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France et politique française - Page 3464

  • Pierre Larti, Génération Identitaire : Ce sont les derniers soubresauts d’une justice idéologue à l’agonie

    Source : Boulevard Voltaire
    Pierre Larti est responsable de la section parisienne de Génération Identitaire. Il était ce samedi à Calais, avec 130 autres militants, pour bloquer – sans violence – les points d’accès entre la jungle et la ville. Quatorze militants ont été placés en garde à vue. Trois d’entre eux ont écopé de trois mois de prison ferme.

    http://fr.novopress.info/

     

  • Mariage LGBT et polygamie : il n'y a pas de dérapage

    Selon Thibaud Collin,, qui prend la défense de Marion Maréchal Le Pen, en montrant les conséquences de la loi Taubira :

    "[...] Non seulement le propos de Marion Maréchal-Le Pen n’est pas un dérapage mais il exprime fort bien la logique sous-jacente aux législations redéfinissant le mariage civil. Que cette logique ne soit pas perçue ou qu’elle soit l’objet d’un déni ne change rien à son existence.

    En effet, quelle était, avant la loi Taubira, la référence dont on déduisait les conditions objectives du mariage civil: différence des sexes, interdit de l’inceste, monogamie, âge des conjoints ? La transmission de la vie humaine ; celle-ci ne pouvant être assurée que par l’union d’un homme et d’une femme, ce qui fait… deux personnes et non pas trois ou quatre! Or puisque la revendication homosexuelle veut à tout prix maintenir le lien entre mariage et filiation (« sociale »), il faut trouver un substitut à cette référence. Par quoi la remplacer ? Les volontés contractuelles d’individus, quelle que soit leur orientation sexuelle.

    Triomphe de la volonté

    Mais si la seule volonté suffit à légitimer l’articulation entre mariage et filiation, au nom de quoi continuer à rendre obligatoires les autres conditions, elles aussi déduites de l’étayage sur la procréation naturelle ? Pourquoi, par exemple, conserver la monogamie ? Pourquoi ne pas enfin reconnaître que jusqu’à maintenant seuls les monogames ont pu se marier et qu’ainsi les polygames ont été injustement discriminés puisqu’ils n’ont pu se marier qu’en niant leur désir polygame ? A cette question, que j’ai posée lors de mon audition à la Commission des lois de l’Assemblée nationale (13 décembre 2012), il m’a été répondu, en la personne du député EELV Sergio Coronado, que le peuple français n’était pas (encore) prêt à accepter cette grande réforme sociétale. Il est donc évident que la loi Taubira reste « polyphobe » et qu’aucun argument sérieux ne peut être opposé à la revendication de l’ouverture du mariage civil aux individus voulant contracter un mariage à n partenaires. S’ils s’aiment et qu’ils veulent vivre ensemble, s’ils désirent assumer un projet parental à trois, quatre ou cinq, au nom de quoi les clercs officiant dans leur chaire médiatique pourraient-ils leur interdire le bonheur ?

    Polyamour et polygamie

    On pourrait m’accuser de chipotage ou d’aveuglement, car enfin comment mettre sur un pied d’égalité le « polyamour » d’habitants de Belleville ou de Montreuil vivant en « trouple » et le huis-clos sordide de femmes musulmanes contraintes de vivre avec leur potentat de mari? Outre son caractère « nauséabond », une telle différenciation des situations oublie que la revendication des droits de l’individu = x fait, par définition, abstraction des contenus de vie concrets.

    Il y a donc bien une alliance objective entre les libertaires réclamant à la suite de Jacques Derrida un mariage à n partenaires et les partisans traditionnels de la polygamie. Les cris d’orfraie poussés en réaction aux propos de Marion Maréchal Le-Pen manifestent l’inconséquence des progressistes béats qui pensent que la volonté peut, à elle seule, déterminer une limite infranchissable. L’arbitraire de la volonté est potentiellement sans limite. Pour une fois, Sergio Coronado est d’accord avec Marion Maréchal-Le Pen."

