Je ne veux pas donner dans la « moraline » car mon analyse ne se situe pas d’un point de vue moral. Disons juste que je viens d’un monde où on devait économiser pour se payer son permis de conduire. Un monde où quelques jeunes se faisaient payer le permis par leurs parents qui avaient des sous, sinon, généralement, il fallait enchaîner les petits boulots, les jobs d’été pour se financer le permis, ce sésame qui signait en partie notre entrée dans le monde adulte et nous ouvrait la voie à une plus grande autonomie.
Je viens d’un monde où il n’y avait pas de leasing « social » ce qui veut dire que l’Etat vous paye votre voiture. Il fallait travailler et mettre de côté pour se payer son premier vieux clou… le mien ? Une twingo verte grenouille sans clim et sans direction assistée dont la vie s’est achevée lors de la tempête de 99, écrasée par la chute d’une cheminée.
Alors, quand j’entends que désormais 50 % du CA des auto-écoles est réalisé avec les CPF c’est-à-dire les comptes formations, c’est-à-dire l’argent public et celui du contribuable, je peux vous assurer que nous avons perdu tout bon sens commun.
Les gens doivent faire leurs choix. Les gens doivent travailler pour se payer ce qu’ils veulent se payer. Alors, oui, limiter aux demandeurs d’emplois me semble effectivement le minimum.
La responsabilité individuelle est une idée essentielle. L’accomplissement ne peut provenir que ce que nous avons la fierté de réussir par nous-mêmes.
L’assistanat ne rend pas heureux et ne rendra jamais heureux, sinon, notre pays, champion du monde de l’assistanat nagerait dans le bonheur le plus total.
Nous en sommes bien loin.
Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.
Préparez-vous !
Charles SANNAT
https://insolentiae.com/cpf-comment-les-auto-ecoles-sont-devenues-des-fonctionnaires/
