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France et politique française - Page 3467

  • Défendre son identité n'est pas un crime !

    Nous sommes en 1971 et Claude Lévi-Strauss donne une conférence pour l'UNESCO sur le thème Race et culture.

    Sa conclusion est sans appel : la protection des particularismes identitaires d'une culture passe par une fermeture minimum aux cultures extérieures.
    Protéger son identité ne peut pas être assimilé à du racisme ou à de la xénophobie, c'est une constante humaine que de vouloir transmettre son identité à ses descendants.
     
    Vous trouverez ci-dessous quelques lignes magnifiques de son intervention.
    « La fusion progressive de populations jusqu’alors séparées par la distance géographique, ainsi que par des barrières linguistiques et culturelles, marquait la fin d’un monde qui fut celui des hommes pendant des centaines de millénaires, quand ils vivaient en petits groupes durablement séparés les uns des autres et qui évoluaient chacun de façon différente, tant sur le plan biologique que sur le plan culturel. Les bouleversements déclenchés par la civilisation industrielle en expansion, la rapidité accrue des moyens de transport et de communication ont abattu ces barrières. En même temps se sont taries les chances qu’elles offraient pour que s’élaborent et soient mises à l’épreuve de nouvelles combinaisons génétiques et des expériences culturelles. Or, on ne peut se dissimuler qu’en dépit de son urgente nécessité pratique et des fins morales élevées qu’elle assigne, la lutte contre toutes les formes de discrimination participe de ce même mouvement qui entraîne l’humanité vers une civilisation mondiale, destructrice de ces vieux particularismes auxquels revient l’honneur d’avoir créé les valeurs esthétiques et spirituelles qui donnent son prix à la vie et que nous recueillons précieusement dans les bibliothèques et dans les musées parce que nous nous sentons de moins en moins certains d’être capables d’en produire d’aussi évidentes.
    Sans doute nous berçons-nous du rêve que l’égalité et la fraternité régneront un jour entre les hommes sans que soit compromise leur diversité. Mais si l’humanité ne se résigne pas à devenir la consommatrice stérile des seules valeurs qu’elle a su créer dans le passé, capable seulement de donner le jour à des ouvrages bâtards, à des inventions grossières et puériles, elle devra réapprendre que toute création véritable implique une certaine surdité à l’appel d’autres valeurs, pouvant aller jusqu’à leur refus, sinon même leur négation. Car on ne peut, à la fois, se fondre dans la jouissance de l’autre, s’identifier à lui, et se maintenir différent. Pleinement réussie, la communication intégrale avec l’autre condamne, à plus ou moins brève échéance, l’originalité de sa et de ma création. Les grandes époques créatrices furent celles où la communication était devenue suffisante pour que des partenaires éloignés se stimulent, sans être cependant assez fréquente et rapide pour que les obstacles indispensables entre les individus comme entre les groupes s’amenuisent au point que des échanges trop faciles égalisent et confondent leur diversité. »
    Il fait même l'éloge des frontières
    , voyant en elles une nécessité "pour développer des différences".

    « Une culture consiste en une multiplicité de traits dont certains lui sont communs, d’ailleurs à des degrés divers, avec des cultures voisines ou éloignées, tandis que d’autres les en sépare de manière plus ou moins marquée. Ces traits s’équilibrent au sein d’un système qui, dans l’un et l’autre cas, doit être viable, sous peine de se voir progressivement éliminé par d’autres systèmes plus aptes à se propager ou à se reproduire. Pour développer des différences, pour que les seuils permettent de distinguer une culture des voisines deviennent suffisamment tranchés, les conditions sont grosso modo les mêmes que celles qui favorisent la différenciation biologique entre les populations: isolement relatif pendant un temps prolongé, échanges limités, qu’ils soient d’ordre culturels ou génétiques. Au degré près, les barrières culturelles sont de même nature que les barrières biologiques; elles les préfigurent d’une manière d’autant plus véridique que toues les cultures impriment leur marque au corps: par des styles de costume, de coiffure et de parure, par des mutilations corporelles et par des comportements gestuels, elles miment des différences comparables à celles qui peuvent exister entre les races; en préférant certains types physiques à d’autres, elles les stabilisent et, éventuellement, les répandent. »
    Appelé à se justifier de ses propos dérangeant, il reste droit dans ses bottes, condamnant même la banalisation des accusations de racisme et de xénophobie.