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2016/03/mariage-lgbt-et-polygamie-il-ny-a-pas-de-d%C3%A9rapage.html

  • Marine Le Pen fait son retour sur la scène médiatique

    Migrants, polygamie, affaire Barbarin... Ce jeudi, la présidente du Front national est sortie de son silence médiatique au micro de RTL.

    Marine Le Pen s'était faite très discrète dans les médias depuis janvier dernier. Ce jeudi, elle est sortie de son silence en accordant une interview à la matinale de RTL. Après avoir été interrogée par Olivier Mazerolle de 7 h 45 à 8 heures sur RTL, la présidente du Front national a répondu aux questions d'Yves Calvi et des auditeurs de 8 h 15 à 8 h 30.
    Affaire Barbarin : « aucune complaisance »
    En plein coeur d'un scandale pédophile qui ébranle l'Église catholique française, Marine Le Pen a estimé nécessaire de « faire toute la lumière sur cette affaire qui est absolument épouvantable ». La présidente du FN a ensuite ajouté : « Dans bien d'autres endroits sévissent des pédophiles, manifestement dans une forme d'impunité. Il y a quelques semaines, c'était un professeur qui avait déjà été condamné pour pédophilie en Grande-Bretagne et qui, pourtant, a été embauché et mis en contact avec des élèves. Je suis extrêmement sévère et je n'ai aucune complaisance. Je pense que la justice doit être impitoyable avec ce type d'acte. »
    Changement de nom du FN
    Marine Le Pen n'a pas exclu un changement de nom du Front national, affirmant qu'elle n'y est « pas a priori défavorable », mais a refusé que ce soit uniquement « une opération publicitaire ou cosmétique ». « C'est vrai que, dans les adhérents du Front national, il y a un débat, il y a ceux qui sont attachés au nom, il y a ceux qui souhaitent en changer », a reconnu la présidente du FN, interrogée par un auditeur sur l'opportunité d'un changement de nom. « Je n'y suis pas a priori défavorable, je veux juste que ça corresponde à une réalité et pas uniquement à une opération publicitaire ou cosmétique », a-t-elle souligné. « Je pense que le Front national a vocation à être un pôle de rassemblement, à vocation majoritaire, que demain il va être rejoint dans le cadre de la politique d'ouverture qu'il met en oeuvre depuis un certain nombre d'années et que je porte, et le jour où véritablement ce rassemblement se fera, eh bien peut-être faudra-t-il envisager ce changement de nom pour qu'à cette nouvelle structure corresponde un nouveau nom », a-t-elle développé.
    Hauts-de-France
    La présidente du parti frontiste a par ailleurs déploré le changement de nom de la région dans laquelle elle était candidate aux dernières élections régionales : « C'est une indication qui n'est même pas géographique parce qu'à ce moment-là il fallait mettre Nord de France », a-t-elle déclaré. « Je pleure la disparition des Picards, parce que, du coup, les Picards disparaissent, nous sommes rayés de la carte. Tout ça est absolument injuste. Pour se soumettre à une forme de modernité, on déracine les Français qui n'ont vraiment pas besoin de ça en ce moment. Donc Picardie Nord Pas-de-Calais, croyez-moi, c'était bien plus appréciable. Après tout, quand il n'est pas utile de changer, il est utile de ne pas changer. »
    Retour à une souveraineté monétaire
