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Les mains rouges de LFI, de la sédition à la subversion politique ou la dissolution nécessaire d’un parti extrémiste

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"Je suis le bruit et la fureur, le tumulte et le fracas"

J-L. Mélenchon, novembre 2010i

« Quiconque arrive au pouvoir ne songe plus qu'à consolider sa position ; c'est un fait reconnu. Sous prétexte de réalisme, il fait appel aux habiles et compose avec les puissants, suivant le précepte de la fin qui justifie les moyens... C'est ainsi qu'à vivre au milieu des loups, le plus sincère militant devenu ministre, ou conseiller (...) gagne, vite en force ce qu'il perd en pénétration, perd vite en générosité ce qu'il gagne en subtilité. Il se transforme doucement en machine de guerre, c'est inéluctable. Il perd ainsi rapidement le contact avec la réalité nébuleuse et vivante du commun. Il devient bourgeois, avec un équilibre, une doctrine, des slogans et des sorties de secours. »

Jean Meckert, Nous avons les mains rouges, Gallimard, (1947) Losfeldii

« La gauche c’est une salle d’attente pour le fascisme […] Ces gens qui se disent de gauche, c’est ce qui tue ce pays »

Léo Ferré (1971)

ihttps://youtu.be/p7w3PJzsA2w?t=6

iihttps://www.en-attendant-nadeau.fr/2020/01/20/roman-tragique-resistance-meckert/

La stratégie assumée de brutalisation et de polarisation du débat politique vaut au chef de file de LFI de concentrer les critiques après l’agression mortelle d’un jeune étudiant nationaliste à Lyon.

Critiques amplement justifiées qui, dans un pays normalement dirigé, vaudraient à leur auteur, à ses complices ou zélateurs, un rappel immédiat à la Loi pour enrayer une dérive particulèrement dangereuse.

Alors, bien sûr, on peut aussi imaginer que l'intéressé n'est peut-être pas celui que révèle une image publique capturée à un moment donné et que, sur le fond, la réalité serait différente, le grand public ne voyant qu'une sorte de simulacre.i

Mais il est aussi possible que tout cela ne soit au fond que poudre aux yeux dans la mesure où une réalité criminelle qui s'est soldée par la mort particulièrement violente d'un homme est venue s'imposer dans le paysage politique sous la forme d'un meurtre sordide commis par une meute de voyous dont les liens et l'affiliation politique ne sont un mystère pour personne, voyous dont on se pose la question de savoir , puisqu'ils ont semble-t-il été arrêtés et identifiés- on aimerait savoir qui ils sont-, s'ils seront finalement rapidement punis comme ils le méritent.

C'est dire que toutes les tentatives de justification effectuées en éludant toute responsabilité dans la survenance de ce drame relèvent du mensonge, de sorte qu'elles sont par essence aussi bien inacceptables qu'irrecevables.ii

Le fait est que dans une concaténation d'intransigeances politiques et de propos empreints de violence le résultat s'est concrétisé en un dérapage mortel dont les images ont montré une violence poussée dans ses extrêmes que rien, pas même une interprétation des faits, des circonstances, en réalité un cocktail empoisonné de déni et de mensonge, ne saurait effacer.

« Le mensonge politique, écrit le chercheur David Fonseca à propos du Mensonge en Politiqueiii, est à lui-même sa loi, sa justification, son explication, et il est bien évident qu’on ne peut rien en dire ou presque (sauf à le blâmer ?). Les critiques qui se penchent sur lui et l’analysent pour le réduire à des motivations de divers ordres, emprisonner son sens dans des formules qui le condamnent toujours quasi-unanimement ou de pseudo-équivalences moralisatrices, substituer des rationalisations à son énigme (la vérité finira toujours par surgir), ne parviennent qu’à l’assécher de son sang : travail homicide de l’esprit.

Le noyau du mensonge est un ineffable.

La singularité de ce discours se situe en dehors de la psychologie, de l’individuel, des références à son monde extérieur – c’est-à-dire à la vérité –, car c’est le plus intérieur de son intériorité qui doit être foré et ramené au jour. La seule évidence : un mensonge est là, il existe, se dresse comme une cathédrale, et tout ce qu’on peut en dire ne parvient pas à le diminuer, car le mensonge se tait. »

Or, voici que sous la lumière crue de la mort infligée à un adversaire politique, le mensonge ne se tait pas. Bien au contraire, il s'indigne, caquète et vocifère. Il s'inscrit dans ce qu'il est désormais convenu d'appeler "l'inversion accusatoire", entre approximations, dénégation et mensonge devant une réalité criminelle et criminogène.