    « Je m’insurge contre l’abus de langage par lequel, de plus en plus, on en vient à confondre le racisme et des attitudes normales, légitimes même, en tout cas inévitables. Le racisme est une doctrine qui prétend voir dans les caractères intellectuels et moraux attribués à un ensemble d’individus l’effet nécessaire d’un commun patrimoine génétique. On ne saurait ranger sous la même rubrique, ou imputer automatiquement au même préjugé l’attitude d’individus ou de groupes que leur fidélité à certaines valeurs rend partiellement ou totalement insensibles à d’autres valeurs. Il n’est nullement coupable de placer une manière de vivre et de la penser au-dessus de toutes les autres et d’éprouver peu d’attirance envers tels ou tels dont le genre de vie, respectable en lui-même, s’éloigne par trop de celui auquel on est traditionnellement attaché. Cette incommunicabilité relative peut même représenter le prix à payer pour que les systèmes de valeurs de chaque famille spirituelle ou de chaque communauté se conservent, et trouvent dans leur propre fonds les ressources nécessaires à leur renouvellement. Si comme je l’ai écrit ailleurs, il existe entre les sociétés humaines un certain optimum de diversité au-delà duquel elles ne sauraient aller, mais en dessous duquel elles ne peuvent non plus descendre sans danger, on doit reconnaître que cette diversité résulte pour une grande part du désir de chaque culture de s’opposer à celles qui l’environnent, de se distinguer d’elles, en un mot d’être soi : elles ne s’ignorent pas, s’empruntent à l’occasion, mais pour ne pas périr, il faut que, sous d’autres rapports persiste entre elles une certaine imperméabilité. »

    Pour aller plus loin, cet article très complet du blog "Noix Vomique" - duquel nous nous sommes très largement inspirés - revient en détail sur cette passionnante histoire qui fit couler beaucoup d'encre !

    http://www.ventscontraires.fr/2015/12/defendre-son-identite-nest-pas-un-crime.html

  • Malika Sorel : « Pourquoi la loi El Khomri est communautariste »

    Malika Sorel révèle un aspect peu connu de la réforme du Code du travail ; celle-ci affirme « la liberté du salarié de manifester ses convictions, y compris religieuses ». Pour Malika Sorel, [Figarovox du 10.03] les entreprises seront désormais soumises aux pressions communautaristes. D'autres considérations de fond nous rapprochent de cette analyse de Malika Sorel, notamment s'agissant de son rejet de l'idéologie européiste et s'agissant de son attachement aux frontières et à la nation.  LFAR 

    L'intention était louable. Il s'agissait de faire subir une cure d'amaigrissement à un code du travail devenu obèse au fil du temps. De le rendre plus simple, plus accessible et compréhensible. Mais on se retrouve au final avec un outil de déstabilisation massive.

    Le respect des commandements religieux posés comme principe supérieur à tous les autres

    Dans ce projet de loi travail, chose étrange, un point fort préoccupant est passé sous silence. Nul - ou presque -, ne dénonce en effet la réaffirmation de ce qui n'est autre qu'une insécurité juridique, aussi bien pour les entreprises que pour les salariés. Dans son préambule, le projet de loi travail dit El Khomri pose comme principe essentiel le respect des commandements religieux. La liberté de pratique est totale et c'est à l'entreprise qu'il revient de motiver toute limitation ou restriction en la matière. C'est ainsi que l'article 6 stipule que « la liberté du salarié de manifester ses convictions, y compris religieuses, ne peut connaître de restrictions que si elles sont justifiées par l'exercice d'autres libertés et droits fondamentaux ou par les nécessités du bon fonctionnement de l'entreprise et si elles sont proportionnées au but recherché. »

    Comment les entreprises peuvent-elles accepter de se laisser ainsi passer la bride, alors même qu'elles sont aux premières loges pour constater et déplorer la montée en puissance, ces dernières années, des demandes liées à la pratique religieuse?  Ces dernières ont même conduit au doublement du nombre de conflits, au sein des entreprises, en seulement un an, comme en atteste l'étude publiée en avril 2015 par l'Observatoire du fait religieux en entreprise et l'Institut Randstad. Si les patrons le déplorent, c'est qu'ils savent à quel point ces conflits entravent la cohésion des équipes et peuvent engendrer un climat délétère au sein de l'entreprise, sans compter le risque de glissement de certaines équipes vers un fonctionnement communautaire, comme cela a pu être constaté entre autres à la RATP. Quant aux Français, selon une enquête IFOP de décembre 2015, ils sont 76 % à se déclarer favorables à l'interdiction du port de signes religieux ostensibles dans les entreprises privées.

