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Le terrorisme intellectuel féministe arme de destruction massive

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Apparu au sein du gauchisme idéologique d'après mai 1968, le féminisme contemporain n'est plus une idéologie de la défense et de la promotion des femmes dans la société, mais constitue une arme idéologique de destruction massive des valeurs traditionnelles de la société européenne, qui exerce son pouvoir de nuisance au travers d'un véritable terrorisme intellectuel et judiciaire.

Le mouvement féministe des années 1950-75, celui de la génération née avant la Seconde Guerre mondiale, se préoccupait d'abord de l'amélioration des conditions sociales de la population, et en particulier de la promotion des femmes dans la société. Mais après Mai 1968, le féminisme de la deuxième vague, a muté sur le plan idéologique, il a changé d'objectif : pour le féminisme contemporain, l'Ennemi absolu, ce n'est plus le patron capitaliste rapace ou la société de consommation qui véhicule des stéréotypes machistes, mais c'est clairement l'homme blanc, le mâle blanc hétérosexuel, le super-prédateur viril et solaire qui a construit une civilisation supérieure de par son génie, sa force, sa volonté de puissance.

Une nouvelle forme de féminisme

Comme les autres fils bâtards de la synthèse freudo-marcusienne, cette nouvelle forme de féminisme prend donc naturellement place, aux côtés des autres formes de l'extrême gauche idéologique polymorphe (la galaxie métapolitique gauchiste qui regroupe entre autres l'antiracisme de combat, le mouvement LGBT, le multiculturalisme...) dans le combat contre la civilisation européenne et ses valeurs traditionnelles - des valeurs « patriarcales », insulte suprême pour les féministes, qui a remplacé la « phallocratie » dénoncée dans les années soixante-dix par le MLF Le féminisme d'aujourd'hui, ce n'est plus la défense et de la promotion des femmes dans la société (comme c'était encore le cas dans les années 1950-75, autour des figures de Beauvoir, Démar, voire Fouque ou Delphy, toutes femmes européennes de souche), mais la haine des hommes (blancs et hétérosexuels), de leur pouvoir, de leur place dans la société, pour prendre leur place et remplacer par les « minorités » soi-disant longtemps opprimées par ce même homme blanc (femmes, minorités raciales colonisées, minorités sexuelles, minorités culturelles). La haine des valeurs traditionnelles de la civilisation européenne, qu'il faut détruire, pour ouvrir la voie à la révolution mondiale, aux « espérances planétariennes », comme aurait dit Hervé Ryssen. Car c'est bien de cela dont il s'agit : n'ayant pu instaurer leur projet délirant de révolution mondiale messianique ni par les armes (Pierre Goldman a fini assassiné en 1979 dans des circonstances troubles), ni par les urnes (les classes populaires blanches, et en particulier le prolétariat ouvrier, votant pour Marine Le Pen et non pour le NPA), l'extrême gauche internationaliste, post-trotskiste, s'est reconvertie idéologiquement dans le domaine sociétal. Pour détruire la civilisation européenne, il s'agit de travailler comme la Vieille Taupe de Marx : saper les fondations, démolir et tourner en ridicule ses valeurs les plus sacrées...

La haine du mâle blanc hétérosexuel

Le féminisme post-68 est au gauchisme ce que le trotskisme fut au bolchevisme : une aile internationaliste très largement juive, dont la majorité des penseurs et des acteurs majeurs sont issus de la communauté juive c'est le cas notamment des féministes américaines, comme l'idéologue en chef du féminisme contemporain, l'inventrice (je n'ose écrire « inventeuse »...) des « études de genre », Judith Butler, mais aussi Andréa Rita Dworkin, Adrienne Rich ou Judy Chicago (née Cohen) ; c'est aussi le cas des féministes françaises majeures comme Julia Kristeva, Simone Veil, Gisèle Halimi, Elisabeth Badinter, Hélène Cixous ou Sylviane Agacinski, sans oublier la très médiatique Christine Angot, qui semble avoir remplacé Bernard-Henri Lévy sur les plateaux de télévision... La haine du mâle blanc véhiculée par ces intellectuelles a si bien pris dans certains milieux culturels « alternatifs », qu'une nouvelle génération de militantes féministes radicales - le féminisme de la troisième vague - a vu le jour depuis le début des années 1990, au sein des minorités raciales, « éveillées » au racisme antiblanc. Aux USA, où le mouvement a débuté un peu plus tôt qu'en France, elles sont noires (Audre Lorde, Barbara Smith, Joanne N. Smith, Tarana Burke...) ; en France et dans les pays francophones, elles sont noires (Rokhaya Diallo, Maboula Soumohoro, Mélanie Wanga, Sharone Omankoy...) ou d'origine maghrébine (Fadela Amara, Henda Ayari, Olfa Lamloum...). Lorsqu'en plus elles sont lesbiennes, comme Audre Lorde ou Barbara Smith, ces leaders auto-proclamées incarnent à la perfection l'antithèse de la civilisation européenne traditionnelle : femme féministe/noire/ homosexuelle contre homme/blanc/ hétérosexuel...