    Interrogée sur la position du Front national sur la monnaie unique, Marine Le Pen s'est exprimée en faveur d'un référendum : « Je n'aime pas cette expression retour au franc parce qu'on a l'impression qu'on va revenir au franc avec toutes les divisions (…), ce n'est pas du tout ça, c'est le retour à une souveraineté monétaire : nous voulons avoir notre monnaie. Moi, ce que je vois, c'est que la Grande-Bretagne est en train de mettre en œuvre ce que j'ai proposé en 2011, à savoir la mise en œuvre d'une négociation avec l'Union européenne sur des points qui sont essentiels à la maîtrise de notre économie et au retour de la croissance et, à l'issue de ces négociations, un référendum. » Avant d'ajouter : « Je pense qu'il est utile d'avoir une monnaie nationale (…) pour récupérer une très grande compétitivité avec l'Allemagne. (…) Deuxièmement, ce sera un instrument pour financer les PME et les TPE. Troisièmement, ça permet de faire l'équivalent du quantitative easing (la création de monétaire) pour l'économie réelle en France (…), ça permet d'éviter le danger de la déflation. »
    Angela Merkel et les migrants
    Marine Le Pen a critiqué jeudi la politique européenne en matière migratoire et le rôle dominant joué par Angela Merkel, qu'elle a qualifiée de « catastrophe pour l'Union européenne », et a dénoncé un « chantage » de la Turquie à l'égard de l'UE. « Nous nous sommes tellement affaiblis en réduisant nos frontières que nous nous sommes soumis en réalité au chantage de la Turquie », a déclaré Marine Le Pen au sujet de l'accord migratoire conclu entre la Turquie et l'UE. Au sujet de la montée du parti populiste allemand AfD et du souhait de ce parti d'un retour au mark, la présidente du FN a affirmé ne pas être « choquée de voir les Allemands défendre les intérêts allemands ». « Là où je suis choquée, c'est quand les gouvernements français défendent les intérêts allemands et ne défendent pas les intérêts français », a-t-elle poursuivi.
    Marine Le Pen a enfoncé le clou contre la chancelière allemande, qu'elle a qualifiée de « véritable catastrophe pour l'Union européenne ». « L'Allemagne fait n'importe quoi », tacle-t-elle. « Elle a fait n'importe quoi en matière économique, elle a fait n'importe quoi en matière d'immigration. Et Nicolas Sarkozy et François Hollande suivent aveuglément Angela Merkel. (...) L'intérêt de l'Allemagne, c'est d'avoir un euro fort. Ce n'est pas l'intérêt de la France. Aujourd'hui, c'est le chaos. Aujourd'hui, c'est la guerre. Aujourd'hui, c'est le conflit entre les nations. Aujourd'hui, les nations s'insultent. Je crois que ceux qui nous ont vendu l'Europe c'est la paix se sont lourdement trompés. L'Union européenne aujourd'hui, c'est la guerre économique, c'est la guerre des postures. »
    Polygamie et mariage pour tous
    La présidente du Front national Marine Le Pen a pris implicitement jeudi ses distances avec sa nièce Marion Maréchal-Le Pen qui a dit craindre que la reconnaissance du mariage homosexuel ouvre la voie à la polygamie, affirmant qu'« on est très, très loin » en France de « la reconnaissance de la polygamie ». « Vous mettez sur le même plan une analyse politique et une analyse juridique », a indiqué la présidente du FN. « Juridiquement, l'ouverture du mariage aux homosexuels permet d'envisager que d'autres revendications puissent s'exprimer. Politiquement, je pense que nous en sommes extrêmement éloignés, parce que les Français, évidemment, à mon avis, à 99 % seraient tout à fait opposés à envisager, ne serait-ce qu'une seconde, que la polygamie soit autorisée dans notre pays, même si, en réalité, elle l'est déjà un peu puisque les services sociaux la prennent en compte. Puisque, dans les HLM, on accorde sur le même palier des appartements mitoyens pour permettre aux familles polygames de vivre en toute sérénité ensemble. Sujets qui ne font jamais, hélas, la une de la presse, car ça, ce sont de véritables scandales. »