    À défaut d'instaurer la neutralité religieuse en entreprise, tant attendue aussi bien par les patrons que par les salariés, il eût fallu, faute de mieux, que ce projet de loi Travail ne mentionne rien à ce sujet pour ménager aux entreprises la possibilité de se doter d'un règlement intérieur qui leur permette de se protéger, comme ont su le faire aussi bien l'entreprise Paprec que la crèche Baby Loup.

    Dans le rapport « De la neutralité religieuse en entreprise » que le Haut Conseil à l'Intégration avait remis au Premier ministre en septembre 2011, nous faisions déjà état de la gravité d'une situation à laquelle il convenait de remédier, pour peu que l'on soit attaché à ce que les entreprises ne se transforment pas en champs de bataille. La vraie question est là, et elle pose celle de l'utilité du politique lorsqu'il en vient à installer les conditions du conflit.

    Le salarié « mouchoir jetable »

    Cette loi Travail prétend rendre plus facile d'accès le CDI, en lieu et place du CDD. Or, lorsque l'on y regarde de plus près, ce qui est proposé est ni plus ni moins que la transformation du CDI en contrat précaire. Il suffira en effet que le carnet de commandes s'allège suite à une évolution de conjoncture ou même simplement à des erreurs de positionnement marketing de la part du management, pour que le CDI puisse prendre fin. il s'agit donc tout bonnement d'un CDIP, ou CDI Précaire. Nous connaissions déjà les salariés variables d'ajustement qui trinquent - souvent seuls - pour les erreurs de leur patron lorsque ce dernier n'a pas su anticiper les transformations de son environnement, ou s'il a commis des erreurs de gestion. Voici l'ère nouvelle du salarié « mouchoir jetable », qui ne constitue en rien un progrès. Ce projet de loi Travail est bien trop déséquilibré et injuste pour être adopté.

    Dans une entreprise, tout comme dans une famille ou une nation, le lien de confiance est primordial. Il est le principal moteur de tout engagement à faire, et surtout à bien faire. Un salarié qui travaille avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête ne peut donner le meilleur de lui-même. Entreprises comme salariés se trouvent perdants en fin de compte. Eu égard à la situation anxiogène dans laquelle de nombreux Français sont plongés, il n'est pas possible, aujourd'hui, d'exiger d'eux davantage. Il faut au préalable restaurer un climat de sécurité et retisser les liens de confiance.

    Chat échaudé craint l'eau froide

    Les élites politiques dirigeantes nous assurent que cette loi Travail ouvrirait la voie à la relance de l'emploi. Nul n'en apporte la preuve formelle mais il nous faudrait, une fois encore, les croire sur parole, comme nous les avons crues pour le projet d'élargissement de l'Union européenne, qui devait nous ouvrir la voie de la prospérité et de la paix. Force est de constater qu'en guise de prospérité, de plus en plus d'Européens vivent dans l'angoisse du lendemain et que les classes moyennes vivent dans la hantise du déclassement. Quant à la paix, elle n'a jamais été aussi précaire. Nos élites nous demandent désormais de nous habituer à vivre durablement avec la menace d'attentats comme ceux du 13 novembre, et même de plus grande ampleur. Le Président de la République n'a-t-il pas lui-même déclaré que la France était en guerre ? C'est l'un des rares domaines, peut-être même le seul, où il ne se soit pas trompé.

    Si l'Europe vacille et que tant de repères s'écroulent autour de nous, c'est parce que nous n'aurions pas poussé assez loin l'intégration européenne, de même que pour résoudre le problème du chômage, nous n'aurions pas poussé assez loin la « flexisécurité ». Pour l'emploi, la réponse serait la loi El Khomri, et pour l'Europe, l'enterrement des nations qu'appellent de leurs vœux tant de dirigeants européens qui, dans un remake des Bourgeois de Calais, abandonnent les clés de nos frontières à la Turquie tout en déposant à ses pieds, en guise d'offrande, quelques milliards d'euros et la suppression des visas pour ses 75 millions de ressortissants.

