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[POINT DE VUE] Quand Danièle Obono ose parler de la… neutralité de LFI

Capture d'écran Sud Radio
Capture d'écran Sud Radio
Danièle Obono a la mémoire courte et n'a honte de rien. Mercredi 2 juillet, les députés français ont refusé de voter un amendement qui rappelait la condamnation de Benyamin Netanyahou par la Cour pénale internationale et la nécessité d'appliquer le mandat d'arrêt émis à son encontre. On signale, au passage, que la condamnation visait également le Hamas, organisation terroriste responsable du massacre du 7 octobre 2023. On peut contester l'idée d'approuver Netanyahou sans nuances, mais la réaction de l'élue mélenchoniste est scandaleuse.

Un summum d'hypocrisie

Immédiatement après le rejet de cet amendement, Danièle Obono a publié dans une vidéo sur ses réseaux sociaux, le message suivant : « Nous avions dès le départ, et nous avons été les seuls, à condamner avec autant de force les crimes de guerre commis le 7 octobre par le Hamas et les crimes de guerre qu’ont aussitôt commencé à commettre les Israéliens. » C'est plutôt osé de la part d'une élue qui avait, le 17 octobre 2023, sur les ondes de Sud Radio, qualifié le Hamas de « mouvement de résistance ». C'est même un sommet d'hypocrisie puisque, lors de toutes les manifestations de LFI, on voit fleurir les drapeaux palestiniens et que certains élus du mouvement de Jean-Luc Mélenchon (Rima Hassan, pour ne pas la citer) ont consacré tout leur temps de parole à la critique d'Israël et à la défense de la Palestine. Marion Maréchal l'a d'ailleurs rappelé fort à propos, chez Sonia Mabrouk, cette semaine.

Très révélateur de ce que sont les élus insoumis...

Le problème de La France insoumise, ce n'est pas tant l'aveuglement ou la caricature, ce n'est pas tant la partialité ou la schématisation : c'est la bêtise. Voilà des années que LFI se retranche derrière la figure tutélaire de Mélenchon, le lettré éructant. Mais derrière cet homme, qui commence à fatiguer tout le monde, il n'y a personne. Il n'y a rien. Il n'y a qu'une petite bande d'élus qui essaient de glapir des éléments de langage décousus, quand ils ne recourent pas carrément à l'insulte. Et derrière le défenseur de la créolisation, il n'y a rien ni personne, non plus. Il y a des « Français de papiers » (Marion Maréchal, encore) qui se rendent en Algérie pour embrasser le drapeau d'un pays qui nous déteste (Sébastien Delogu, la semaine dernière) ou prétendent servir les intérêts du peuple palestinien au Parlement européen (Rima Hassan).

La sortie inepte de Danièle Obono est à elle seule emblématique. Rien n'arrête les insoumis, ni la honte, ni la bonne foi, ni même la vérité. Cela peut continuer encore longtemps, si l'on n'y prend pas garde. Au fond, la seule et paradoxale lueur d'espoir qui reste à notre pays pour que les insoumis débarrassent le plancher viendra peut-être de la diaspora algérienne. La semaine dernière, Mélenchon a voulu défendre un journaliste sportif français qui vient d'être condamné par la Justice algérienne. Volée de bois vert de la part d'un électorat que LFI pensait acquis. Les espoirs des ennemis de la France se tournent désormais vers Dominique de Villepin, qui porte les habits neufs du clientélisme islamique. C'est une bien maigre consolation.

Arnaud Florac

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