

Un nouveau numéro de “Royaliste” (numéro 1217, daté du 27 Septembre) vient de paraître.
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Un nouveau numéro de “Royaliste” (numéro 1217, daté du 27 Septembre) vient de paraître.
Dans la première partie du roman figure un autre épisode dont le caractère mythique est évident. Il s'agit de la coutume de la fontaine. On a depuis longtemps souligné le caractère traditionnel de cet usage qui s'apparente à de vieux rites pour obtenir la pluie, particulièrement lors des périodes de grosse chaleur. Verser un peu d'eau sur la pierre qui borde la fontaine entraîne un véritable déluge et un orage terrifiant. Le rite pratiqué autour de la fontaine de Barenton dans la forêt de Brocéliande est probablement un reste de vieux cultes néolithiques, antérieurs au monde indo-européen.
Un roman mythologique
Du merveilleux au mythe, la distance n'est pas très grande d'autant que les deux domaines procèdent d'un même univers originel. Le Chevalier au lion est riche d'épisodes mythiques dans le sens le plus immédiat du mot. La mythologie peuple ses récits d'êtres monstrueux, de combats prodigieux contre des géants, d'exploits hors du commun réservés à des êtres d'élite. Yvain accomplit justement les épreuves héroïques classiques du héros parfait. Il affronte des adversaires multiples ou des personnages monstrueux avec une déconcertante énergie.

Ex: https://www.romanoimpero.com/2019/09/templum-veneris-genetricis-26-settembre.html
La construction du temple de Venus Genetrix (Vénus Mère) avait été une promesse et un vœu de Jules César à Vénus lors de la bataille de Pharsale, livrée et gagnée en 48 avant J.-C. contre son adversaire Pompée le Grand.

Le terme "Genitrice" faisait allusion à l'ascendance mythique de César à travers Iulus (c'est-à-dire Ascanius), géniteur de la gens Iulia, et fils d'Énée, lui-même fils de la déesse Vénus. Mais la Déesse était aussi la génitrice de tout le monde vivant, animal et végétal.
En revanche, une question devait éloigner beaucoup d’anciens membres de l’Ordre nouveau du général de Gaulle, après la Deuxième Guerre mondiale : celle du fédéralisme européen. A. Marc et Robert Aron furent en effet les fondateurs de la Fédération et du Mouvement fédéraliste européen. Le contentieux allait s’alourdir au congrès de La Haye en 1948 et aux propos du général de Gaulle sur les « cabris », en passant par la Communauté européenne de défense. A. Marc nous a précisé, à ce sujet, que le général de Gaulle ne lui avait pas tenu rigueur de ses articles des années 50 et 60. Il aurait même empêché, en 1962, que l’on ne supprime les crédits du Centre international de formation européenne, dirigé par A. Marc à Nice et dont les thèses étaient pourtant très éloignées des siennes.

Franck Favier, agrégé et docteur en histoire, est l’auteur de plusieurs ouvrages consacrés au Premier Empire.
Il vient de publier une biographie du maréchal Marmont (1774-1852), duc de Raguse, personnage tragique que Napoléon traita de Judas. Son titre lui-même servira à signifier la trahison au XIXe siècle par le mot “ragusade” et le verbe “raguser”.
Le procès d’une civilisation
Un des points de départ de l’Ordre nouveau fut : « ni droite ni gauche », et le groupe respecta cette règle, même s’il fut ouvert aux courants non conformistes de la droite et de la gauche. Ses membres se présentaient comme « traditionalistes mais non conservateurs, réalistes mais non opportunistes, révolutionnaires mais non révoltés, constructeurs mais non destructeurs, ni bellicistes ni pacifistes, patriotes mais non nationalistes, socialistes mais non matérialistes, personnalistes mais non anarchistes, humains mais non humanitaires (19) ». Leur analyse partait de la crise de civilisation au cœur de la « décadence de la nation française » (20), que J.-L. Loubel del Bayle résume ainsi : « Un rationalisme desséché, écrasant toute spontanéité vitale et affective, des idéologies qui méconnaissaient radicalement le réel, telles leur semblaient être les causes profondes du mal dont souffrait la France… ».