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culture et histoire - Page 1421

  • [Cercle de Flore] Marion Sigault au Cercle de Flore

    Le 20 février 2015, le Cercle de Flore recevait Marion Sigaut pour son dernier ouvrage "Voltaire : une imposture au service des puissants".

     
  • Livre : Parution : La dictature

    dict818.jpgLes éditions du Seuil viennent de rééditer dans leur collection de poche Point un essai de Carl Schmitt intitulé La dictature et datant de 1921. De nationalité allemande, juriste et philosophe du politique, ami d'Ernst Jünger, Carl Schmitt est l'auteur de nombreux ouvrages comme La notion de politique (1928), Terre et Mer, un point de vue sur l'histoire du monde (1942), Le nomos de la terre (1950) ou Théorie du partisan (1963).
    " En 1930, Walter Benjamin écrivait à Carl Schmitt : «Grâce à vos méthodes de recherche en philosophie de l'Etat, j'ai trouvé dans La Dictature, une confirmation de mes méthodes de recherche en philosophie de l'art...»
    A l'origine, la dictature est une institution de la République romaine. Le dictateur reçoit une mission, il est commis par la République pour rétablir l'ordre républicain, dans un temps limité à six mois. La dictature «souveraine», spécifiquement moderne, telle la «Dictature du prolétariat», est quant à elle illimitée et vise à créer un nouvel ordre.
    Ainsi, quel qu'en soit le type, la dictature est par essence une institution destinée à faire face à l'état d'exception. Et si le libéralisme hésite devant cette «solution», si radicale, c'est justement parce qu'il ne veut pas entendre parler d'état d'exception, ni de souveraineté. Il postule en effet une constitution qui limite la puissance de l'Etat et est censée prévoir tous les cas. En cela, il est insuffisant - et c'est, entre autres, ce que permet de comprendre la synthèse historique magistrale proposée par Carl Schmitt. "

    Carl Schmitt

    Metapoinfos :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/dh_autres/EukyVkpEEyZdfHQWLE.shtml

  • L’eurodéputé Nicolas Bay défend le latin !

    Nicolas Bay, jeune député européen FN, a réagi par communiqué à la dernière crétinerie de Najat Vallaud-Belkacem.

    Suppression de l’enseignement du latin au collège : attaque contre nos humanités et notre identité !

    Dans le cadre de sa nouvelle réforme du collège, Najat Vallaud-Belkacem prévoit la suppression des options de langues anciennes au collège. Sous couvert de démocratisation, le latin deviendra l’un des nouveaux « Enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI) », intitulé « Langues et culture de l’antiquité », projets pour le moins très flous puisque ni les horaires ni même le programme ne seront prédéterminés, et que l’enseignement pourra être assuré par des professeurs d’autres disciplines en fonction des nécessités de service de l’établissement.

    Ce nouveau simulacre d’enseignement du latin et du grec met donc fin à un apprentissage rigoureux et méthodique des langues anciennes et annonce la disparition d’une filière d’excellence. Après la suppression de la bourse au mérite, au nom de son idéologie égalitariste, le parti socialiste poursuit donc sa politique de nivellement par le bas.

    Les cours distincts de latin ou de grec sont pourtant essentiels et permettent une meilleure compréhension de la grammaire et des subtilités de la langue française.

    Une part importante de notre vocabulaire provient du latin, langue qui irrigue nos institutions, notre droit, notre littérature, notre grammaire, en un mot notre culture. Les intentions du gouvernement ne laissent aucun doute : encore une fois, il s’agit d’une attaque contre notre identité qui ne peut être défendue sans la mémoire de nos racines et de notre histoire.

    Pour instruire et relever le niveau des élèves en langue française, c’est le renforcement de l’apprentissage des matières fondamentales et classiques qui doit prévaloir.

    http://www.medias-presse.info/leurodepute-nicolas-bay-defend-le-latin/27799

  • Découverte de fonts baptismaux sous la cathédrale de Strasbourg

    Lu ici :

    "C'est une simple piscine baptismale. Elle a été découverte lors de fouilles initiées l'an dernier par l'Institut National de Recherches Archéologiques Préventives. Des éléments de maçonnerie datant du Moyen-Âge, et de l'époque romaine avaient déjà été mis au jour lors de précédentes fouilles menées dans les années 1966 et 1972. Mais aucune n'avait alors révélé d'élément lié au rite chrétien.Cette preuve d'une présence chrétienne là où sera ultérieurement batie la cathédrale de Strasbourg se situe sous la chapelle Saint-Laurent, quasiment au coeur de l'édifice.

