
Mussolini, 1923
Par Pierre Debray
C'est une étude historique, idéologique et politique, importante et profonde, que nous publions ici en quelques jours. Elle est de Pierre Debray et date de 1960. Tout y reste parfaitement actuel, sauf les références au communisme - russe, français ou mondial - qui s'est effondré. L'assimilation de l'Action française et du maurrassisme au fascisme reste un fantasme fort répandu des journalistes et de la doxa. Quant au fascisme en soi-même, si l'on commet l'erreur de le décontextualiser de sa stricte identité italienne, il reste pour certains une tentation, notamment parmi les jeunes. On ne le connaît pas sérieusement. Mais il peut-être pour quelques-uns comme une sorte d'idéal rêvé. Cette étude de Pierre Debray dissipe ces rêveries. Elle s'étalera sur une dizaine de jours. Ceux qui en feront la lecture en ressortiront tout simplement politiquement plus compétents. LFAR
De nombreux paysans de la plaine de Pô désiraient passer de la condition d’ouvrier agricole à celle de propriétaire. Ils se heurtèrent aux ligues, qui s’opposèrent à l’achat, n’acceptant qu’une location collective. Mussolini prit hardiment le parti des aspirants propriétaires, lançant le mot d’ordre « la terre à ceux qui la travaillent ». En d’autres termes, tout comme Lénine en Russie, il fondait son action sur le mot d’ordre le plus apte à entraîner les paysans pauvres. Ceux-ci rejoignirent les faisceaux à l’appel de deux vieux militants syndicalistes, Umberto Pasella, futur secrétaire général des faisceaux, et Michele Bianchi, qui sera l’un des quadriumvirs de la marche sur Rome. Michele Bianchi, en particulier, était très populaire pour avoir mené dans toute l’Émilie les grèves agricoles entre 1907 et 1913.
On n'en a jamais fini avec la Révolution française, rupture fondamentale dans l'histoire de France. L'historien Frank Attar s'intéresse au bellicisme des « grands ancêtres », une machine de guerre révolutionnaire à l'intérieur aussi bien qu'à l'extérieur de nos frontières.
Grâce à deux grammes de poudre d'os provenant d'un fémur, l'ADN mitochondrial d'un homme vieux de 400 000 ans découvert dans les années 1990 dans le nord de l'Espagne, sur le site d'Atapuerca (surnommé « Sima de los huesos », « puits des ossements »), a pu être reconstitué.
Spécialiste de l'Italie contemporaine et du fascisme, Pierre Milza met en évidence, dans « Les derniers jours de Mussolini », les incohérences du récit officiel de la mort du « Duce » et le rôle clé joué par les services de renseignements britanniques.
Les représentants les plus anciens du genre Homo, qui vivaient il y a plus ou moins deux millions d'années, étaient jusqu'à présent séparés en plusieurs espèces distinctes : Homo rudolfensis, Homo abilis, Homo ergaster, Homo erectus, etc. Mais l'étude par une équipe internationale dirigée par David Lordkipanidzé d'un crâne fossile vieux de 1,8 million d'années, découvert en 2005 sous une maison du village médiéval de Dmanisi, à 100 km au sud-ouest de Tbilissi, en Géorgie, jette le doute sur cette subdivision dans la mesure où il présente à lui seul des caractéristiques de la plupart de ces espèces. Retrouvé en parfait état de conservation, ce crâne qui appartenait à un individu de sexe mâle (et dont la mâchoire avait déjà été retrouvée en l'an 2000) possède en effet une boîte crânienne assez petite (546 cm3 soit le tiers du cerveau de l'homme moderne), typique de l’Homo abilis, mais aussi un visage allongé et prognathe, comme l’Homo erectus, avec de grandes dents comparables à celles de l’Homo rudolfensis. Faut-il en conclure que ce que l'on prenait pour des espèces distinctes n'étaient que des variations d'une seule et même espèce, en l'occurrence l’Homo erectus ? C'est ce qu'ont laissé entendre Christoph Zollikofer et Marcia Ponce de Léon, de l'Institut d'anthropologie de Zurich, qui font partie des auteurs de cette étude. Mais d'autres spécialistes restent sceptiques, tel le paléobiologiste Bernard Wood, de l'Université George Washington, qui a rappelé que les plus anciennes espèces du genre Homo ne se distinguent pas seulement par leur morphologie crânienne, mais aussi par d'autres traits. Sur ce point, le débat reste ouvert.