Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

culture et histoire - Page 1581

  • Cosaques : L’origine des « guerriers libres » partie 1

    Le fléau était venu de l’Est. Conduits par le Mongol Baty Khan, les envahisseurs au visage plat et aux yeux bridés, vêtus de fer et de peaux de bêtes, descendirent la vallée prospère du Dniepr comme un nuage de sauterelles, et ils la laissèrent dans la désolation après leur passage. Ils saccagèrent les villes, démolirent les églises, rasèrent les maisons, empilèrent en tas les morts innombrables. Les survivants s’égaillèrent. L’âge des ténèbres ensevelit les Russes.

    Le coup reçu par les Russes en 1240 était plus terrible, plus traumatisant que celui que les Anglais avaient essuyé en 1066. Foyer d’une société chrétienne florissante, capitale d’un État qui avait noué des liens avec l’Angleterre d’Alfred le Grand et la fastueuse Byzance des empereurs, la fière cité de Kiev était tombée aux mains d’une horde de cavaliers tatars qui l’avaient presque complètement détruite.

    Les Tatars poursuivirent leur marche vers l’ouest ; puis, tenus en échec en Europe centrale, ils firent demi-tour. Leurs chefs mongols fondèrent une sorte de capitale à Saraï sur la Volga et entreprirent d’établir leur pouvoir sur leurs nouveaux territoires, l’empire de la Horde d’Or.

     Il comprenait les steppes qui s’étendaient de l’Oxus à l’est jusqu’à la Galicie à l’ouest et, au nord, quelques principautés russes démembrées qui avaient succédé à l’État de Kiev.

    Les conquérants étant des fils de la prairie, ils se trouvèrent dépaysés dans les forêts propices à la claustrophobie où vivaient les Russes demeurés sur place; ils les gouvernèrent de loin. Ils désignèrent comme vassaux des Principicules russes chargés de percevoir les tributs qui leur étaient destinés et, lorsque les tributs n’étaient pas livrés à temps ou que le montant leur semblait insuffisant, ils effectuaient des expéditions contre les coupables et prenaient des otages pour s’assurer de leur bonne conduite. Les Tatars contrôlaient les relations étrangères des Russes et coupèrent tous leurs contacts avec le monde occidental. A part cela, ils les laissèrent tranquilles. A long terme, l’effet des Tatars sur la vie russe allait se traduire davantage en craintes nationales qu’en institutions. Mais ils influencèrent leur organisation militaire, leur donnèrent une définition de l’argent et le mot « Cosaque ».

    Les premiers Cosaques russes surgirent 200 ans environ après la chute de Kiev dans le périlleux no man’s land qui séparait les forêts septentrionales des plaines ondulées de la Tatarie. Les circonstances de leur apparition demeurent mystérieuses, mais de toute évidence les Cosaques étaient des enfants de la Russie, engendrés pour ainsi dire par les Tatars de la steppe (1).

    Les grands-princes de Moscovie avaient peu à peu émergé en qualité de principaux percepteurs de tributs pour la Horde. Ils utilisèrent cette situation pour dominer les autres princes puis, progressivement, ils unirent les Russes de la zone forestière et édifièrent une force qu’ils jugèrent assez puissante pour refuser le paiement des tributs à leurs suzerains et pour résister à toute tentative de les leur soutirer par les armes. Les batailles avec la Horde d’Or furent longues et acharnées, mais l’Empire mongol, attaqué par des ennemis originaires de l’Asie centrale en même temps que par les Russes, commença à se désintégrer. Un certain nombre de petits khanats tatars s’établirent à sa place, notamment à Kazan, à Astrakhan, en Sibérie et en Crimée. Les Russes des forêts se trouvèrent enfin libérés de la tutelle étrangère ; mais ils continuèrent à subir les incursions des pillards tatars.

