Ce mardi 10 mars, une opération policière d’envergure a été menée contre la DZ Mafia, l’un des groupes criminels aux mains de la pègre algérienne – « DZ » est l’abréviation courante pour désigner l’Algérie = « Djazaïr » ou « el-Djazaïr » en arabe.
La DZ Mafia est l’un des cartels les plus influents du narcotrafic en France. Cette intervention, coordonnée par la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille, a abouti à l’interpellation de 42 personnes, dont trois chefs présumés de l’organisation et un avocat lyonnais soupçonné de corruption. Cette opération dit bien toute l’urgence de la situation dans notre pays, qui est en passe de devenir un narco-État à l’image de la Belgique ou des Pays-Bas.
La DZ Mafia est une nébuleuse criminelle qui s’est imposée comme un acteur majeur du trafic de stupéfiants à Marseille et dans plusieurs régions françaises. Contrairement à une mafia traditionnelle, structurée de manière pyramidale, la DZ Mafia fonctionne comme un réseau opportuniste, recrutant via les réseaux sociaux et s’adaptant rapidement aux besoins du marché. Ses activités s’étendent des points de deal aux règlements de comptes, en passant par des services de « prestataire » pour d’autres groupes criminels. Son influence s’étend sur tout le sud de la France et remonte jusqu’à Clermont-Ferrand.
L’opération, menée par les gendarmes de la section de recherches de Marseille, a ciblé plusieurs départements : les Bouches-du-Rhône, le Var, le Vaucluse et le Gard. Les interpellations ont eu lieu simultanément dans des lieux stratégiques, y compris des prisons où étaient détenus des membres influents de l’organisation. Selon le parquet de Marseille, cette action vise à « démanteler le fonctionnement et le financement » de la DZ Mafia, en particulier son implication dans le trafic de drogue et le blanchiment d’argent.
Parmi les 42 personnes placées en garde à vue, trois sont considérées comme les chefs présumés de la DZ Mafia. Leur arrestation, ainsi que celle d’un avocat lyonnais, souligne l’ampleur de l’infiltration du groupe dans divers milieux, y compris le monde judiciaire. L’avocat, spécialisé dans la défense de narcotrafiquants, est soupçonné d’avoir facilité les activités criminelles de l’organisation depuis l’intérieur des prisons. Ces arrestations révèlent également la complexité des réseaux de la DZ Mafia, capables de corrompre des professionnels pour assurer leur impunité.
Le ministre de l’Intérieur a salué cette opération comme un « travail rigoureux et déterminé », soulignant l’importance de frapper au cœur des organisations criminelles. Cependant, la DZ Mafia, souvent comparée à une « hydre », a démontré par le passé une capacité à se reconstituer rapidement. Les autorités restent donc vigilantes, conscientes que cette opération, bien que majeure, ne suffit pas à éradiquer définitivement la menace.
Les quartiers nord de Marseille concentrent des populations essentiellement issues d’Afrique du Nord et d’Afrique subsaharienne. La DZ Mafia tient ces quartiers d’une main de fer. La police n’y rentre pas. C’est mieux pour elle : les caves des cités regorgent d’armes lourdes.
Emmanuel Macron s’est rendu à Marseille une vingtaine de fois depuis le début de son mandat en 2017, ce qui en fait la ville française la plus visitée par le président après Paris. Ces déplacements ont souvent été marqués par des annonces fortes, notamment autour du plan « Marseille en grand » lancé en 2021, doté de 5 milliards d’euros d’investissements de l’État sur plusieurs années. Les Marseillais n’en ont pas vu la couleur. La Cour des comptes s’en est inquiétée, pour l’instant sans résultat. Parallèlement à ces effets d’annonces, le narcotrafic prospère grâce aux mafias ethniques.
Henri Dubost
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