    Afp via Le Point :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/politique/EuVlFpyuuykCaGRQai.shtml

  • Les électorats des partis de droite partagent un même désir de retour de l’autorité

    Le CEVIPOF (Centre de recherches politiques de Sciences-Po) s’est penché sur le besoin d’autorité des Français, dans la perspective de l’élection présidentielle de 2017. Les résultats sont pour le moins surprenants.

    Qu’entendre exactement par ce besoin d’autorité ?
    Celui-ci peut recouvrir plusieurs formes. Du renforcement du pouvoir exécutif à l’augmentation des moyens de la police et de la sévérité des juges, il semble investir tous les domaines de la vie des Français.
    Il faut dire que les circonstances s’y prêtent, entre la faillite d’une Union européenne et d’un l’État français dans la lutte contre le terrorisme, contre l’immigration incontrôlée et contre le chômage. C’est ainsi que le CEVIPOF a pu constater une triple augmentation de la demande d’autorité régalienne, sécuritaire et identitaire.

    Sur le plan politique, cela traduit-il la nostalgie de la monarchie gaullienne ?
    On peut d’ores et déjà présumer que la campagne électorale sera centrée sur l’autorité. C’est par conséquent la droite, qui l’incarne traditionnellement, qui va devoir relever le défi et trancher la question libérale. D’autant qu’une campagne axée sur ces thèmes peut se révéler stratégiquement payante. En effet, le besoin d’autorité transcende les classes sociales. L’écart entre les catégories professionnelles supérieures et défavorisées est minime selon l’étude. Ainsi, « la demande d’autorité moyenne n’oppose pas les professions en fonction de leur rang social », même si la demande identitaire est plus forte pour les classes sociales les plus pauvres.

    L’étude semble contredire l’effacement apparent du clivage droite-gauche
    l’Étude montre un continuum entre les différents électorats de droite sur la question de l’autorité. Si le Front National est le parti avec les sympathisants qui réclament le plus d’autorité, l’électorat LR/UDI ou DLF en est très proche. La distinction est nette avec les électorats des divers partis de gauche. L’existence d’une différence de degré et non de nature entre les électeurs du Modem et du FN laisse la porte ouverte à de nombreuses reconfigurations électorales.

    http://fr.novopress.info/

  • Aix-Marseille: Le retour des royalistes de l'Action française

    Une conception « exigeante » du militantisme :« On se voit trois à quatre fois par semaine. Tous nos adhérents sont vraiment militants ».... Rejoins nous !

    Des manifestants du mouvement royaliste Action française à Paris (photo d’illustration). - Miguel Medina/AFP

    Une trentaine d’associations et de partis politiques de gauche (ATTAC, FSU, PS, PCF…) appellent à manifester samedi dans le centre-ville d’Aix-en-Provence « contre les violences de l’extrême-droite ». Le rassemblement vise en particulier l’Action française, un groupuscule monarchiste de plus en plus remuant à Aix-en-Provence et Marseille.

    En septembre, ces activistes, qui se revendiquent du Martégal Charles Maurras, participent à une manifestation devant le conseil régional contre une exposition, qu’aucun d’entre eux n’avait vu, à la Friche de la Belle de Mai. Trois mois plus tard, derrière une banderole « Socialistes assassins », ils interrompent une conférence organisée à Sciences-Po Aix sur le Front national en PACA.

    En janvier, c’est au tour du Premier secrétaire fédéral du PS, Jean-David Ciot, d’être pris pour cible. Lors de sa cérémonie des vœux, des royalistes tentent d’entrer dans le théâtre en réclamant à tue-tête sa démission – le socialiste vient d’être relaxé dans l’affaire de son licenciement du conseil départemental. Enfin, en février, c’est la section marseillaise qui perturbe une réunion publique, au siège local des Républicains. [....

    La suite sur 20 minutes

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Aix-Marseille-Le-retour-des

  • Pédophilie : la presse de gauche amnésique ?