    Presque chaque année, les Asiates déferlaient pour piller la Moscovie, la Lituanie et la Pologne. Ils étaient puissamment armés de javelots de fer, d’épées à double tranchant, d’arcs de combat et de carquois remplis de flèches. Ils disposaient chacun de deux ou trois chevaux de remonte afin d’accroître leur rayon d’action et leur rapidité, et ils avaient des paniers où ils mettaient les enfants qu’ils emmenaient en captivité. Pour déjouer toute opposition à leurs entreprises, ils s’approchaient par voie de terre, au clair de lune, en groupes séparés les uns des autres de quinze cents ou deux mille mètres; ils n’allumaient pas de feux et ils évitaient les principaux gués ; mais une fois arrivés dans la zone de leur objectif, les groupes fusionnaient puis avançaient comme un ouragan en détachant des bandes de pillards, fortes d’un millier d’hommes, pour transformer la campagne environnante en désert ; ils massacraient, incendiaient, chassaient devant eux le bétail et emportaient les récoltes. Mais leur butin principal était les prisonniers qu’ils « opprimaient douloureusement… par la faim et l’état de nudité complète », battant les hommes jusqu’à ce qu’ils désirassent « mourir… plutôt que vivre» (2). Un captif influent pouvait être racheté par rançon ; les autres étaient entraînés en Crimée où ils étaient vendus dans les bazars; on achetait là des esclaves au prix fort : des garçons robustes qui seraient instruits pour faire partie du corps d’élite des janissairesturcs, des hommes qui passeraient le restant de leurs jours enchaînés aux bancs d’une galère méditerranéenne, des jeunes femmes qui compléteraient quelques harems du Levant (3).

    Les Russes construisirent une ligne de fortins le long de la frontière, levèrent au printemps des armées destinées à repousser les envahisseurs, mais le fermier russe (jusqu’à Moscou dans le nord) continuait à vivre dans la terreur. La mobilisation était trop lente, l’organisation manquait de souplesse, la tactique se révélait trop statique pour s’opposer avec efficacité aux imprévisibles manœuvres des Tatars insaisissables. Les soldats en razzia attaquaient inopinément, de nuit, toute force envoyée à leur rencontre, déversaient sur elle une pluie de flèches et, avant qu’elle eût le temps de réagir, les Tatars disparaissaient par une autre route. Il fallait des gardes pour constituer un système d’alerte signalant l’approche de l’ennemi; il fallait des guerriers suffisamment au fait de la tactique des pillards pour pouvoir les intercepter avec succès.

    Il semble bien que des renégats tatars furent les premiers à répondre à cette double exigence. Car en sus des armées organisées de pillards, il existait des groupes de « guerriers libres » : c’étaient des Tatars qui montaient des expéditions personnelles sans en demander la permission à leurs chefs; véritables pirates de la steppe, ils faisaient butin de tout : d’un village frontalier vulnérable, d’une caravane de marchands, d’un voyageur solitaire. Les Génois et les Grecs, qui avaient des comptoirs sur la mer Noire, les connaissaient depuis le XIVe siècle. On les appelait des « Cosaques » (4).

    En 1443, l’une de ces bandes de « guerriers libres » avait envahi la contrée de Riazan au cours d’une expédition de pillage comme les autres; mais elle dut conclure un arrangement avec le grand-prince local car elle passa l’hiver sur ses terres et, quand d’autres tribus prirent à leur tour Riazan comme objectif au début de l’année suivante, ces Tatars surnommés « les Cosaques de Riazan »se battirent aux côtés des Russes dans « une grande bataille très acharnée devant la rivière Listan » et participèrent à la mise en déroute des envahisseurs (5). Des Cosaques tatars combattirent pour les Lituaniens en 1445 et, sept ans plus tard, le khan Kassimov fit entrer ses guerriers libres au service de la Moscovie en qualité de mercenaires. A dater de là, les références historiques aux Cosaques se multiplient.

    Ils furent utilisés comme gardes-frontières et comme guides pour aider des diplomates et des marchands à traverser les steppes en sécurité. Un ambassadeur italien se rendant en Perse en 1474 relata que le grand-prince de Moscovie avait à son service un Tatar qui commandait à « 500 cavaliers pour protéger les frontières de son territoire contre les incursions des Tartares » (6) ; en 1502, 10 Cosaques de Riazan, « hommes qui connaissaient le Don », furent requis par Ivan III pour escorter dans la steppe l’ambassadeur turc qui quittait Moscou.

    Les références à ces premiers Cosaques sont fragmentaires et imprécises ; aussi est-il difficile de situer en toute certitude leurs origines et leur destin. Mais, comme les Cosaques ordynskiye qui attaquèrent les Tatars de Crimée dans le bassin du Dniepr et les Cosaques mechtcherskiye qui contribuèrent à la garde du secteur oriental de la ligne fortifiée vers la fin du XVe siècle, ce furent probablement pour la plupart des Tatars renégats ou des membres de tribus d’origine non tatare. Le premier chef cosaque russe fut, semble-t-il, Ivan Rouno dont on sait qu’il commanda un groupe de guerriers cosaques en 1468 ; au milieu du XVIe siècle, les Cosaques tatars et les Cosaques des tribus non tatares étaient déjà submergés par les Slaves qui ralliaient leurs rangs ; d’ailleurs, les premiers Cosaques de souche étrangère avaient été à peu près russifiés.

