Invité sur CNews mardi 25 mars, le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a évoqué un rapport “alarmant” sur les Frères Musulmans.
« J’ai – malheureusement il est aujourd’hui classifié confidentiel – un rapport absolument alarmant sur les visées des Frères musulmans. Je vais le déclassifier ».
« Pour moi, il m’a beaucoup impressionné ce rapport qu’on m’a donné sur l’islamisme ». « Croyez-moi, l’islamisme notamment les Frères musulmans sont en train de s’infiltrer partout où ils le peuvent : dans les associations, culturelles, sociales, sportives. Partout, la politique, vous verrez. J’inciterai les préfets à être très vigilants notamment sur les listes municipales ».
« On a un certain nombre de noms, des informations qui sont vraiment classées secrètes. Je veux que ce rapport vienne dans le débat public. Je veux que les Français, par ce rapport, se rendent compte du point où on en est. Parce que, certes, il y a le jihadisme, – un jihadisme violent, le terrorisme. Il y a eu le séparatisme qui prétend faire des petites contre-sociétés au grand jour mais là, les ‘Fréristes’, les Frères mulsulmans veulent demain imposer la charia à toute notre société. Dans le long terme ».
« Les islamistes et notamment les Frères musulmans avancent à bas bruit. Avec un discours très lisse, avec une rhétorique habile, où ils reprennent nos concepts, ils retournent l’argument de la liberté contre la démocratie libérale ».
Marine Le Pen a demandé l’interdiction de cette organisation mafieuse :
En juin 2024, le député RN Julien Odoul rappelait dans une question au gouvernement (sans réponse en raison de la dissolution) les liens entre la Grande Mosquée de Paris, les Frères Musulmans et l’Algérie :
[…] Le ministère de l’intérieur n’est pas sans savoir que la Grande mosquée de Paris entretenait des liens avec les Frères musulmans, allant jusqu’à siéger au bureau exécutif du Conseil français du culte musulman (CFCM) jusqu’au 17 février 2021. Ce même CFCM qui avait déclaré un an auparavant que la jeune Mila « l’avait bien cherché » alors que celle-ci était menacée de viol et de mort pour avoir critiqué l’islam. Tous ces éléments traduisent l’anti-républicanisme dont fait preuve la Grande mosquée de Paris. Plutôt que d’adresser des consignes de vote pour contrer « l’extrême droite », soi-disant responsable de « l’augmentation des actes islamophobes », le représentant du culte musulman devrait plutôt s’indigner de l’explosion des actes antisémites et de la montée du communautarisme islamiste dans le pays. Par ailleurs, alors que le gouvernement algérien finance la Grande mosquée de Paris à hauteur de 2 millions d’euros par an, cette ingérence étrangère de l’Algérie dans les élections françaises est intolérable. Comment réagirait le gouvernement d’Alger si une structure financée pour partie par la France s’immisçait dans les élections algériennes ?
Cette stratégie d’entrisme avait été décrite par Charlotte d’Ornellas dans le JDD l’an dernier. Tous les débats sur les voile servent le stratégie des Frères musulmans, stratégie de victimisation.