les considérait comme des esprits polémiques, purement marginaux. Des insolents, en quelque sorte.

    Or, l'architecte de cette mauvaise paix porte un nom : il s'appelait Clemenceau. Et, il a été glorifié, plus que jamais cette année par Hollande, et sans doute par Valls qui se croit la réincarnation du "Tigre". On continue à l'encenser malgré la somme invraisemblable de fautes qu'il aura commises pendant toute sa carrière. On s'efforce d'oublier son rôle belliciste tout particulièrement à la fin de la guerre. On veut effacer des mémoires son incompétence lors de la négociation des traités de Versailles, imposé à l'Allemagne, de Saint-Germain-en-Laye infligé à l'Autriche, de Trianon à la Hongrie, de Neuilly à la Bulgarie, et celui de Sèvres enfin supposé soumettre, de façon définitive, la Sublime Porte.

    Or, signé en 1920, cet instrument diplomatique ne fut pratiquement pas exécuté. Le gouvernement d'Athènes commit la folie de croire, pratiquement seul, les promesses de ce qu'on n'appelait pas encore la communauté internationale. Le peuple grec paya cette naïve confiance du prix de la catastrophe d'Asie mineure de 1922. Celle-ci se solda par l'élimination des autochtones chrétiens, de Smyrne à Trébizonde, et la fin d'une présence plusieurs fois millénaire. Cette cruelle leçon de l'histoire n'a pas été retenue.

    En janvier 1918 avait été affirmée la doctrine du président Wilson. Sans son intervention, et sans ses financements, les Alliés n'auraient pu ni continuer, ni encore moins gagner la guerre.

    Ses 14 points allaient donc s'imposer, du moins en tant que théorie.

    Ainsi la carte du démantèlement de l'empire Ottoman fut d'abord dessinée sur une base plus ou moins ethnographique au nom du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes.

    Ainsi imaginait-on, notamment, de faire une petite place pour les chrétiens sur les terres où le christianisme est apparu.

    Ainsi fut-il prévu à Sèvres en 1920 que le peuple kurde se verrait reconnaître le droit à l'existence d'un Kurdistan indépendant.

    Il se trouve qu'entre 1920 et 1926 les frontières prévues ont été redécoupées, au gré des insouciances parisiennes et des intérêts pétroliers : l'hypothèse chrétienne fut rayée de la carte. Quant aux Kurdes, ils furent alors artificiellement divisés entre quatre États (principaux) : Turquie, Irak, Iran et Syrie. Ils constituent de ce fait, aujourd'hui encore, la plus importante population dans le monde dont l'existence nationale n'est pas reconnue.

    Or, le vent a repris ses tours.

    Le partage du pétrole de l'État irakien, accorde aux Kurdes une réserve constitutionnelle de 17 %. Jusqu'ici elle était soumise au monopole d'exportation de l'État central. Mais cet archaïsme est en train d'exploser. Certes un contentieux opposer bien entendu les autorités locales kurdes au gouvernement de Bagdad. Mais, si le Premier ministre est un chiite du sud, Haïder al-Abadi, la présidence de la république est attribuée à un kurde, en l'occurrence Fouad Massoum. Le contrôle complet sur les ressources du sous-sol ne pourra plus longtemps demeurer sous le contrôle des chiites. Et cela va servira à l'embryon d'un nouvel État qui se développe à Erbil, a déjà repris Kirkouk et pourrait bien viser la reconquête de l'ancien vilayet de Mossoul.

    Le 7 novembre, Ashti Hawrami, ministre des Ressources naturelles annonçait que les exportations de pétrole brut par oléoduc avaient atteint dès cette année le niveau de 34,5 millions de barils pour une valeur de quelque 3 milliards de dollars. Cette quantité dépasse de quelque 60 % les estimations précédentes. Et les perspectives des cinq prochaines années semblent dès maintenant très favorable, avec l'appui des Occidentaux. Les réserves de la région autonome kurde sont estimées à 45 milliards de barils. Les plus grosses compagnies mondiales, Exxon, Total, Chevron et Gazprom viennent donc de signer des accords d'exploration. Ici, d'ailleurs, pétrole et droits de l'Homme paraissent faire bon ménage.

