
À Fourchambault, un différend récurrent entre deux habitants d’un immeuble à petits loyers s’est transformé en affaire judiciaire. Un homme de 43 ans, réfugié afghan, était jugé mercredi 14 janvier devant le tribunal correctionnel de Nevers pour des faits de violences commis à l’encontre de sa voisine.
Le 24 avril 2025, à la suite d’une nouvelle dispute liée à l’usage d’une porte commune, l’homme aurait aspergé sa voisine depuis son étage avant de descendre pour la frapper. La victime, en se protégeant, a eu une phalange fracturée, entraînant 28 jours d’incapacité temporaire totale. Le 27 juin suivant, un nouvel incident éclate : l’homme ne parvient pas à l’atteindre mais détruit son volet roulant. À l’audience, il reconnaît ces dégradations mais nie les violences physiques, affirmant n’avoir fait que nettoyer son rebord de fenêtre. « Je frappe pas les femmes », déclare-t-il à la barre.
Arrivé en France en 2016 après avoir fui le régime taliban, l’homme vit dans une situation administrative instable et maîtrise mal la langue française, nécessitant la présence d’un interprète en dari à l’audience. Le tribunal évoque également un problème d’alcoolisation, mis en lumière par ses propres propos — « Je bois la bière, pas l’alcool » — et par des témoignages de riverains. D’autres plaintes pour violences déposées par une autre voisine sont évoquées comme éléments de contexte.
S’appuyant sur un faisceau d’indices concordants, dont un témoignage extérieur et un certificat médical, le parquet a requis dix mois de prison avec sursis. Le tribunal a finalement condamné le prévenu à un an de prison avec sursis probatoire, assorti d’une obligation de soins en addictologie, du paiement d’une amende de 500 euros issue d’un précédent dossier de fraude sociale, et de démarches en vue d’un emploi.