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Très en forme, Jordan Bardella mouche Mediapart et France TV

Capture d'écran YT RN
Capture d'écran YT RN
Les médias de gauche ne déçoivent jamais. Venu présenter ses vœux aux journalistes, ce lundi 12 janvier, Jordan Bardella s’est retrouvé face à un groupe majoritairement hostile, bien décidé à lui pourrir son début d’année. Mediapart s’est notamment illustré avec des questions orientées et purement destinées à mettre le président du RN en difficulté. « On a révélé en décembre que François Paradol, votre directeur de cabinet, avait adhéré au mouvement Égalité et Réconciliation. Est-ce que vous assumez d'avoir l'un de vos plus proches collaborateurs avec un passé aussi encombrant ? », l’a ainsi interpelé une certaine Samia Dechir. « François Paradol n'a jamais été militant à l'association Égalité et Réconciliation, a alors calmement rectifié le favori des sondages à l’élection présidentielle de 2027Il a participé à une réunion il y a une quinzaine d'années de l'association, dans une période où le dirigeant de l'association était un interlocuteur régulier des médias puisqu'il était chroniqueur sur le service public… ».

Après ce recadrage en règle, Jordan Bardella a renvoyé le site d’extrême gauche à ses propres turpitudes : « Je rappelle que Mediapart a salarié monsieur Guillaume Meurice qui se produisait il y a quelques années au Théâtre de la Main d'or de Dieudonné, donc je me demande si vous n'êtes pas gênée à l'égard de ce type de pratiques, ou d'opérer sous la responsabilité de monsieur Plenel qui a apporté, vous vous en souvenez, un soutien inconditionnel aux terroristes palestiniens qui ont assassiné lors de Septembre noir onze athlètes israéliens à Munich en 1972. Moi, à votre place, je serais extrêmement gêné et je n'accepterais pas de travailler dans une telle rédaction. Donc il faut aussi faire votre examen de conscience ».

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De retour dans sa rédaction, la journaliste a tenté de sauver la face et publié un rapide article affirmant que Jordan Bardella avait « esquivé » ses questions. Quant aux attaques portées contre son média, elle a prétendu que Guillaume Meurice avait effectivement joué « quelquefois » au Théâtre de la Main d'or, mais sans connaître « personnellement » le sieur Dieudonné… Samia Dechir a également défendu Edwy Plenel qui, selon elle, serait désormais irréprochable au motif qu’il s’est « déjà expliqué dans Libération sur ses écrits de jeunesse concernant l’assassinat de onze athlètes israéliens ». A esquive, esquive et demie.

Un militantisme anti-RN qui ne passe plus

Lors de cette conférence de presse, Jordan Bardella a tenu à envoyer un message clair aux journalistes. « La période qui s'ouvre sera marquée par cinq rendez-vous électoraux majeurs, a-t-il prévenu. Cette séquence démocratique d'une densité exceptionnelle appelle de votre part une exigence accrue de rigueur, de sérieux et de responsabilité ». Et le leader de la droite nationale d’appeler toute la profession à davantage d’honnêteté intellectuelle : « Il est de votre devoir en retour d'en rendre compte avec objectivité, avec esprit critique, certes, mais sans biais ni mauvaise foi ».

Il faut dire que quelques jours plus tôt, France Télévisions était allée une nouvelle fois très loin pour nuire à la carrière politique de Jordan Bardella. L’émission militante Complément d’enquête a ainsi tendu le micro au très controversé Steve Bannon, qui s’est empressé de dire du mal du jeune leader français, « pas prêt à devenir président »« Je suis extrêmement étonné que le service public donne du crédit aux arguments complètement loufoques d'un monsieur qui, lorsqu'il prend la parole sur une scène aux États-Unis, fait des saluts nazis et je m'étonne que ce monsieur soit un interlocuteur crédible pour Complément d'enquête, a rétorqué l’intéressé, ce lundi. Je m'étonne de ces pratiques qui, je crois, renforcent les doutes que peuvent exprimer les Français quant à la partialité du service public... Peut-être en 2026, faudrait-il souhaiter un Complément d'enquête sur les méthodes de Complément d'enquête ? ».

Mais peut-être Jordan Bardella devrait-il au contraire laisser les journalistes de gauche poursuivre leur combat politique ? Voilà quarante ans que ces médias s’ingénient à ne surtout pas « faire le jeu du RN » et que, dans le même temps, ce parti ne cesse de progresser en popularité…

Jean Kast

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