    Le quotidien catholique "Présent" rappelle à ce sujet : "Naguère le ' sultan rouge' Abd-ül Hamid II se servit des chefs de certaines tribus kurdes, qu'il incorpora dans sa sinistre milice 'Hamidiyé' pour massacrer les Arméniens et prendre leurs terres dans l'est anatolien, autour de 1895, prélude au génocide organisé par les jeunes-turcs en 1915. Aujourd'hui les Kurdes apparaissent comme le dernier rempart de la survie des chrétiens." (1)⇓

    Ce retournement dialectique de l'Histoire ne doit être considéré ni comme le premier, ni comme le dernier. Face aux crimes de l'islamo-terrorisme en général, et ceux commis au nom du Néo Califat en particulier, on ne pourra que s'en féliciter.

    JG Malliarakis       

    Apostilles

    cf. sur Présent N° 8228 du 11 novembre 2014.

    http://www.insolent.fr/page/2/

  • Pour un nouveau régime

    C'est le titre du colloque auquel  nous convient le Cercle Vauban, Politique Magazine et le Rouge et le Noir. Le coupon d'inscription peut être téléchager ici.

     

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  • Le communisme illusions et réalités

    Les Éditions du Trident vous proposent

    7 livres pour comprendre les raisons de la série de crimes la plus sanglante de l'Histoire du monde.

    Le 25e anniversaire de la chute du mur de Berlin et celui du démantèlement du rideau de fer dans toute l'Europe centrale, auraient pu, et donc auraient dû, servir à rappeler la distorsion monstrueuse entre les illusions et les réalités du monde communiste.

    Les Français, si affreusement ligotés dans leur prétendu "modèle social", gagneraient aujourd'hui, pour s’affranchir de la paralysie économique et culturelle qui en résulte, à en comprendre les racines communistes.

     Alfred Sudre : "Histoire du communisme" avant Marx Lorsque ce livre fut publié au XIXe siècle, avant même que l'on connaisse l'existence de Karl Marx, on distinguait à peine entre socialisme et communisme. Le sous-titre de l'époque le souligne : Réfutation historqiue des utopies socialistes. L'auteur recense avec brio et érudition la longue histoire de l'Utopie depuis l'Antiquité.

    Colonel Rézanoff : " Le Komintern" IIIe Internationale Dès le départ, cette organisation mondiale fut prise en main par l'appareil dictatorial et le service de renseignement des bolcheviks de Moscou.

    Ces premiers dirigeants se révélaient déjà de dangereux fanatiques.

    Général Krivitsky : "J'étais un agent de Staline" Ce livre publié en occident en 1939 ne décrit pas seulement les crimes et les trahisons du stalinisme et de son monstrueux système répressif, il les explique. L'auteur souligne aussi, pour l'avoir vécu de l'intérieur, le système et les privilèges de la bureaucratie toute-puissante.

    Jean-Gilles Malliarakis présente "L'Alliance Staline Hitler" Essayons de comprendre et de connaître, enfin, les documents secrets des négociations germano-soviétiques de 1938-1939, et le partage effectif de l'Europe orientale connu sous le nom de "pacte du 23 août 1939" cause directe de la guerre, du massacre de Katyn, etc. Les responsabilités historiques de Staline.

    Jules Monnerot : "Sociologie du communisme"  Offre spéciale : les 3 volumes au prix de 39 euros Divisé en 3 parties, ce livre peut être considéré comme une œuvre majeure du XXe siècle. On y trouve en annexe la correspondance que Monnerot reçut alors du général De Gaulle.