Une forme de terrorisme intellectuel

Comme les autres composantes de la « galaxie métapolitique gauchiste », la mouvance féministe revendique pour les femmes la condition de « minorité » (alors que les femmes représentent 52 % de la population) historiquement exploitée, comme les populations de couleur que l'Europe a pu coloniser dans le passé, et est organisée en une nébuleuse de lobbies, associations, collectifs, observatoires, qui organisent de façon systématique la chasse aux « déviants » (tous ceux qui pour les féministes sont reliés de près ou de loin à la défense des valeurs « patriarcales ») avec les mêmes méthodes que les autres composantes de cette galaxie.

Des méthodes staliniennes, dignes de l'Inquisition : victimisation et pathos émotionnel dans les mass-media (et depuis une dizaine d'années au sein des réseaux sociaux), saisie systématique des tribunaux pour tout propos ou acte considéré comme « sexiste » (avec à la clé des condamnations pénales, voire de la prison pour les récalcitrants), délation et dénonciations souvent calomnieuses (y compris chantage à la pédophilie par des mères hystériques et intéressées financièrement, soutenues par les associations et avocates féministes, en cas de problèmes conjugaux ou de divorces), chasse aux sorcières dans les entreprises et lynchage médiatique (spécialité de groupes comme les Chiennes de garde) et/ou campagnes de boycott, agressions physiques (ou destruction de biens en groupe, dans une forme de violence de défoulement), tentative d'imposition d'un nouvel ordre moral et moralisateur politiquement correct digne du puritanisme calviniste WASP avec pour but affirmé la mort sociale et professionnelle de l'individu visé, mais aussi son dépouillement financier lorsque de lourdes amendes (ou pensions alimentaires) sont prononcées par un juge.

Un bon exemple de ces méthodes est constitué par la récente campagne #Balancetonporc de la journaliste Sandra Muller (inspirée de la campagne #Metoo aux USA, lancée par la féministe noire Tarana Burke, « travailleuse sociale » auprès de New-Yorkaises « issues des minorités visibles »...) dans laquelle sont dénoncés et portés sur la place publique les abus sexuels dont seraient victimes les malheureuses femmes, éternelles proies du système patriarcal. Le titre même de la campagne nous éclaire : « balancer » signifie aussi bien jeter à la poubelle que dénoncer de façon anonyme (la « balance » est une figure emblématique, méprisable et méprisée du Milieu, groupe social patriarcal où survit encore un reste d'honneur) ; tandis que l'homme (pourtant présumé innocent en droit français jusqu'à sa condamnation définitive) est animalisé, relégué au rang de porc, l'animal le plus spécifiquement répugnant de la démonologie juive... L'homme jeté en pâture aux rats médiatiques et condamné devant l'opinion publique avant même d'avoir été jugé dans un procès équitable par une autorité judiciaire légitime...

Un combat qui s’accélère

Le combat de démolition métapolitique féministe, désormais lancé tous azimuts, et le terrorisme intellectuel qu'il véhicule, ont fini par atteindre/infecter l'ensemble des sphères économiques, sociales et culturelles où cette entreprise de sape peut donner des résultats probants, en particulier par l'action efficace des composantes de la nébuleuse, nébuleuse dans laquelle chacun des associations ou groupes de pression médiatisés (les Femen aux seins nus, les Chiennes de garde délatrices, Ni putes ni soumises dans les banlieues, ou encore Osons le féminisme et La Barbe dans l'espace médiatique) semblent occuper un terrain différent mais complémentaire de la lutte contre le « pouvoir mâle ». De l'imposition de quota de femmes dans les administrations publiques ou les conseils d'administration des grandes entreprises dans le domaine économique (avec la dénonciation permanente des « inégalités de salaires liées au genre », alors qu'elles sont essentiellement liées à la stratégie multiforme de tension sur les salaires du patronat négrier européen) ; les débats (jusque dans les universités) sur le genre et l'écriture inclusive dans le domaine culturel ; ou encore les luttes sociétales concernant la PMA et la GPA pour les couples des femmes lesbiennes ; la nébuleuse féministe étend la toile totalitaire de sa stratégie métapolitique dans l'ensemble de l'espace social et politique... Répétons-le, le féminisme contemporain n'est pas une défense de la cause des femmes, il se sert du prétexte de la défense de la cause des femmes dans la guerre culturelle menée à l'Europe et aux Européens par le gauchisme idéologique... À nous de relever le défi !

Klaas Malan Réfléchir&Agir N° 59 Été 2018

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