
Un jeune Gabonais de 21 ans comparaissait menotté, lundi 11 mai, devant le tribunal judiciaire de Narbonne. Il devait répondre de violences, d’injures à caractère raciste et de menaces de mort envers un passant narbonnais, avant que son procès ne soit renvoyé dans l’attente d’une expertise psychiatrique.
Les faits remontent au 8 mai. Manifestement ivre sur la voie publique, le prévenu s’en est pris à un homme assis sur un banc près de la médiathèque, alors que celui-ci lisait. Il l’a traité de « sale arabe », l’a frappé, l’a fait tomber au sol, a cassé ses lunettes et a jeté son téléphone dans le canal. Des passants ont relevé la victime, évité qu’elle ne soit écrasée par un camion qui arrivait à ce moment-là, puis appelé la police et les secours. L’auteur présumé a ensuite été retrouvé dans un commerce voisin grâce aux témoignages, interpellé et placé en garde à vue.
À l’audience, selon le récit de L’Indépendant, le jeune homme a tenu des propos incohérents, parlé sans arrêt, interrompu le tribunal et proféré de nouveau une injure raciste à l’adresse de la partie civile : « Sale arabe ! » Il a également crié : « Renvoyez-moi dans mon pays. Je veux rentrer ! Si je vais en psychiatrie ou en prison, je me tue ! » L’article précise qu’il vit en France depuis l’âge de 11 ans.
Le tribunal a renvoyé l’audience au 29 juin afin de compléter le dossier par une expertise psychiatrique. Avant de repartir en détention entouré des policiers, le prévenu a lancé en regardant la partie civile : « Si je le revois, les têtes que je vais couper ! »