    Lorsque la Moscovie déplaça ses avant-postes vers le sud en agrandissant ses territoires, elle dut recruter un plus grand nombre de Cosaques pour garder la ligne fortifiée et coloniser la zone frontalière. Peu après 1570, le Tsar avait aménagé 73 postes fortifiés le long de la frontière (8) ; chacun de ces postes était occupé par une dizaine d’hommes qui, à tour de rôle, scrutaient la steppe du haut des tours de guet et patrouillaient dans les secteurs intermédiaires. Ces hommes étaient presque tous recrutés chez les Cosaques nomades de la frontière, qui furent invités à se fixer sous l’autorité de l’État en qualité de gardes-frontières et d’agriculteurs. Comme aux soldats et aux petits gentilshommes de Moscovie, le gouvernement leur octroyait à titre individuel des droits agraires, de chasse et de pêche, à moins qu’il ne rétribuât leurs services en argent ou en grain. Et, comme les soldats et les petits gentilshommes, ils devinrent peu à peu une classe pourvue d’un statut déterminé et appelée gorodovyye kazaki : Cosaques de « ville » ou de service (9). Mais à côté de ces Cosaques qui se louaient, il y en avait d’autres qui n’admettaient pas de dépendre d’un seigneur : c’étaient des Cosaques libres, l’équivalent russe des Cosaques libres tatars qui guerroyaient pour leur compte.

    En 1474, des Cosaques libres d’origine tatare ou slave opéraient de l’autre côté des postes de guet frontaliers, dans le no man’s land des steppes. Les Cosaques tatars qui écumaient la campagne entre la Volga et le Don étaient « tenus pour vaillants, car ils dépouillaient à la fois les Circassiens et les Russes » (10), et les marchands génois connaissaient les « voleurs et les Cosaques »de Moscou (11) qui ne témoignaient pas d’une discrimination plus grande dans le choix de leurs victimes. Échappant à toute autorité russe ou tatare, ces farouches maraudeurs menaçaient quiconque s’aventurait dans la prairie, et ils firent si bien qu’elle mérita tout à fait son nom de « pays sauvage » (dikoïe pole). «Régulièrement, des Cosaques la traversent en cherchant, selon leur habitude, quelqu’un à se mettre sous la dent. Ils vivent en effet de pillages, ne sont soumis à personne et galopent dans les steppes immenses et désertes par bandes de 3, 6, 10, 20, 60 hommes ou davantage  » (12).

    Ces Cosaques libres étaient une source d’ennuis pour les Moscovites et les Lituaniens au nord, tout comme les khans tatars au sud, mais les Tsars finirent par admettre qu’ils pouvaient être des alliés précieux dans le pays sauvage de leur très vulnérable frontière sud, et ils ne tardèrent pas à les encourager à envoyer des contingents destinés à servir d’éclaireurs et de cavaliers dans les armées impériales. En 1570, Ivan le Terrible adressa un appel général aux chefs cosaques opérant dans la vallée du Don pour qu’ils lui accordassent une aide militaire et, l’année suivante, lorsque les Tatars de Crimée pénétrèrent profondément en Moscovie pour mettre à sac Moscou, il octroya une charte à un chef cosaque nommé Nikita Mamine, en promettant de payer tous les Cosaques qui obéiraient aux ordres de Mamine. Cette mesure incita les Cosaques du fleuve à se réunir autour d’un chef commun. Mais ils ne se conformèrent pas toujours aux instructions de Moscou, et leurs continuelles expéditions contre les Tatars, alors même que le Tsar voulait faire la paix avec le khan et le nouveau suzerain du khan, le Sultan, provoquèrent des complications diplomatiques considérables.

    Les Tatars et les Turcs en étaient venus à reconnaître au Tsar le commandement de tous les Cosaques. Or le Tsar n’exerçait fermement son autorité que sur les Cosaques de « ville » ou de service, qui étaient commandés par des officiers moscovites et qu’administrait le département de l’Armée (Streletski Prikaz) ou le département de la Défense frontalière (Razryadny Prikaz). Les rapports avec les Cosaques libres étaient du ressort du Posolski Prikaz, le ministère moscovite des Affaires étrangères (13), arrangement qui impliquait leur statut d’autonomie. L’attitude du Tsar fut assez équivoque envers ces Cosaques libres : il proclamait qu’il n’en était pas responsable, mais il les employait volontiers comme mercenaires dans son armée; il condamnait leurs expéditions contre les caravanes tatares et leurs affrontements avec les Turcs, mais il n’entreprenait pas d’action punitive contre eux; une fois même, pressé par le khan du Nogaï d’exterminer les Cosaques du Yaïk (le fleuve Oural), il suggéra que ceux d’entre eux qui le servaient à Astrakhan affirmassent qu’ils n’étaient nullement des Cosaques du Yaïk (14).

