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Dégénérescence d'une République régénératrice première partie

Plus de cent pays auraient adopté notre Fête de la Musique enfin les valeurs supérieures de la civilisation françaises s'exportent ! En ce domaine, la France fait figure de modèle. Pour ceux qui l'ignoreraient encore, ce qu'on appelle la Fête de la Musique - qui aura lieu ce 21 juin -, c'est la fête du vacarme, du néant sidéral qui sonne creux dans le cerveau de notre jeunesse moderne. C'est la fête du « Boum ! Boum ! » fracassant, de la sono techno sur fond de polyphonies diverses et assourdissantes, se recouvrant, s'annulant, se désintégrant en cacophonie infernale; c'est le tempo des décibels qui vrillent les tympans, un boucan d'enfer rythmant les vibrations dissonantes qui use les nerfs, vous épuise le mental, vous met les batteries à plat. Il faut trois jours pour s'en remettre. C'est l'apothéose de l'abrutissement sublime programmé pour fêter le solstice d'été, point de mire cosmologique de la décadence de notre civilisation on a les symboles qu'on mérite. Il n'est pas question de musique, ici, mais de tapage aggravé de nuisances sonores et de trouble à l'ordre public. Sans compter les fins de soirées peuplées par les groupes erratiques de débiles précoces déambulant, canette de bière à la main, avec ce regard éteint de mollusques extraits de leur environnement naturel. Et encore, estimons-nous heureux si la nocturne ne dégénère pas grunge, dans l'urine et le vomi.

D'où nous vient cette prétendue fête du tapage ? C'est le nommé Jack Lang, toujours lui, le festoyeur attitré du Parti socialiste, le flamboyant ministre à répétition des gouvernements de gauche (Culture et Education nationale), qui en est le génial inventeur Fêtard institutionnel, ce personnage, dangereusement malsain, aura passé sa vie à faire de la fête un art de vivre aux dépens du contribuable, tout en se faisant aimer des jeunes qui le plébiscitaient : « rien faire et ne pas s'en faire », l'idéal d'une certaine jeunesse qui n'aime pas qu'on lui rappelle que la vie c'est aussi de travailler pour vivre, et de savoir prendre des responsabilités.

Mais revenons en arrière. Jeune professeur de Droit à Nancy, Lang est déjà, dans les années soixante-dix du XXe siècle, le fondateur du très pompeusement nommé « Festival Mondial du Théâtre ». Un festival imaginé selon un procédé à lui dont il deviendra un virtuose imité partout : entièrement subventionné par les collectivités locales. Cela lui permettra de voyager à travers le monde aux frais de la princesse, durant plusieurs années, à la recherche des fameuses troupes de théâtre itinérant. En fait de théâtre, il s'agissait de groupes marginaux dont les spectacles tenaient plus de la Cour des miracles et de l'animation de rue que du véritable théâtre; ils se répandaient en divers lieux de la ville pour attirer le gogo perplexe, puis se laissant prendre au jeu. Il faudra vingt ans aux élus locaux pour mesurer qu'ils se sont fait embobeliner par ce cuistre et son faux festival, avant d'y mettre un coup d'arrêt définitif. Il est bien possible que d'autres raisons plus obscures soient intervenues dans cette décision, et qu'en fait de théâtre, ledit festival était surtout devenu un lieu de rencontre idéal pour dealer aux frais du contribuable français, entre junkies de tous les pays.

Entre temps, Djack le Coruscant avait fait son chemin (ne croyez pas que je lui en veuille particulièrement : ils sont tous moulés sur le même gabarit, chez les socialistes); devenu cacique du PS, il allait exercer ses talents de prestidigitateur et d'endormeur public sous l'ère Mitterrand. Je ne sais pourquoi, ce personnage m'a toujours inspiré un profond malaise : il porte son âme de tartufe sur son visage de sépulcre mal blanchi, avec sa tignasse bouclée au fer à friser de ma grand-mère, et sa façon de parler du bout des lèvres qui cache, derrière le faisan maniéré reluisant de suffisance, un authentique parasite social. Toujours à manifester son goût scabreux pour le côté glauque et faisandé de la vie : en pointe dans les revendications homosexuelles, il est resté un temps très borderline avec les milieux pédophiles. Le parfait démagogue. Il aurait pu se pacser avec son alter ego brésilien, le fringant ministre de la Culture Gilberto Gil, dreadlocks et costumes chics de chez les meilleurs faiseurs, qui voudrait voir l'Europe adopter sa conception du "tropicalisme" - universel comprenons : le métissage généralisé et obligatoire pour tout le monde. Qu'on aille voir ce qu'il en est du melting-pot à la brésilienne et de sa tragique réalité ! Bref, notre cultureux à nous allait enfin donner toute sa mesure de flambard dilapidateur des deniers publics (à Blois on se souvient de M. le Maire !); il allait connaître son triomphe à lui, Djack, son apothéose perso; la fête de la musique, le jour le plus long de l'année, c'est lui - hélas ! La grosse fêtasse selon les canons bolcheviks de la manipulation de masse, mais sans l'agit-prop et tout en musique, gratos, dans la rue, comme il sait faire, Djack. Encore plus vicelard ! Rien à voir avec le sens de la fête qui recèle toujours un symbole ou rythme des moments précis de la vie (religion, travail, vie familiale ou commune) Non, l'abrutissage en règle des masses populaires pour entretenir l'illusion du bonheur; le bonheur égalitaire, le vrai, tout en musique et en sonorités rythmées, en vibrations cadencées, ne pouvant être dispensé que par la générosité socialiste, à coups de décibels et de défonce convulsive. Voilà comment on tient les peuples par les oreilles à défaut de les tenir par autre chose.

Autre "bonne"nouvelle : notre époque connaîtrait une véritable explosion de ce qu'on appelle la presse dite people… Le niveau s'élève, frères bien-aimés : que Dieu soit loué ! Bientôt, les kiosques à journaux ne sauront plus où loger cette presse de caniveau qui annonce un tirage global hebdomadaire d'environ 3 millions d'exemplaires. Vertigineux ! La presse people, autrement appelée presse à scandale, c'est la commère du village, la pipelette de l'immeuble dont la réplique mondaine se loge dans les étages cossus. Niveau papotage de bonne femme se nourrissant du qu'en-dira-t-on, des secrets d'alcôve qui n'en sont plus, des ragots de poubelle, de tous les miasmes délétères exhalés par notre société en pleine décomposition. Autrement dit, niveau intellectuel au ras des pâquerettes, cortex cérébral en déroute, encéphalogramme définitivement et irréversiblement plat, laminé. Jadis, la commère type était plutôt du genre empesée de mauvaise graisse, comme son cerveau, alourdie d'adiposités suspectes, de vergetures disgracieuses. Aujourd'hui, la commère est une bimbo bronzée, épilée, ravalée, dégraissée, botoxée, supportant des mensurations garantissant un produit aux normes, quitte à les payer au prix de quelques restructurations esthétiques; elle se déplace de palace en palace, poitrine dopée aux silicones, crinière léonine, râtelier étincelant, bref, la poupée Barbignole devant laquelle bavent des centaines de millions ou des milliards d'attardés mentaux, piaffant de connaître dans le détail les croustilleuses indiscrétions de sa vie privée quelque peu fabriquée pour l'occasion.

À suivre

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