Criminelle, car il ne s'agit de rien d'autre que d'une milice de voyous, identique à ces nervis qui ont servi, tout au long de la lente dérive du fascisme mussolinien, à sa mise en place. Comme quoi l'inculture des zélateurs et défenseurs de LFI les conduit à tout mélanger et à user de concepts dont ils ignorent l'essence-même, à la différence de leur mentor qui, lui, est un véritable historien et dispose d'une réelle culture (nul doute qu'il a lu Antonio Scuratiiv) à la différence des minus habens et des brutes épaisses qui ont rejoint sa formation partisane et parlementaire.

Criminogène, car la violence appelle la violence, sauf à considérer, puisque J-L. Mélenchon et LFI sont accusés par le gouvernement d’avoir une « responsabilité morale » dans la mort de l’étudiant nationaliste Quentin Deranque à Lyon, que ce même gouvernement aura le courage de prendre les mesures que l'urgence appelle en incarcérant et jugeant sans perdre de temps la bande de tueurs identifiés avec célérité tout en nettoyant la scène politique d'un pseudo parti dont le caractère séditieux n'est plus à démontrer.

Oui, le temps est bien venu de dissoudre LFI, d'enrayer les menées de son dirigeant et de le rappeler à la loi pénale comme à la loi républicaine et constitutionnelle, ("La République, c'est moi !" 2018), ce qui constituera à n'en pas douter la première étape d'une opération d'assainissement, pareille à l'action d'une chasse d'eau destinée à vider cette tinette politique devenue un risque et un danger pour la paix publique.

Deux aspects d'une malveillance parfaitement calculée

Homicide volontaire, violences aggravées, association de malfaiteurs, visages dissimulés, reconstitution de ligue dissoute. En plus les assassins ont cherché à échapper à la justice et ne se sont pas rendus. La peine encourue est la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une peine de sûreté de 30 ans.

Mais plus grave encore, pour justifier l'interdiction immédiate comme la dissolution pure et simple de ce parti qui poursuit un dessein et des objectifs contraires à l'unité et à la stabilité politique de la France et de la Nation en suscitant les suffrages d'un électorat allogène sur lequel il s'appuie dans la perspective des consultations électorales à venir, là encore le rappel à la loi pénale devient une obligation cardinale, une mesure de prophylaxie politique.

L'article 411-4 du code pénal punit de trente ans de réclusion criminelle et de 450 000 euros d'amende le fait d'entretenir des intelligences avec une puissance étrangère, une entreprise ou organisation étrangère ou sous contrôle étranger, ou leurs agents, en vue de susciter des hostilités ou des actes d'agression contre la France.

Tout est question de clairvoyance et de courage politique. Personnellement, si j'étais ministre de l'Intérieur, je n'aurais aucun état d'âme à prendre les décisions qui s'imposent.

Notes et références :

Illsustration

Umberto Boccioni
Rixe dans la galerie, 1910 .Milan, Pinacothèque de Brera.© Pinacothèque de Brera

ihttps://www.lepoint.fr/politique/melenchon-le-bruit-la-fureur-et-les-ronronnements-08-09-2018-2249640_20.php

iihttps://www.leparisien.fr/politique/mort-de-quentin-a-lyon-nous-navons-rien-a-voir-avec-cette-histoire-jean-luc-melenchon-rejette-toute-responsabilite-de-lfi-15-02-2026-ASC7FZMA6RG6RHHX7Y735RCYT4.php

iii FONSECA David, « Politique du mensonge. Les « vérités » du mensonge en politique », Droits, 2013/2 (n° 58), p. 235-264. DOI : 10.3917/droit.058.0235. URL : https://www.cairn.info/revue-droits-2013-2-page-235.htm

ivSCURATI Antonio, https://marenostrum.pm/antonio-scurati-comprendre-le-fascisme-pour-eclairer-lavenir

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-mains-rouges-de-lfi-de-la-266908

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