    C’était seulement quand les Cosaques libres s’intéressaient d’un peu trop près aux marchandises qui circulaient sur la Volga que le Tsar se décidait à envoyer des soldats chargés de capturer les voleurs et de les pendre haut et court ; mais même dans ce cas, les fonctionnaires moscovites s’efforçaient de distinguer entre les pirates et les Cosaques « loyaux » du pays sauvage qui servaient dans les armées du Tsar en campagne. Le Tsar demandait aux « loyaux » d’agir contre les « brigands », mais il n’existait pas en réalité de distinction bien nette entre les deux catégories : des Cosaques supposés « loyaux » devenaient parfois des pirates, et des brigands cosaques s’enrôlaient pour servir en campagne.

    La composition de ces Cosaques libres s’était modifiée progressivement à mesure qu’un nombre grandissant de Russes passait la frontière pour venir au sud. En 1538, pour répondre à une plainte émanant du Nogaï, le Tsar avait critiqué les Cosaques tatars indisciplinés de « Kazan, Azov, de Crimée et d’ailleurs… et aussi nos Cosaques de nos frontières qui se mêlent à eux ». 40 ans après, en réponse à une autre protestation du khan de Crimée, le tsar Ivan IV dépeignit les Cosaques libres qu’il blâmait sous les traits de « fuyards échappés de notre État et des terres lituaniennes ». Cette fois cependant, il ajouta l’assurance que ses gardes-frontières avaient reçu pour instructions « de ne laisser passer personne vers le Don et de ne permettre l’entrée à aucun Cosaque du Don sous peine de mort » (15). Mais les « fuyards » n’en continuèrent pas moins à venir grossir les rangs des Cosaques libres en « pays sauvage ».

    À suivre 

  • Un étrange avion US à Téhéran : livraison d’uranium pour les ayatollah ? – par Laurent Glauzy

    L’information provient des articles duNew York Times intitulés Iran Gets an Unlikely Visitor, an American Plane, but No One Seems to Know Why (« L’Iran reçoit un visiteur inattendu, un avion américain, mais personne ne semble savoir pourquoi ») du 17 avril 2014 etPaper Shows U.S.-Flagged Plane in Iran Has Ties to Ghana (Le journal montre que l’avion portant le drapeau américain qui a atterri en Iran a des liens avec le Ghana) du 18 avril 2014. Quatre journalistes ont participé à sa rédaction, dont deux furent envoyés en Iran. Cette intrigue, ignorée de notre presse des caniveaux bien poussiéreuse, est donc prise avec le plus grand sérieux outre-Atlantique.

    Le 15 avril 2014 au matin, l’Iran a un étrange invité : un avion, propriété de la Bank of Utah, une banque de la secte mormone ayant treize filiales dans tout l’Utah. Portant une cocarde américaine, l’engin était immobilisé sur une partie visible de l’aéroport international de Mehrabad, à Téhéran.

    Cette observation est d’autant plus incompréhensible que les sanctions des États-Unis et de l’Union européenne à l’encontre de l’Iran - les mêmes qu’ils voudraient imposer à la Russie (nation n’ayant pas de banque Rothschild) - rendent improbables un tel évènement.

    Pour entrer sur le territoire iranien, le jet aurait eu besoin d’un permis de séjour délivré par l’Office of Foreign Asset Control, un service du département du Trésor américain où sont en vigueur les ITSR (Iranian Transactions and Sanctions Regulations), qui prohibent toute exportation américaine de nourriture, de services et de technologie vers l’Iran. L’éventualité qu’un jet américain atterrisse sur le territoire iranien est donc nulle. De plus, cet avion est un jet d’affaires Bombardier Challenger 600 de fabrication canadienne, équipé d’un moteur de la General Electric.

    Le département du Trésor, interpellé sur l’affaire par plusieurs journalistes, n’a pas souhaité réagir. Les autorités iraniennes demeurent tout aussi muettes. Le porte-parole de la délégation iranienne à l’ONU répond que « nous n’avons pas d’informations ». Quant aux sources internes de l’aéroport, elles affirment qu’à bord de l’avion, seuls des VIP étaient présents.

