À en croire Robert Spaemann, ancien professeur de philosophie à l'Université de Munich, Louis de Bonald nous a joué un drôle de tour. Ce chantre de la contre-révolution, alter ego de Joseph de Maistre serait, en fait, un moderne qui s'ignore.
Iconoclaste, propre à réveiller certains de leur endormissement, cette thèse a été défendue en 1951, devant un jury universitaire, par Robert Spaemann, alors âgé de 25 ans, mais déjà rempli de promesses. Pas plus le jeune thésard de l'époque que le retraité d'aujourd'hui ne voyait en Bonald un adversaire à abattre. Bien au contraire, c'est avec sympathie que Spaemann abordait l'écrivain français, sympathie d'autant plus manifeste qu'il partage avec lui une aversion pour les présupposés philosophiques de la Révolution française. Ce spécialiste de philosophie morale est considéré dans son pays comme un aristotélicien de renom. Comme philosophe et comme chrétien, il s’est également attaché au rapport entre la foi et la raison. Aujourd'hui encore, Robert Spaemann, proche du pape Benoît XVI, est un défenseur farouche de la messe traditionnelle.
L'historien Yves Chiron publie une biographie novatrice de l'auteur des Pensées et des Provinciales. On y découvre un Blaise Pascal plus complexe et complet que ce qu'en laisse connaître son image traditionnelle.
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Un livre de Jacques Julliard friabilité la vision catholique traditionnelle de l'argent à travers œuvres de Péguy, Bernanos et Claudel.
Devant l'histoire, Pierre Cauchon, évêque de Beauvais, maître d'œuvre du procès de Jeanne d'Arc, est l'archétype du traître. Il est pourtant représentatif de l'Université de Paris, qui épousa le parti anglais pendant la guerre de Cent ans.