    Est-ce en augmentant les doses du traitement que l'on peut espérer en faire disparaître les effets secondaires indésirables ? Si un tel conseil vous était prodigué par votre médecin, persisteriez-vous à placer votre santé et votre bien-être entre ses mains ? Comme le disait si bien Octave Mirbeau: «Les moutons vont à l'abattoir. Ils ne se disent rien, eux, et ils n'espèrent rien. Mais au moins ils ne votent pas pour le boucher qui les tuera, et pour le bourgeois qui les mangera. Plus bête que les bêtes, plus moutonnier que les moutons, l'électeur nomme son boucher et choisit son bourgeois. Il a fait des révolutions pour conquérir ce droit. » Et vous, êtes-vous plus moutonnier que les moutons ? 

    Malika Sorel-Sutter    

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • Gauchisation : le FN s'écarte du SIEL

    "Lors de sa séance du 29 février, le bureau politique du Front national a décidé que la double appartenance entre le FN et le Siel, parti associé au Rassemblement Bleu Marine, était désormais proscrite. [...] Si Karim Ouchikh, président du Siel (qui n’a pas souhaité commenter cette décision), n’est pas concerné, puisqu’il n’a jamais adhéré au FN, il en va différemment pour beaucoup d’adhérents de son parti, à commencer par l’un de ses vice-présidents, Frédéric Pichon, qui, selon le site internet du Front national, est toujours membre du comité central du FN. Ce sont plusieurs dizaines de membres du Siel qui sont concernés. En contraignant ses adhérents à choisir et en ne doutant pas qu’ils opteront pour le Front national, le FN espère affaiblir le président du Siel dont les critiques sur les conclusions du séminaire frontiste de début février n’ont pas du tout été bien perçues. [...]

    Samedi dernier, la fédération FN du Pas-de-Calais dirigée par Laurent Brice, premier adjoint au maire FN d’Hénin-Beaumont, Steeve Briois, accueillait pour conférencier Bertrand Dutheil de la Rochère, qui n’est pas membre du Front national mais président de Patrie et Citoyenneté, une microscopique formation de « patriotes de gauche » membre du RBM. Mieux encore : le tweet par lequel Dutheil se félicitait de son « excellente et passionnante discussion avec les militants frontistes du Pas-de-Calais sur islam et laïcité » a été aimé et rediffusé par Philippot. Deux poids deux mesures ?"

    Karim Ouchikh, dont les critiques n’ont pourtant jamais dépassé les limites du débat politique, souhaite que la stratégie de Marine Le Pen s’ouvre aux aspirations de l’électorat de droite, notamment sur les plans sociétal et économique. Analyse confirmée par l'élection de dimanche dernier, qui a vu cet électorat, dans les Yvelines, placer le candidat se réclamant de La Manif pour tous devant celui du Front national ! Vincent Collo, pour le FN, a recueilli 9,38 % des voix, et Benjamin La Combe (Yvelines pour tous), 9,56 %.

    Karim Ouchikh a aussi été informé que son intervention prévue, en avril, devant les adhérents FN de Marseille sur le thème de l’identité était annulée. Raison invoquée : seuls les cadres du FN sont désormais autorisés à s’exprimer devant les membres du parti. Or c’est faux comme le montre la dernière information de Minute citée ci-dessus.

    http://lesalonbeige.blogs.com/.services/blog/6a00d83451619c69e200d8341c012953ef/search?filter.q=

  • Communication • Le Roi pourquoi pas ? La question demeure, l'image change ...

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    Les plus anciens attachés à la cause royale, parmi nos lecteurs, s'ils ont769162644.png milité à l'Action française, ou se sont simplement intéressés à elle, vers la fin des années 1950, se souviendront du slogan ci-contre (image de droite) qui fit l'objet d'une affiche collée en grande quantité, dans toute la France, et spécialement dans le Midi, aux environs de ces années là. Il y en eut tant et tant sur les murs et les platanes de nos villes et régions que nul ne pouvait les ignorer. La recherche graphique était minimale, l'esthétique primitive. Mais tout le monde connaissait l'affiche avec son slogan à la forme interrogative; « le Roi, pourquoi pas ? » c'était une question qui revenait dans les conversations; et il fallut du temps pour que son souvenir s'efface. Remplacé, plus tard, dans des proportions au moins comparables par les affiches éponymes des rassemblements royalistes de Montmajour et des Baux de Provence, frappées de l'insigne des Camelots du Roi. Ainsi devenu célèbre hors de nos cercles ...