    La secte Illuminati des Mormons

    Du jet au Boeing 747, la Bank of Utah possède 1 169 avions. Sous le manteau protecteur du Trust, des magnats peuvent ainsi s’envoler avec la plus grande discrétion. C’est dire que le cas du Bombardier Challenger 600 est étonnant. Il faut également rappeler qu’en 2012, la banque britannique HSBC, qui avait signé un accord avec les autorités fédérales, fut accusée du transfert de milliards de dollars vers l’Iran. Les capitaux provenaient des cartels mexicains de la drogue. HSBC a dû payer une amende de 1,92 milliard de dollars.

    Les Mormons sont des gens minutieux, considérant même le thé comme une « boisson enivrante », prohibée par leur « prophète » maçonnique John Smith. Il est par conséquent inimaginable qu’ils aient loué le cœur léger, à de mystérieuses VIP, un avion que l’on retrouve en Iran.

    Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Marziyeh Afkhan, déclara que tout l’équipage et les passagers du Bombardier Challenger 600 « étaient non américains » ; ils se seraient composés d’« une élite d’officiels ghanéens œuvrant pour des actions de coopération entre les deux pays ».

    Des journaux, comme le Christian Science Monitor, se contentèrent des déclarations du porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères. Le titre du quotidien est péremptoire : « Utah Plane in Iran Mystery Solved » (Le mystère de l’avion de l’Utah en Iran est résolu). Et pour cause : leChristian Science Monitor est l’œuvre, en 1908, de Mary Bakker Eddy, fondatrice de la secte maçonnique et templière de la Science chrétienne[1].

    En réalité, ces nouvelles révélations laissent imaginer un scénario bien plus important et tout à fait effroyable.

    Le président du Ghana

    Les journalistes du New York Times obtinrent un document confidentiel : il y est communiqué l’identité des passagers appartenant à une compagnie minière ghanéenne, Engineers and Planners, dont le siège est à Accra. L’administrateur délégué de cette société d’ingénieurs est Ibrahim Mahama, le frère du président du Ghana, John Dramami Mahama.

    En 2012-2013, dans les derniers mois à la présidence de la République islamique d’Iran, Mahmoud Ahmadinejad avait entrepris plusieurs visites diplomatiques en Afrique, dans le but de construire de solides bases relationnelles avec le riche continent oublié par les Américains, et maintenant en proie aux intérêts chinois. Le président de la République islamique visita aussi le Bénin (longtemps lié à la Corée du Nord de Kim II Sung), le Ghana et, enfin, le Niger. Le président irakien Saddam Hussein (1979-2003) voulait y acheter le Yellow Cake[2], produit final du procédé d’extraction de l’uranium avant transport et purification. Dans ce contexte, le voyage d’Ahmadinejad au Niger souleva des spéculations selon lesquelles il aurait cherché des gisements d’uranium pour le programme nucléaire de l’Iran.

    L’Académie de Quantico, base du FBI

    Une fois le scandale découvert, Engineers and Planners déclarait dans le journal Modern Ghana : « L’avion n’est pas associé, de façon directe ou indirecte, avec le Président, Son Excellence John Dramani Mahama, qui, incidemment, est le grand frère de notre administrateur délégué, M. Ibrahim Mahamana ». Le communiqué de presse était signé Adi Ayitevie, directeur exécutif de la société d’Accra.

    Qui est Adi Ayitevie ? D’après le réseau social professionnel Linkedin, il a travaillé plusieurs années pour une société dont le siège est au Maryland, la MNM Corporation, spécialisée notamment dans la communication haute-technologie et la sécurité des supports informatiques. La MNM Corporation a œuvré à la reconstruction de l’Académie de Quantico (Virginie), la base du FBI, une des artères du pouvoir américains.

    Par ailleurs, le Ghana est l’une des nations africaines à avoir d’excellentes relations avec Washington, à la différence par exemple de l’Ouganda ou du Nigeria. De plus, le Ghana est composé de 35 % de musulmans, ce qui peut faciliter les relations avec la République islamique de Téhéran. En somme, le pion ghanéen dans l’échiquier de Washington serait à privilégier pour négocier avec Téhéran. La présence de la Bank of Utah, propriétaire de l’avion, ne fait qu’abonder dans le sens de négociations secrètes entre Washington et Téhéran, deux nations ennemies sur le devant de la scène. De plus, comme cela est mentionné dans l’ouvrage Témoins de Jéhovah, les missionnaires de Satan (2013), le Département d’État américain s’est toujours servi de sectes illuminati et templières pour établir des liens avec des pays sulfureux, à l’instar de la Chine. La banque mormone n’échapperait pas à cette logique.

