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02/10/2016

Il faut une "politique de civilisation" pour redresser la France

Bruno Larebière commente pour Atlantico le livre de Patrick Buisson, La Cause du peuple. Extrait :

6a00d83451619c69e201b8d223ee07970c-200wi.jpg"[...] C’est un livre d’idées politiques. C’est un livre de refondation de la droite française sur des idées, dans l’optique d’une refondation de la France. C’est un livre où l’anecdote, dont on se repait ces jours-ci, a pour but principal si ce n’est unique d’éclairer une pensée générale sur l’état de la classe politique française – et tout particulièrement sur ceux qui se réclament de la droite ou y sont classés –, et, au-delà, sur l’état de la France.

C’est aussi un livre en totale rupture avec ce qui tient actuellement lieu de pensée : là, on passe enfin aux choses sérieuses ! On sera d’accord ou pas, mais au moins on pourra, si on accepte d’en faire l’effort, engager le débat sur les questions fondamentales, en constatant que pour l’heure, elles ne sont jamais débattues.

Pour Patrick Buisson, la question des questions, la seule qui vaille, c’est l’avenir de la civilisation. Il l’a dit mercredi soir sur France 2, et ce fut son propos majeur : il faut une "politique de civilisation" pour redresser la France, politique qui n’est selon lui proposée par aucun des prétendants à la présidence de la République, et c’est cela qu’il propose. Voilà à quel "projet plus global" ce livre entend répondre. [...]

Dans la vieille classification de René Rémond, Patrick Buisson relève assurément de la "droite légitimiste". Ses références sont effectivement, et entre autres, Charles Maurras, Charles Péguy, Léon Bloy ou Georges Bernanos. Patrick Buisson vomit cette droite libérale, cette droite bourgeoise qui s’est accaparée la France, au détriment de son peuple, au détour de la Révolution française. Une phrase de Bernanos lui convient assez bien et donne une clé de compréhension du personnage : "Je ne voudrais pas mourir sans faire ronfler ma fronde aux naseaux morveux du bœuf gras de la droite".

La France de Patrick Buisson, c’est une France qui aurait renoué avec son âme, une France qui aurait renoué avec elle-même donc, et qui se serait délivrée – dans la perspective qui est la sienne, le mot de "délivrance" ne me paraît pas trop fort – de ce qu’on appelle les "valeurs républicaines", considérées comme un corset artificiel et incapacitant dans lequel la France a été enfermée. [...]"

Michel Janva

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