    Les temps ont passé et d'autres actions, d'autres slogans se sont imposés au fil des circonstances politiques, tandis que s'installait le règne impératif d'Internet, puis des réseaux sociaux qui ouvraient à la communication politique ce caractère immédiat, rapide, indéfiniment renouvelable, massif et quasi gratuit dont nous usons et peut-être abusons aujourd'hui. Tel est aujourd'hui pour une bonne part le service de nos idées, tandis que - il faut le constater - murs et platanes où l'on puisse coller des affiches en quantité sont devenus rares.

    Voici donc que les visuels tendent à supplanter les affiches d'antan, pour envahir les réseaux sur le net, et que de nombreux militants de toutes tendances - notamment dans la jeune génération d'Action française - s'emploient à en composer en tout aussi grand nombre, souvent avec talent, technicité, spécialisation.

    En revanche, le fond demeure. [La fuente permanece - la source demeure - dit un très beau chant espagnol]. A preuve, le visuel en tête de cette note - réalisé par un militant d'Action française Provence - lequel reprend - et actualise graphiquement - le vieux slogan (presque) oublié ... Demanderait-t-il à revivre ?

    Qu'en diront les plus anciens ? Qu'en pensent les plus jeunes ? On nous excusera de ces questions et considérations militantes que d'aucuns trouveront peut-être frivoles, mais qui nous paraissent pourtant avoir leur importance.  LFAR 

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/

  • Nicolas Dupont Aignan annonce sa candidature à l'élection présidentielle de 2017

    Comme en 2012, où il a réalisé 1,79%, Nicolas Dupont Aignan sera candidat à l'élection présidentielle de 2017.Enarque âgé de 55 ans, il est passé par les cabinets ministériels de l'Education, détenu alors par François Bayrou (1993-94) et de l'Environnement (1994-95) et est député depuis 1997 et maire de Yerres (Essonne) depuis 1995. Il a fait cette annonce sur TF1 et son livre sort aujourd'hui (avec un titre douteux) :

    "Je suis candidat parce que je suis certain que notre pays peut s’en sortir s’il change de politique, si on change de personnel politique. Depuis des années, une minorité gouverne contre la majorité silencieuse des Français (...) On est le seul pays au monde qui recycle indéfiniment des Premiers ministres, des ministres, qui ont lamentablement échoué. Je dis aux Français : Il y a une autre politique possible, il faut se faire respecter, c'est pour ça que je me présente"

    Son parti dispose d'un lobby pro-famille, Debout les Familles, depuis octobre 2015 sans que l'on sache vraiment les actions menées concrètement (facebook,twitter) :

    "Debout les familles s'oppose à la gestation pour autrui, à la procréation médicalement assistée, l'adoption des couple de même sexe, à l'euthanasie. Dans le domaine scolaire l'association refuse l'enseignement de la théorie du genre et la mainmise de l’État sur l'éducation des enfants."

    Mais au-delà des effets d'annonce et de son opposition à l'adoption par les homosexuels, Nicolas Dupont Aignan peut être qualifié de candidat ni pro-vie ni pro famille comme ce post de 2006 le soulignait. En effet, la position de Debout la France sur les unions contre-nature reste très timide, cherchant à charmer les pro-famille sans s'attirer les foudres du lobby LGBT comme le montrent les extraits coi-dessous :

    "Le premier de ce principe est qu'il n'existe pas dans notre société française - je le crois profondément -  un droit "à" l'enfant. Et c'est la raison pour laquelle notre mouvement s’oppose à l'adoption par un couple homosexuel (...) Le second de ces principes est malgré tout, le droit pour chaque individu de vivre sa vie comme il l’entend. Il apparait donc légitime de vouloir solenniser les liens forts qui unissent deux personnes. A Debout la République nous sommes donc en faveur d'une  "alliance", conclue en Mairie et ouvrant à certains avantages supplémentaires par rapport au PACS (notamment fiscaux), comme la possibilité de toucher une réversion en cas de décès" [Extrait du projet DLF sur son site]

    7. Infléchissement de la politique de santé publique afin que l'offre de soins spécifiques aux femmes (gynécologie, maternités, accès à l'IVG, fréquence des tests de dépistage et de contrôle,...) soit correctement assurée. [Projet garantir l'égalité homme-femme sur le site de DLF]

    On pourra aussi relire cette interview de 2013 où Nicolas Dupont Aignan explique son absence à la manifestation du 13 janvier :

    Et vous n’avez pas défilé le 13 janvier. Il y avait une raison pour ça ?