    Le désert radioactif de Moab

    The Tulse Luper Suitcases, film extravagant du cinéaste Peter Greenaway, se déroule dans le désert de Moab, dans l’Utah, dans les années 1900, où une famille de Mormons d’origine allemande captura un protagoniste et le tortura en l’attachant nu à un poteau en lui étalant du miel. Curieusement, l’abeille et la ruche sont les symboles de l’Utah, héritage de la symbolique maçonnique laissé à la secte mormone. Le metteur en scène, obsédé par les nombres et la kabbale, a structuré son long métrage autour des 92 valises de Tulse Luper, le personnage principal. 92 étant le numéro atomique de l’uranium.

    Le désert de Moab regorge de ce minerai. Il est la plus grande zone d’extraction et d’exportation de l’uranium aux États-Unis. Dans le sol de cet endroit aride sont enfouis d’importantes richesses minières ayant attiré, dans les années 1890, des générations de mineurs siciliens et calabrais. Dans les années 1950, alors que les effets des radiations étaient encore peu connus, les extractions d’uranium étaient encore très courantes dans l’État mormon.

    Après le boom, c’est-à-dire avant les années 2000, la grande majorité des mines fermèrent en raison du faible prix de l’uranium. En 2010, il ne restait qu’un seul lieu d’excavation, qui a repris son activité en 2010.

    Les États-Unis arment-ils l’Iran ?

    D’où la réflexion du New York Times, qui se demande si de l’uranium made in USA, provenant de l’Utah, ne servirait pas à approvisionner l’Iran. Les puissants du Ghana ne seraient que des hommes de façade de cette opération folle. L’Iran répondrait ainsi à la méthode de Brzezinski.

    Zbigniew Brzezinski, considéré comme un des marionnettistes de l’ombre de la géopolitique de Washington, apparaît derrière chaque guerre américaine, y compris derrière les troubles de l’Ukraine, avec laquelle le pleurnicheur polonais rêve d’une revanche personnelle intra-slave contre la Russie.

    Brzezinski, qui avait disparu dans les années de Bush jr, un pédo-sataniste (cf. Frits Springmeier, Alex Jones) adepte du Bohemian Club (droit annuel de 35 000 dollars) est revenu avec Obama. Il n’est pas incorrect de penser que les problèmes d’Israël avec Obama dépendent aussi de lui. Dans un entretien de septembre 2009 pour le site Daily Beast, il suggéra que le président Obama aurait dû avertir Israël que l’US Air Force arrêterait chaque tentative d’attaque des sites nucléaires iraniens !

    Il pourrait s’agir d’un cas Liberty inversé. L’USS Liberty était un navire de recherche technique de l’US Navy que des Mirage III israéliens, associés à une vedette sans enseigne et sans cocarde, attaquèrent lors de la Guerre des Six jours, en 1967. Il est désormais établi qu’il s’agissait d’une tentative « sous faux drapeau » pour faire intervenir les États-Unis aux côtés d’Israël, contre l’Égypte, durant laquelle moururent trente-quatre Marines. Beaucoup de survivants de l’USS Liberty furent achetés par des promotions ou disparurent physiquement.

    La méthode Brzezinski, conforme à l’affaire du Liberty, viserait à empêcher Israël de mettre un terme aux ambitions nucléaires iraniennes. L’affirmation est bouleversante, parce qu’elle contredit tout ce que l’on présume de l’attitude des États-Unis concernant l’uranium iranien. Doter l’Iran de la bombe nucléaire pousserait Téhéran dans une guerre contre la Chine et la Russie. Armer l’Iran n’est donc pas une idée absurde : la présence d’armes thermonucléaires engendrerait une atmosphère de Guerre froide entre des États apparemment alliés.

    Autoriser l’Iran à posséder la bombe atomique permettrait aussi d’appliquer une pression sur le voisin pakistanais, musulman mais pas chiite. De plus, Islamabad est un allié que les États-Unis ont envie de lâcher et que Samuel Huntington (1927-2008), l’auteur du très célèbre Le Choc des civilisations, considérait comme appartenant à l’axe infâme du complexe sino-islamique.

    Si l’on reprend la logique selon laquelle les illuminati ont besoin d’une Troisième guerre mondiale entre les blocs sioniste et musulman (cf. lettre du 14 juillet 1871 du sataniste Pike au chef Carbonari Mazzini) pour organiser un chaos général et asseoir in fine l’antéchrist, un Iran détenteur de l’arme nucléaire engendrerait un retour à la Guerre froide qui déstabiliserait toute l’Asie, dirigée par des gouvernements paranoïaques. Un Iran nucléaire est une menace pour Israël et une ressource pour diviser et dominer le scène orientale. Pour ce rêve tordu à la Brzezinski, le pouvoir américain est en train d’employer un produit national, c’est-à-dire l’uranium de l’Utah.

