Oublions la presse féminine qui atteint, elle aussi, des records de tirage (et des records de sottise : je préfère me taire…), pour m'arrêter à la presse destinées aux jeunes filles, la mini bimbo, la meuf, la nymphette un tantinet portée à l'hystérie, apprentie commère, dont la cervelle tient dans l'épaisseur de son string : ce n'est même pas un cache-sexe, c'est un cache-cervelle. On les reconnaît au premier rayon de soleil, le nombril à l'air, la dégaine mi-trash, mi-sexy avec leurs airs innocents d'aguicheuses promises à l'enrichissement des "psy" - si la vie, entre temps, ne leur a pas réservé de plus sombres et amères désillusions. Les plus dévergondées pourront toujours se reconvertir à la télévision ou dans le skowbiz, milieux surabondamment peuplés de dépravés. Là, vous rajoutez un à deux millions d'exemplaires. Quelques échantillons en disent long sur le mental des parents qui achètent ou laissent leurs filles acheter ce genre de serviettes hygiéniques sur papier glacé : Star Club, Fan 2, Girls !, Starac Mag, 20 ans, Miss Star Club, Hit Machine Club, Muteen, etc. Presse torchonneuse dont la veine générale peut se résumer ainsi : comment devenir une salope tout en étant riche, célèbre, enviée, passer à la télé et voir sa photo en couverture.
Lire la suite