    Oui, c’est que je ne voulais pas… comment vous dire, ma position est très simple. Je pense qu’il y a un immense gâchis. Je pense qu’avec un peu moins de démagogie des deux côtés, on pouvait trouver un projet qui permette à deux adultes de solenniser leur amour en mairie, c’est ce que j’appelle l’union civile; mais je suis hostile en revanche à l’adoption, à la PMA et à la GPA. Pourquoi ? Parce que je suis pour l’égalité des adultes mais je veux aussi l’égalité des enfants. Et j’estime que quand on n’a pas eu son père ou sa mère, on en a suffisamment souffert pour ne pas reproduire ça pour d’autres. Et qu’en tout cas, la loi ne le favorise pas.

    Pour être très clair, est-ce qu’un couple ça peut être un homme et un homme ?

    Mais bien sûr que ça peut être un homme et un homme ! Et d’ailleurs, ça l’est souvent ! Mais l’amour entre deux êtres adultes ne me gêne pas du tout. Et je comprends très bien qu’humainement il y ait la volonté d’égalité. Mais de là à transformer l’enfant en un objet – j’exagère un peu – qu’on commande, ça me révolte (…). Après, deux homosexuels peuvent l’élever, mais il est la filiation d’un père et d’une mère.

    Et vous n’avez pas manifesté le 13 janvier, peut-être parce que les slogans qui pouvaient être scandés…

    Parce que ça me gênait… Oui je ne voulais pas qu’on dérive du refus de la filiation au refus de l’homosexualité ; c’est clair.

    Nicolas Dupont Aignan a déclaré en janvier 2016 qu'il souhaitait abroger la loi Taubira mais il s'agit de la loi relative à la prévention de la récidive et à l'individualisation des peines de 2014... Pour la loi Taubira dénaturant le mariage, Nicolas Dupont Aignan est seulement pour une réécriture :

    "Pour ma part, mes convictions ne changent pas au gré des élections. J’ai toujours été favorable à une réécriture de la loi Taubira dans le sens d'une union civile en mairie pour les couples homosexuels avec droits égaux aux couples hétérosexuels sans adoption plénière, pour rétablir la seule filiation père- mère biologique et stopper la conception des enfants par GPA et PMA à l'étranger et demain en France."

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2016/03/comme-en-2012-o%C3%B9-il-avait-r%C3%A9alis%C3%A9-179-nicolas-dupont-aignan-sera-candidat-%C3%A0-l%C3%A9lection-pr%C3%A9sidentielle-de-2017-ag%C3%A9-d.html

  • Vidéo : Les défenseurs de la vie doivent cesser de raser les murs

    Samedi 12 mars, la fondation Jérôme-Lejeune lançait la fondation « One of Us », rassemblement de nombreux mouvements pro-vie en Europe. Boulevard Voltaire y était pour vous.

    http://www.bvoltaire.fr/reportage/les-defenseurs-de-la-vie-doivent-cesser-de-raser-les-murs,244792

  • Les Républicains veulent pouvoir bloquer Facebook ou Twitter sans délai

    De nombreux députés « Les Républicains » ont cosigné un amendement du député Éric Ciotti au projet de loi de réforme pénale, pour permettre au ministre de l’Intérieur d’ordonner le champ et sans aucun contrôle le blocage d’un site qui « provoquerait au terrorisme ou en ferait l’apologie » (appellation très floue qui encore une fois pourra frapper tous les dissidents, surtout après avoir été complétée au fil des ans), « y compris les réseaux sociaux ».

    Vu sur Numérama :

     

    « La loi sur l’état d’urgence était censée être une loi d’exception. Mais pourquoi ne pas en faire la normalité ? Le député Éric Ciotti, déjà auteur d’un amendement qui prévoit d’interdire les iPhone ou les smartphones Android en France si Apple ou Google refusent de coopérer au déblocage des téléphones, propose de faciliter le blocage sans délai des sites internet.

    Avec plusieurs dizaines de collègues du groupes Les Républicains, le député a déposé un amendement n°224 au projet de loi de réforme pénale qui dispose que « le ministre de l’intérieur peut prendre toute mesure pour assurer l’interruption de tout service de communication au public en ligne provoquant à la commission d’actes de terrorisme ou en faisant l’apologie ».