    Libération publiait, mardi, un article au vitriol dénonçant, à juste titre, les actes pédophiles ô combien honteux d’une minorité de prêtres catholiques et la non moins honteuse couverture qui leur aurait été offerte – la justice n’a pas statué – par le cardinal Barbarin.
    À la lecture de cet article, on est néanmoins en droit de se demander si les journalistes, et en particulier ceux de la presse subventionnée aux ordres du Parti socialiste, souffrent d’amnésie ou se moquent ostensiblement de leurs lecteurs toujours moins nombreux.
    En effet, il y a de quoi rester pantois devant l’impunité d’une certaine caste d’intouchables, celle des intellectuels de gauche. Spécifiquement face au crime terrible qu’est la pédophilie, peut-être le pire d’entre tous. Nombre d’entre eux ont, par le passé, franchi la ligne rouge en assouvissant et en assumant ouvertement leurs plus abjectes pulsions sans jamais être inquiétés par la justice ni freinés dans leurs carrières respectives.
    Revenons sur les faits, au hasard de ma connaissance, qui bien entendu est loin, très loin d’être exhaustive.
    En 1977, trois inculpés pour attentat à la pudeur sur mineur de moins de 15 ans (excusez du peu) croupissent à la place qui est la leur, à savoir en prison, et ce depuis trois ans. Un certain nombre de personnages, parmi lesquels Guy Hocquenghem, Patrice Chéreau, Philippe Sollers et Gabriel Matzneff, de grands penseurs français, mais aussi Jack Lang, Bernard Kouchner, ex-ministres de la République, Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre, deux philosophes portés au pinacle pour leurs combats ainsi que leurs écrits, signent une tribune de soutien dans Le Monde, parue le 26 janvier 1977 sous le titre « Trois ans de prison pour des caresses et un baiser, ça suffit ! »
    Quelques temps plus tard, Libération publie un long papier titré « Apprenons l’amour à nos enfants », à l’illustration tristement non équivoque. Je me garderai bien de la publier ici, mais grâce à notre ami Google, elle demeure assez simple à retrouver pour ceux qui auraient la curiosité et le courage de chercher.
    On verra aussi, au début des années 80, le même journal Libération donner la parole à un certain Jacques Dugué, pédophile notoire arrêté un peu plus tard dans le cadre d’une affaire de viol et de pornographie enfantine (là encore, excusez du peu), et militer ouvertement pour la sexualisation des enfants à travers des articles de son fondateur Serge July, qui défendait l’idée que l’on puisse aimer des enfants physiquement. Bien entendu, quiconque se permettra d’émettre la moindre critique quant à la morale douteuse de telles pratiques sera aussitôt accusé d’être réactionnaire. Déjà, à l’époque, les vieilles méthodes de terrorisme intellectuel étaient utilisées.
    Évidemment, il ne faudrait pas omettre l’inénarrable Daniel Cohn-Bendit, dit Dany le rouge, chef de file des Verts et député européen, qui se vante à travers son livre Le Grand Bazar se faire ouvrir la braguette et chatouiller par des enfants, et d’en être tout excité.
    Tout cela est passé de mode vers la seconde moitié des années 80. Probablement le monde n’était-il pas prêt, que voulez-vous : les « réacs » et les « bourgeois » avaient triomphé pour cette fois. Néanmoins, le mal était fait. Et comme je le disais plus haut, aucun de ces individus n’a été inquiété. Pire encore : tous ont été érigés en « grands » de leur époque et ont occupé, voire occupent encore, les plus hautes fonctions politico-médiatiques et dispensent à tout va leurs vérités absolues et autres leçons de morale comme si de rien n’était.

    Jérémie Massart - Boulevard Voltaire :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/tribune_libre/EuVlkEAyplERTijyfJ.shtml

  • La vague populiste est populaire !

    Invité mardi du grand journal de canal plus, même le libéral-libertaire européiste Daniel Cohn-Bendit semble parfois s’agacer d’un certain antifrontisme primaire…qu’il juge peut être contre-productif. Interrogé  Maïtena Biraben juste près d’un sketch des guignols caricaturant Marine et Jean-Marie Le Pen comme deux affreux racistes bas de plafond, l’ancien candidat des Verts balance: «Ça ne me fait pas rire». «Parce que c’était trop violent?» demande la présentatrice. «Non, parce que c’était con». Ce qui l’est tout autant disait-il en substance le même jour surFrance inter, à l’occasion de la sortie de son livre coécrit avec Hervé Algalarrondo, Et si on arrêtait les conneries, c’est le refus d’instaurer la proportionnelle. Encore une des promesses non tenues du candidat Hollande en 2012. Militant pour une alliance de raison entre  sociaux-démocrates bruxellois pour faire barrage au camp patriotique et souverainiste, il explique: «Aujourd’hui, on est dans un système politique qui marche sur la tête. Et il n’y a plus de majorité présidentielle. Si demain vous avez Marine Le Pen au deuxième tour, ce qui est possible, vous aurez un candidat, que ce soit Sarko, Hollande, Valls, Macron…Ces candidats qui gagneront n’auront pas une majorité présidentielle. Ils auront une majorité contre Marine Le Pen. A partir de là, il faudra faire un gouvernement – et Chirac ne l’a pas fait en 2002 – à l’image de cette majorité.» Bref,  un «compromis» antinational entre  «gens sensés d’un côté comme de l’autre» «pour mettre la France sur les rails» (sic) a-t-il ajouté.