    Who done it ?

    On peut se demander, comment cette mise en scène a été éventée, où et pourquoi ? Comme on le dit dans le langage des romans policiers : Who done it ? Le fait que cet évènement soit sorti dans le New York Times est significatif. En effet, ce quotidien appartient à la famille israélite Sulzerberger, qui entretient des relations avec Israël. En outre, les positions libérales du New York Times l’empêchent de souscrire servilement à la politique de Netanyahu. Ce n’est pas la première fois que le quotidien publie des scoops : il avait révélé que Ben Laden était en relation avec des trafiquants de diamants juifs.

    Donc, comment cette information est-elle parvenue au quotidien ? Est-ce grâce au renseignement israélien qui a mouchardé, ou bien sont-ce les reporters eux-mêmes qui, avec beaucoup de courage, ont trouvé cette piste grâce à des informations de passionnés de l’aviation ?

    L’article est accompagné d’une photographie de l’avion incriminé. Ce cliché a été pris soit de l’intérieur d’un autre avion, soit de l’extérieur, à savoir sur le tarmac. En tout cas, grâce à ce cliché, les journalistes ont pu reconstruire l’itinéraire de l’avion, pour aboutir à la secte des Mormons et à la société ghanéenne Engineers and Planners, celle du frère du président Mahama. Enfin, la Bank of Utah est une « state-government chartered » : semi-privée, elle appartient aussi à l’État de l’Utah.

    Cette intrigue internationale, qui est peut-être la plus grande de l’année, implique les plus hautes instances des États ghanéen et américain, par l’intermédiaire d’une secte maçonnique et d’une entreprise. Elle montre à n’en pas douter que les États-Unis ont des liens secrets avec Téhéran, comme s’il s’agissait de mener en coulisse le monde à une guerre certaine, correspondant parfaitement aux plans des Illuminati.

    Laurent Glauzy

    [1] (Cf. R. de Ruiter & L. Glauzy, Témoins de Jéhovah, les missionnaires de Satan, 2013, p. 84.)
    [2] art. Niger et nucléaire : le crime silencieux d’Areva [Cf. Atlas de géopolitique révisée, 2012, pp. 378-380]

    http://www.contre-info.com/un-etrange-avion-us-a-teheran-livraison-duranium-pour-les-ayatollah-par-laurent-glauzy#more-32703

  • Livre de Patrick Pesnot : Les grandes mystifications de l’histoire

     

    Plus volatil que l’air, l’information est perméable, modulable et, plus encore, malléable. Qu’elle se nourrisse de témoignages, de récits écrits ou oraux, elle est à la source de l’histoire, de la vérité et du mensonge. Et que vaut la vérité quand le menteur la met lui-même en scène ? Telle pourrait être la question philosophique qui se dégage immédiatement à la lecture de cet instructif ouvrage de Patrick Pesnot.

    Chateau

    Après Les grands mensonges de l’histoire paru en 2013, l’auteur récidive sur un thème analogue : on veut nous faire prendre des vessies pour des lanternes, et ce que l’on croit être la vérité historique ne l’est pas forcément. Ainsi apprend-on comment les Américains ont justifié leur guerre en Irak (2003) avec la complicité des… Italiens ; comment la CIA a aidé Staline à se débarrasser des dirigeants d’États frères qui lui faisaient de l’ombre ; comment les rédacteurs de la Bible auraient emprunté à la légende mésopotamienne du roi Sargon pour écrire l’enfance de Moïse ; comment les Alliés ont failli ne pas débarquer le 6 juin 1944 ; comment l’incendiaire du Reichstag en 1933, Marinus van der Lubbe, aurait été manipulé et aurait donc vraiment commis cet attentat que Herman Göring présenta comme le « début de la révolte communiste », etc.
    Si beaucoup de questions restent encore en suspens, il n’en demeure pas moins que l’ouvrage, très documenté, très accessible et pédagogique, reste passionnant. Entre machiavélisme, manipulations, intoxications, fabrications de preuves et désinformation, il délivre des histoires dignes des grands récits d’espionnage. Un livre captivant sous toutes ses formes.