    « Le dispositif proposé par cet amendement est d’ores et déjà prévu dans le cadre de l’état d’urgence. Il convient de le pérenniser »

    Dans les motifs de l’amendement, les députés expliquent que son objectif est « de permettre au ministre de l’intérieur de bloquer tout site internet sans délai, y compris les réseaux sociaux, provoquant à la commission d’actes de terrorisme ou en faisant l’apologie ».

    Le blocage de sites présumés terroristes est déjà prévu par la loi contre le terrorisme de novembre 2014, mais prévoit l’obligation d’attendre 24 heures après avoir contacté en vain l’hébergeur, s’il est connu. Il permet par ailleurs à une personnalité qualifiée de la CNIL de vérifier la bonne application de la loi, puisque la liste des sites bloqués est secrète. Mais dans le cadre de l’état d’urgence, ces encadrements minimum sautent.

    « Certains fournisseurs n’ont pas appliqué le dispositif prévu par la loi et le délai de 24h qui leur est accordé apparaît excessif au regard des objectifs poursuivis », affirme M. Ciotti. « Le dispositif proposé par cet amendement est d’ores et déjà prévu dans le cadre de l’état d’urgence. Il convient de le pérenniser », conclut-il. »

    http://www.contre-info.com/les-republicains-veulent-pouvoir-bloquer-facebook-ou-twitter-sans-delai#more-41329

  • Pourquoi devient-on un politicien ?

    Dr Bernard Plouvier

    La question n’aurait somme toute pas plus d’intérêt que celle de connaître la raison pour laquelle un individu choisit d’être policier ou malfaiteur, médecin, ingénieur, fonctionnaire ou chômeur peu motivé par la quête d’un emploi, si notre société ne souffrait considérablement d’un manque d’éthique dans l’exercice des fonctions électives.

    Une remarque préliminaire s’impose, les révolutions dites « démocratiques » (telle celle de 1789-1798), ont accouché du parlementarisme et, de ce fait, ont créé par extension abusive ce fléau social, ce parasite qu’est le politicien professionnel, passé directement d’études fort orientées et de la fréquentation de syndicats étudiants ou de la pépinière des jeunes de tel ou tel parti à la manipulation de l’électorat, à la plus basse démagogie, sans avoir exercé, au moins durant une décennie, un métier utile à la société.

    Tout le monde le sait : le politicien professionnel est à la fois un séducteur et un prédateur. Un séducteur n’est pas un violeur (les sociologues et psychologues des années 1930-60 n’ont rien compris aux mécanismes de la relation politicien-électorat en parlant de viol des foules). Cette séduction est un mécanisme à double entrée : le politicien veut être aimé, admiré, supporté car c’est avant tout un être en état de manque d’affection ou de reconnaissance ; l’électorat veut avoir à sa disposition un être à encenser. Ce n’est pas pour rien qu’en Occident, le XXe siècle fut à la fois une époque de déréliction et le siècle triomphal du fait politique.

    Tout séducteur finit par lasser et ce d’autant plus vite que se révèle l’autre part de sa nature, la prédatrice. Certains savent mieux cacher que d’autres cette seconde partie du métier de politicien et restent très longtemps aimés, même s’ils se sont avérés d’une prodigieuse nullité (l’exemple de Jacques Chirac vient immédiatement à l’esprit).

    À l’évidence, le politicien est au service de quelque chose. Mais les motivations de ses agissements peuvent être multiples. Il arrive même qu’y entre, chez certains d’entre eux, une part d’idéal.

    Trop souvent, il est vrai, le politicien n’est qu’un être au service de sa gloriole, d’une soif d’argent, de pouvoir (qui est d’ailleurs davantage une délégation qu’un réel pouvoir, sauf en cas de dictature populiste) ou du désir compulsif de manipuler autrui (ce qui réalise un exemple d’art pour l’art !). Reste à envisager ceux qui sont motivés en tout ou en partie par un idéal (et, parmi ceux-là, les plus désintéressés sont généralement les plus grands dévoreurs de vies).

    À quelques exceptions près, seuls les édiles locaux sont animés par une volonté ferme et simple de servir la collectivité. Les politiciens aux grandes ambitions sont des exaltés, souvent des psychotiques, au service d’une idée philosophique (la démocratie), religieuse (ce sont en général des hallucinés ou des paranoïaques), économique, sociologique (la patrie), voire zoologique (la race).

