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[SATIRE A VUE] Extrême droite : le petit théâtre de Braun-Pivet

 

Capture d'écran X
Capture d'écran X
« Jamais, jamais d'alliance avec l'extrême droite, quelles que soient les circonstances. » Le ton de Yaël Braun-Pivet est grave. Deux fois « jamais ». L'enjeu mérite cette posture de résistante qui préférerait trépasser plutôt qu'entendre le bruit des bottes résonner sur la plage de Menton.

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Le journaliste du Grand Jury s'est laissé aller à évoquer le soutien du parti Renaissance à Louis Sarkozy aux élections municipales de cette commune. La présidente de l'Assemblée sait que le fils de Nicolas a côtoyé le beau-frère d'Éric Zemmour dans la file d'attente d'une boulangerie de Neuilly. Jamais, jamais, elle ne lui manifestera son soutien. Plutôt se priver de pains au chocolat que de le suivre sur cette voie.

Suite à cette rencontre décisive, le candidat investi par LR déclara qu'il « serait même prêt à travailler avec Reconquête et le RN ». Son demi-tour immédiat ne parvint pas à faire sortir Yaël Braun-Pivet de la cache qu'elle s'était aménagée dans le massif du Vercors. En réaction aux remous provoqués au sein du parti qui le soutenait, le parachuté avait beau déclarer qu'il était « candidat pour battre le RN ». Rien, vraiment rien, n'avait de prise sur l'incorruptible macronienne. La promesse de nourrir ses poules durant les vacances parlementaires faillit la faire fléchir. Elle tint bon. La fermeté de son engagement est de cet acier dont on fait les moulins à vent. Avec le suivisme pour idéologie, la pourfendeuse d'extrême droite pousse le bouchon que lui confia Emmanuel Macron. Sa ferveur surjouée le fait désormais arriver sur l'autre rive. L'exagération en guise d'argument n'est plus tenable. L'Élysée s'inquiète et envoie un modérateur de pasionaria. L'ampleur du drapé ne convient plus à la réalité politique du moment. Il faut retailler, couper dans l'élan, réduire la vibrance du discours. Doucement les basses et retour à la normale. Une intervention est attendue d'un moment à l'autre..

À la tribune de l'Assemblée, Yaël Braun-Pivet jurait les grands dieux : « Je ne tolérerai aucune attaque sexiste dans cet hémicycle, c’est fini ! C’est fini ! » en réponse à un député qui se plaignait simplement du volume sonore des interventions de Sandrine Rousseau. C'est fini, c'est fini... On allait le dire.

Jany Leroy

https://www.bvoltaire.fr/satire-a-vue-extreme-droite-le-petit-theatre-de-braun-pivet/

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