    Tome Ier L'islam du XXe siècle Lors de l'édition de 1963, Jules Monnerot répond à Khrouchtchev. Ce dernier affirmait que le système soviétique allait surpasser l'occident et, bien vite, le niveau de vie des Américains. À l'époque nul ne semblait douter de la supériorité technique de l'empire du "socialisme réel". Cette affirmation conquérante ressemblait fort à celle de cet islamisme des premiers siècles [que les islamistes d'aujourd'hui prétendent restaurer]. 

    Tome II Dialectique Héraclite, Hegel et Marx. En quelque sorte, le marxisme trahit la Dialectique elle-même. Dans cette partie philosophique l'auteur souligne les erreurs de la doctrine sur laquelle Lénine et ses continuateurs prétendirent se fonder.

    Tome III Imperium Mundi Pourquoi et comment l'Utopie, transformée en "entreprise léniniste", poursuivait la conquête du monde, manipulant l'émotionnel et jouant sur la faiblesse de nos démocraties.

    Profitez de notre offre et commandez l'ensemble des 3 volumes de la Sociologie du communisme au prix de 39 euros.

    http://www.insolent.fr/page/2/

  • L'abbé de Tanoüarn nouveau rédacteur en chef de Monde & Vie

    Changement au sein du mensuel catholique :

    M"Jean-Marie Molitor, qui dirige la publication, m’a demandé de prendre en charge la rédaction en chef de Monde & Vie qu’il assurait depuis quelques mois. Comment conjuguer christianisme et politique ? C’est la question récurrente. Le christianisme n’est pas et ne sera jamais un communautarisme. Mais c’est le levain dans la pâte humaine dont parle l’Évangile, un levain qui manifeste toujours, chez ceux qui l’ont laissé agir en eux, une liberté d’esprit et de coeur. Pour autant nous ne nous transformons pas en brebis dociles de chapelles putatives. Nous continuerons à nourrir une critique sereine de toutes les pseudo-modernisations du christianisme sans jamais confondre la foi chrétienne avec une forme quelconque de nostalgie pour un passé fantasmé. Le vin nouveau du Seigneur ne doit pas être mélangé dans de vieilles outres trop humaines avec des préoccupations stratégiques souvent myopes et périmées.

    Notre ambition est de travailler pour un bien vraiment commun et de dépasser les conflits entre les catholiques. Il faut montrer la vigueur de la nouvelle génération, qui a manifesté sa force de conviction dans les grandes manifestations contre le mariage homosexuel, et qui cherche à s’engager, à se former sur tous les plans, à vivre de sa Foi, selon une expression souvent reprise par saint Paul. La perspective chrétienne, nationale et identitaire, est plus que jamais la seule alternative au gloubi-boulga que nous propose les vieux dinosaures de la mondialisation heureuse, de la laïcité comme religion civile, et de Mai 68 comme horizon libertaire de tous les « bonheurs ». La force de Monde & Vie c’est la liberté avec laquelle nous disons et redisons notre conviction : entre l’individualisme opaque et le mondialisme idyllique (deux faces de la même médaille), l’attachement de l’Occident aux nations qui l’ont animé est une nécessité vitale. « Les nations disait Jean Paul II à l’Unesco en 1980 sont les grandes institutrices des peuples ». [...]"

    Michel Janva

  • I-Media n°29

  • [PARIS] Mardi 02 decembre 2014 : ERIC ZEMMOUR AU CERCLE DE FLORE

    A Paris, mardi 2 décembre à 20h00, ne manquez pas le nouveau Cercle de Flore.

     

    Eric Zemmour, écrivain, essayiste et journaliste politique, viendra présenter son dernier ouvrage : Le suicide Français

    Mardi 02 décembre 2014, à 20h00

    À la Maison des Mines, 270 rue Saint Jacques, 75005 Paris

    RER B : Luxembourg ou Port Royal

    PAF : 5€ , gratuité pour les adhérents.

    Renseignement : cercledeflore@actionfrancaise.net