    Les intoxiqués par l’idéal démocratique sont pervertis par deux âneries fort anciennes, que le Britannique John Locke a énoncées doctement : l’égalité et la bonté native des êtres humains. Un demi-siècle après lui, Jean-Jacques Rousseau, s’il n’était pas idiot au point de développer la première idée (s’en tenant prudemment à une égalité devant la Loi, ce qui était la reprise du grand classique athénien depuis Solon, au 6e siècle avant notre ère), développa ad nauseam la seconde : si l’être humain est fondamentalement bon, de bonnes lois établiront une société idéale… ce sophisme, qui n’était qu’une tautologie, fit l’objet d’un bref essai d’application par son admirateur éperdu, le paranoïaque austère Maximilien Robespierre, qui tenta d’imposer le Bien et le Juste par la Terreur.

    L’irruption de la foi religieuse en politique est toujours aussi désastreuse. On ne connaît que trop bien les massacres en Angleterre et en Irlande provoqués par le fou de Dieu halluciné Oliver Cromwell, la désastreuse intervention du paranoïaque calviniste (et cérébro-scléreux) Thomas Woodrow Wilson dans les affaires européennes en 1919 qui furent l’une des causes directes de la Seconde Guerre mondiale, ou, plus près de nous, l’affrontement de deux paranoïaques iraniens s’estimant missionnés par Allah : le shah réformateur Mohamed Reza et son rival victorieux, l’anachronique ayatollah Ruhollah Khomeiny, sorti tout droit d’un cauchemar médiéval.  

    Les désastres des champions du totalitarisme matérialiste sont tout aussi connus. Si très rares sont encore les Nations à subir le joug de fous furieux marxistes (qui tuèrent au bas mot 120 millions d’êtres humains au XXe siècle et gâchèrent irrémédiablement la vie de deux milliards d’autres), l’Occident et les Nations de style de vie occidental subissent de plein fouet les pratiques démentielles des adorateurs du libéralisme : individualisme, hédonisme, naïveté et vide sidéral de la course au profit.  

    L’exaltation de l’idée de Patrie a souvent conduit aux guerres, provoquées par des motifs futiles (l’exemple de la Grande Guerre est bien connu). Quant à la notion d’exaltation de la race, elle a souvent été grosse de génocides – du Xe siècle avant notre ère jusqu’à notre époque -… le pire est que trop souvent les paranoïaques qui vantent leur « race élue » (de la divinité ou du destin) confondent races et nations (ainsi de Moïse ou d’Adolf Hitler).

    Que la corruption, la démagogie, le mensonge, l’hypocrisie et l’égoïsme des carriéristes soient des plaies de nos sociétés européennes (et d’autres continents, mais ceci n’est d’aucune importance pour un Européen) est un truisme. Les électeurs ayant soutenu, puis constamment réélu les canailles, les brasseurs de vide, les démagogues et les imbéciles, ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes.

    Seuls sont fondés à se plaindre les êtres de grande qualité intellectuelle ou éthique (les deux éléments ne sont pas obligatoirement corrélés) qui, en vertu de la loi du nombre, sont les victimes des choix absurdes de majorités d’idiots et de naïfs.

    Toujours et partout (dès ses débuts dans la Grèce antique), la « démocratie » fut la résultante de deux chiffres : le nombre des électeurs opinant et, surtout, la quantité d’argent dépensée pour soutenir les candidats jugés les plus aptes à favoriser les affaires des riches. Démocratie, toujours et partout, fut l’équivalent du mot : Ploutocratie… il serait temps que même les moins doués de nos contemporains en soient informés.  

    L’homme politique idéal peut-il exister ? Il devrait être un individu charismatique, assurant la paix civile et garantissant l’indépendance du Pouvoir judiciaire, organisant une activité économique cohérente, avec une juste rétribution du travail bien fait, entretenant des relations harmonieuses avec les législateurs, les encourageant à se maintenir dans une ligne de responsabilité éloignée de la démagogie électoraliste, exaltant l’enthousiasme des administrés en leur procurant la certitude de participer, par leur travail et leur dévouement à la chose publique, à une authentique entreprise historique, donnant un idéal à la jeunesse et lui procurant une utilité sociale durant sa période de formation (l’adolescent utile à la place du jeune consommateur-roi), encourageant une production authentiquement artistique destinée à traverser les siècles... une véritable quadrature du cercle politico-social. L’histoire antique, médiévale, moderne ou contemporaine ne mentionne (presque) aucun individu de cette trempe... c’est ce que l’optimiste est en droit d’espérer du surhomme !  

    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2016/03/14/pourquoi-devient-on-un-politicien-5774394.html