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Patrick Sébastien à la commission d’enquête sur France TV : ça va déménager !

Capture d'écran Europe 1
Capture d'écran Europe 1
Retournement de situation. Et de veste. Alors que la commission d’enquête sur la neutralité de l’audiovisuel public vient de reprendre, à l’Assemblée nationale, les noms des personnalités médiatiques qui seront prochainement entendues viennent d’être dévoilés. Parmi elles, un certain Patrick Sébastien. Cette convocation est d’autant plus surprenante que le président de la commission d’enquête, Jérémie Patrier-Leitus, s’était déclaré opposé à la venue de l’ancien présentateur vedette de France 2. « Il y a des noms sur lesquels j’ai dit au rapporteur que c’était une mauvaise idée parce qu’il y avait un risque de tomber dans la politique spectacle », avait-il déclaré, sur le plateau de Chaque voix compte, sur LCP, en novembre 2025. Si aucun nom n’avait alors été donné, Jérémie Patrier-Leitus a, quelques instants plus tard, précisé sa pensée : « J’ai par exemple dit que je ne voulais pas que cette commission se transforme en Plus Grand Cabaret du monde . »

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Depuis, le député Horizons du Calavados a manifestement changé d’avis. Il a publié un communiqué de presse afin de justifier tant bien que mal son revirement. « Au sujet de Patrick Sébastien, j’ai lu et entendu des contre-vérités sur la base d’extraits vidéo. Je n’ai jamais dit que je ne souhaitais pas l’auditionner parce qu’il représenterait le show-biz », a martelé l’élu. Et de poursuivre : « J’appréciais ses émissions. Patrick Sébastien a apporté beaucoup, à France Télévisions. Le Plus Grand Cabaret du monde était populaire, apprécié des Français et a permis de mettre en lumière des arts parfois négligés par la télévision publique comme privée. » À la bonne heure !

Suite à cette déclaration, le président de la commission a informé qu’il mettrait « à l’ordre du jour du bureau de la mission la proposition de l’auditionner ». Au même titre que Merwane Benlazar et Charline Vanhoenacker, dont les chroniques prétendument humoristiques mais vraiment militantes ulcèrent de plus en plus de Français.

Un témoignage de première main

La venue de Patrick Sébastien devant la commission d’enquête pourrait bien représenter un tournant dans les débats. Le 6 janvier dernier, il avait été reçu dans l’émission Face à l’info, sur CNews, et n’avait pas caché son envie de témoigner. « J’ai une réaction à ça, forcément, mais je voudrais la garder, justement pour cette commission d’enquête, avait-il déclaré, interrogé sur l’enrichissement phénoménal de certains présentateurs-producteurs de France TV. Cela me ferait très plaisir d’aller m’expliquer parce que j’ai beaucoup de choses à faire, à dire surtout, mais, apparemment, ils ne me convoquent pas, donc, peut-être qu’il y a des choses qu’ils n’ont pas envie d’entendre... Mais je vous promets que j’ai des choses très claires et très nettes à dire sur Madame Ernotte et sur tout ce système. »

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Sans surprise, l’invitation lancée au chansonnier passe mal, à gauche. « Eh bien, écoutez, on a hâte d’être devant ce qui sera, à n’en pas douter, un grand moment parlementaire », a commenté Libération, sur le ton de l’ironie. Très populaire auprès de la France enracinée, Patrick Sébastien ne pouvait inspirer que mépris de la part des pseudo-élites parisiennes. « Je ne représente pas le peuple, ça serait d’une prétention extrême, a néanmoins précisé l’ancien animateur. Mon action est toute simple : je n’attends rien pour moi [...] mais j’ai des enfants et des petits-enfants, et franchement, quand je vois le pays comme il est, ça m’emmerde de le laisser dans cet état-là. »

Il se trouve, par ailleurs, que Patrick Sébastien a vu de très près l’idéologie en place à France Télévisions. « Il faut impérativement que France Télévisions soit à l’image de son public, lançait Delphine Ernotte, en septembre 2015. Mon constat, c’est que ce n’est pas le cas. On a une télévision d’hommes blancs de plus de cinquante ans, et ça, il va falloir que ça change. » Quelques mois plus tard, le sexagénaire au visage pâle était prié d’aller voir ailleurs. « J'ai été viré pour ça, quand même : "homme blanc de plus de cinquante ans", a expliqué l’intéressé, début 2025, à TéléproTu m’aurais dit ça à l'époque, je me serais dit "merde", quand même… Normalement, ça devrait être interdit par la loi, on n'a pas le droit de virer quelqu'un en raison de son âge, de son sexe ou de sa couleur de peau ! »

Des accusations de discrimination sexuelle et raciale qui ne manqueront pas, sans doute, d’être évoquées dans les prochains jours, devant la représentation nationale.

Jean Kast

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