    Dans un article publié lundi sur boulevard voltaire, Gabriel Robin, relevait «le profond décalage entre les discours des élites au pouvoir et les préoccupations du peuple» pointé par une enquête menée par l’université d’Édimbourg et le cercle de réflexion allemand D/part, sur le rapport qu’entretiennent les Européens avec l’Union européenne, et une autre de l’IFOP, sur «l’opinion des Français par rapport à l’immigration».

    « Ils ont été (…) 77 % à se déclarer  d’accord  à une question leur demandant s’ils estimaient que parmi les très nombreux migrants qui arrivent actuellement en Europe se trouvaient également des terroristes potentiels, dont 42 % tout à fait d’accord. Plus édifiant encore, 73 % des sondés ont estimé que la politique d’accueil, voulue par les instances européennes, pourrait créer un appel d’air et provoquer le départ vers l’Europe de très nombreuses personnes vivant en Afrique, en Syrie, en Irak ou en Afghanistan (…). Pas moins de 73 % des personnes interrogées ont répondu qu’ils n’étaient pas d’accord avec le fait que l’accueil de migrants soit une opportunité à saisir pour notre pays afin de stimuler notre économie. À l’identique, ils ont été 71 % à penser que la France n’avait pas les moyens économiques et financiers d’accueillir des migrants.»

    «Avec les Britanniques, les Français sont aujourd’hui les Européens les plus critiques à l’égard des institutions européennes (…). 47 % des Français interrogés repoussaient la volonté d’intégration prônée par François Hollande, contre 30 % qui souhaitaient renforcer l’Union. Parmi les 47 % d’eurosceptiques, certains veulent quitter l’Union et d’autres entendent la rendre moins puissante. »

    Il est tout aussi intéressant de constater que les Français, soumis à un matraquage anti Trump,approuvent cependant beaucoup de ses prises de position. C’est en tout cas le résultat d’ une enquête du CEVIPOF réalisée en janvier 2016. Ainsi 58% de nos compatriotes interrogés sont d’accord avec la déclaration du candidat américain son laquelle  L’islam est une menace. 59%adhérent également à la phrase de Trump affirmant Pour faire mon Gouvernement, je choisirai des experts et pas des politiques;  60%  à la déclaration affirmant que Les entreprises qui créent l’emploi doivent être libérées;  la réflexion de Donald Trump Il y a trop d’immigrés est plébiscitée  à 66%;  Les politiciens sont des corrompus   à 76% ; la phrase Il faut sanctionner le système politique sortant qui ne mérite plus le respect est approuvée à  82%.

    Encore un sujet de désespoir au sein du microcosme médiatique, du petit journal  de canal plus auMonde, de Mélenchon à Juppé. Synthétisant toutes les phobies des «gens bien nés» du Système à l’encontre de l’atypique candidat populiste, Bernard-Henry Lévy,  comme à son habitude, n’a pas fait dans la finesse pour attaquer le probable  rival (la messe n’est pas dite tant l’appareil républicain et neocon est vent debout contre Trump) de la catastrophique et dangereuse Hillary Clinton. Trump écrit-il est un «milliardaire plusieurs fois failli, peut-être lié à la mafia, arnaqueur», «aux contorsions d’Oncles Picsou grotesquement physiques, verbalement déficients et haineux»,  symbole de  la   «junk food mentale». «Face à ce bond en avant dans la grossièreté et la laideur, on pense à Berlusconi, à Poutine et aux Le Pen. On pense à une internationale de la vulgarité et du clinquant où la scène politique se réduirait à un immense plateau de télévision ; l’art du débat à des jingles ; les rêves des hommes à des illusions boursouflées et éclairées au strass (…)  Je dis bien une internationale.» M.  Lévy parle en connaisseur.

