
L’une des deux victimes aurait assuré avoir été rouée de coups « dans le 2ᵉ arrondissement ». La première aurait été transportée à l’hôpital de la Croix-Rousse pour de très légères blessures, mais l’état du second jeune homme âgé de 23 ans s’est aggravé de façon soudaine.
Toujours selon une source sécuritaire, il s’est effondré au sol en convulsant. Pris aussi en charge par le Samu 69, le blessé aurait été intubé sur place puis transporté de toute urgence à l’hôpital Édouard-Herriot, dans un état grave.
Son pronostic vital est engagé ce vendredi, une hémorragie cérébrale est évoquée.
Une procédure judiciaire a été ouverte pour faire la lumière sur ce qu’il s’est exactement passé et déterminer le lien entre les manifestations pour la venue de Rima Hassan et l’attaque des deux jeunes hommes.
Communiqué du Collectif Némésis

Les filles de Némésis ont subi une première agression, puis les militants ont levé le camp et ont été pris à partie dans des rues adjacentes et ont été suivis par plusieurs dizaines d’antifas. Au cours de cette poursuite, Quentin a reçu une balayette, s’est écrasé le crâne contre le sol, puis a été lynché à coups de pieds. Cette attaque lui a valu de nombreuses lésions cérébrales. Il s’est relevé en compagnie d’un ami et a poursuivi son chemin pour rentrer chez lui. Puis il a perdu connaissance en arrivant quai Fulchiron près du Vieux Lyon : à ce moment, son camarade, lui-même blessé légèrement, a contacté les secours. Les services de l’État confirment une prise en charge du jeune homme, inconscient, vers 19h 40. Quentin a été hospitalisé à Edouard Herriot, il est dans le coma et souffre d’une hémorragie cérébrale. Ses proches ont peu d’espoir. L’abbé Grenier lui a donné ce matin les derniers sacrements.
Mais à l’issue de cette première confrontation, Quentin, un membre du service d’ordre informel posté aux abords, a été à son tour pris à partie. Selon les militantes, il aurait été passé à tabac au point d’avoir été hospitalisé en «urgence absolue» pour une «hémorragie cérébrale» : sa famille indique que son pronostic vital est désormais engagé. «Il est entre la vie et la mort», précise de son côté Alice Cordier. Sollicités, la préfecture du Rhône et le parquet de Lyon n’ont pour l’heure pas communiqué d’éléments d’information supplémentaires.