    Le baptistère est assez conséquent. Le bassin profond de 50 centimètres est long d'1mètre 60. L'élément de maçonnerie qui l'entoure mesure quant à lui 4 mètres 60 mètres sur 4 mètres 20. Il est possible de faire coïncider la construction de cet élément religieux avec la présence d'Aldus, premier évêque de Strasbourg aux environs de l'an 615.

    Une première cathédrale a été bâtie sur ce site par l'évèque Arbogast à la fin du VIIe siècle. Celle que nous connaissons aujourd'hui, Notre-Dame de Strasbourg, a été érigée entre 1176 et 1439 après la destruction de plusieurs édifices précédants lors d'incendies accidentels. La particularité de cette cathédrale, le fait qu'elle ait une seule flèche n'est pas vraiment explicitée. Plusieurs raisons sont évoquées : la mode du style gothique était passée lorsqu'il fallu s'atteler à sa construction, le manque de moyens financiers, mais, et c'est sans doute une raison plausible, le bâtiment était construit sur un terrain meuble et humide qui n'aurait pas supporté le poids d'une flèche supplémentaire."

    Michel Janva http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Apollon

    La mythographie traditionnelle présente Apollon sous les traits d’un Dieu lumineux, Dieu de la mantique et de la vérité. Le Dieu archer et sa kyrielle de connotations positives dévoile cependant sa face obscure au Chant I de l’Iliade, où il frappe de ses flèches meurtrières l’armée des Achéens. Le dernier essai de Marcel Detienne, au sous-titre engageant : « une approche expérimentale du Polythéisme grec », se veut une toute nouvelle incursion dans le monde des Dieux de la Grèce. Cette vision d’un Apollon parfait, toutefois surnommé Loxias — l’Oblique (le Tordu ?) — se révèle en fait une pâle caricature au vu des innombrables aspects revêtus par cette divinité si polymorphe. Avec son inégalable maîtrise des sources antiques, l’auteur nous trace un portrait insolite, moins idéalisé mais aussi moins insipide du Seigneur de Delphes.

    Le regard moderne s’est montré particulièrement réducteur à l’égard du Polythéisme : chaque Dieu, loin de se définir par une unique fonction, doit être mis en relation avec ses différentes épithètes, parfois contradictoires, avec les autres divinités et les sanctuaires consacrés à plusieurs Dieux pour donner de lui-même une image plus fidèle. M. Detienne se lance sur les traces d’un Apollon « en action » qui, à travers ses (mé)faits et paroles, divulgue sa véritable nature. De la masse des témoignages antiques surgissent des liens complexes : Apollon se mue en sacrificateur et égorge son ennemi ; Dieu des autels ensanglantés et fumants, Apollon fondateur et bâtisseur qui tranche et trace la voie, participe du pur et de l’impur. Cette nouvelle approche « expérimentale » où l’on interroge gestes, objets et relations entre divinités, soulève la question du rapport à Dionysos. L’auteur a déjà mené une enquête serrée sur le Dieu (Dionysos à ciel ouvert, Hachette, 1986) et conclu à une différence radicale des divinités sur deux plans : Apollon délimite un territoire et fonde, Dionysos est partout chez lui ; victime l’un et l’autre de la folie, c’est la démence meurtrière qui saisit Apollon tandis qu’à Dionysos, la mania révèle son propre pouvoir Si Dionysos met en contact avec l’autre monde, Apollon « s’il aime tracer les routes et fonder les chemins, n’ouvre pas, semble-t-il, la voie sacrée qu’empruntent dans l’Hadès les initiés et les mystes : celle-là appartient à Dionysos. Apollon, lui, est un Olympien de ce monde. Il sait sûrement, comme un autre, que les dieux sont plus forts que les mortels, mais, parvenu à Delphes, Apollon semble privilégier le champ de l’action humaine faisant connaître par la parole oraculaire qu’une volonté individuelle peut s’autoriser d’elle-même, faire son chemin, agir et construire, créer durablement, sans ignorer la précarité ni méconnaître la finitude de toute entreprise ».

    ♦ Apollon le couteau à la main, Marcel Detienne, Gallimard, 1998. [Recensions : 1 / 2 / 3]

    ► Pascale Gérard, Antaïos n°14, 1999.

    http://www.archiveseroe.eu/recent/5