    La prose boursouflée d’un BHL,  synthétise la peur des élites occidentales devant  l’engouement populaire pour  une candidature en porte-à-faux avec leur  vision d’une Amérique progressiste, interventionniste, porte-drapeau du mondialisme, imposant par le fer et le feu les droits de l’homme, les sociétés ouvertes,  le règne de la marchandise et de l’ultra libre échangisme dans tous les domaines.

    On juge un arbre à ses fruits. Il ne s’agit pas de faire de Donald  Trump un chevalier blanc, un sauveur providentiel, de préjuger de sa capacité, s’il est élu, à tenir ses engagements, à respecter ses orientations et ses déclarations. Particulièrement en ce qui nous concerne directement, nous Français et Européens, en matière de politique étrangère, notamment son souhait d’un rééquilibrage, que nous estimons bénéfiques, des relations entre les Etats-Unis et la Russie. Nous savons aussi que les intérêts géopolitiques, économiques de l’Amérique,  souvent divergents de ceux de la France, a fortiori d’une France souveraine, ne disparaîtront pas d’un coup de baguette magique en cas d’accession de M. Trump à la Maison Blanche.

    Loin, très loin des arrière-pensées et des non-dits entourant la détestation de  M. Trump, les raisons du décollage de sa candidature ont été analysée dés juin dernier  dans un article publié sur  le site   Cyceon. «La plupart des américains ont beaucoup de respect pour sa carrière réussie qui a créé beaucoup d’emplois (…), Trump attirera sûrement beaucoup d’entrepreneurs qui se sentent de plus en plus incompris par  l’establishment déconnecté de Washington.  Aussi, la fortune de Trump évaluée à €8 milliards semble être là-bas plus un atout qu’un obstacle. Beaucoup de commentateurs ont écrit que Trump pourrait être un dirigeant politique plus honnête et plus sincère puisqu’il n’a pas besoin de la politique pour s’enrichir.» Honnêteté, rappelons-le au passage, dont n’est pas créditée une Hillary Clinton aux Etats-Unis.

    «Les Américains veulent mettre fin à ce qu’ils perçoivent comme le déclin de l’Amérique dans le monde. Après avoir élu deux fois le président Barack Obama et avoir été quelque peu déçus, ils semblent chercher un dirigeant plus conservateur qui rendra sa grandeur à l’Amérique.  L’élection de 2016 sera bien sûr déterminée par l’économie, mais la force de l’Amérique sur la scène internationale sera aussi un facteur plus important que d’habitude. Le sentiment des américains selon lequel la Chine court alors que l’Amérique marche à peine devrait bénéficier à Trump. Le sentiment des américains selon lequel l’Amérique est devenue si impuissante qu’elle ne peut pas défaire un petit groupe extrémiste de 50000 hommes comme l’EI ou faire entendre raison à la Russie de Vladimir Poutine devrait bénéficier à (Jeb)Bush» -candidat soutenu contrairement à Trump par les cénacles neocons mais désormais hors-jeu, NDLR. «Les deux candidats républicains incarnent ce que les américains respectent le plus : le succès et la force».

    Ce qui est d’ores et déjà certain note  Bruno Gollnisch,  c’est que  le succès rencontré par Donald  Trump lors de ses primaires, participe  de cette vague populiste qui entend secouer le joug de la pensée unique, des candidats imposés par le Système; il incarne, comme le FN en France,  cette prise de conscience des électeurs  selon laquelle il existe bel et bien une alternative patriotique au déclin, que le chaos programmé  par les politiques menées par nos gouvernants  post nationaux  n’est pas une fatalité.

    http://gollnisch.com/2016/03/18/vague-populiste-populaire/