    Livre disponible à la vente, par exemple ici : 

    http://www.amazon.fr/gp/product/2755614625/ref=as_li_qf_sp_asin_il?ie=UTF8&tag=boulevard-voltaire-21&linkCode=as2&camp=1642&creative=6746&creativeASIN=2755614625

    Boulevard Voltaire :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/dt_autres/EuppuEEZlAWogkErRR.shtml

  • Les Cristeros : 4e au box office avec seulement 61 salles

    Lu sur Aleteia :

    "Trois jours après sa sortie, le film Cristeros est quatrième au box-office ! Un véritable exploit pour un film proposé dans seulement 61 salles, quand Godzilla arrive en tête avec dix fois plus d'écrans. Plus étonnant encore : sur  le site de référence en matière de cinéma, Allociné, où les spectateurs le classent pour l'instant, excusez du peu, "meilleur film de tous les temps" !

    L'avant première de Cristeros à Lyon avait déjà été victime de son succès : de très nombreux spectateurs avaient dû être refoulés faute de places...  À Lille et Versailles, elles ont également fait salle comble, rassurant ainsi les exploitants qui hésitaient encore. Résultat : alors qu'une semaine avant la sortie du film, seules 22 salles avaient accepté de le diffuser, le voilà finalement à l'affiche dans 61 salles. UGC a notamment décidé de programmer le film dans quasiment toutes ses salles en province. [...]"

    Michel Janva

    Cristeros : Hugues Kéraly sur RFI

    Hugues Kéraly, journaliste d’investigation spécialiste de l’Amérique latine, a mené l’enquête sur les Cristeros dès les années 70. Son livre « La véritable histoire des Cristeros » est publié aux Editions de l’Homme Nouveau.

    Hugues Kéraly était interrogé ce matin sur RFI. cet entretien est suivi d'un autre avec Mgr Ravel, à l'occasion du pèlerinage militaire international à Lourdes.

    Michel Janva

  • Cristeros : le rôle des femmes

    Le site "femmes ad hoc", nous donne de très intéressantes et édifiantes précisions sur le rôle des femmes dans la contre-révolution mexicaine, dans une contribution dont nous avons eu connaissance ici. Extraits.

    "Comment étaient organisées ces brigades ?

    Les brigades étaient une société exclusivement féminine, civique, libre,  autonome et secrète. Leur structure était militaire, hiérarchique car elles étaient considérées comme un corps de combat de plus dans la guerre cristera. Mais ce mouvement travaillait dans la clandestinité la plus totale imposant à ses membres un serment d’obéissance et de secret. Si la plupart des brigadières étaient des célibataires c’était pour éviter d’abord, de faire des orphelins bien sûr, mais aussi pour éviter le maximum de pressions sur les enfants,  par le chantage,  si elles étaient faites prisonnières. Les brigades étaient nombreuses. Chacune d’elles se composait généralement de 750 affiliées, commandées par une femme colonel assistée d’une lieutenant colonel et ainsi de suite. Chaque petit groupe de cinq membres ne savait rien des autres groupes .A la tête de chaque cellule il y avait un homme qui n’avait qu’une position consultative. L’organisation incluait cinq commissions : de guerre, de liaison, de finances, de renseignements et de bienfaisance. Les principales dirigeantes venaient  toutes de l’état de Jalisco et bien souvent étaient de simples paysannes. Les brigades sanitaires, dirigées par un médecin, complétaient le tout .Les brigades ne reconnaissaient que deux chefs l’évêque et leur chef de groupe , homme dont le conseil pouvait être refusé

    Leur action

    Comme nous l’avons vu,  les brigades travaillaient dans la clandestinité. Après avoir prêté serment à leur entrée, les brigadières devaient en faire un autre par la suite, que voici : « Devant Dieu, Père, Fils et Saint Esprit, devant la très Sainte Vierge de Guadalupe et devant la face de ma Patrie, moi X, je jure que bien qu’ils me martyrisent ou me tuent, bien qu’ils me flattent ou me promettent tous les royaumes du monde, je garderai tout le temps nécessaire le secret absolu sur l’existence et les activités, sur les noms et les personnes, domiciles, signes (…) qui se rapportent à ses membres. Avec la grâce de Dieu, plutôt mourir que de devenir une délatrice »

    Ainsi malgré les nombreux réseaux  de contrôle des Fédéraux, ces femmes admirables ont servi la cause cristera jusqu’au dernier jour. Leur mission était extrêmement dangereuse car elle agissaient en solitaires, sans aucune couverture , dans le plus grand secret, non seulement dans les zones occupées, mais aussi directement chez l’ennemi autant pour découvrir leurs plans que pour débusquer les traitres infiltrés chez les Cristeros. Il faut bien considérer cet aspect de double vie qu’elles menaient, vie de femmes ,filles, sœurs, mères,  épouses d’une part et d’autre part une vie de militantes, effectuant leurs missions, jour et nuit, dans le plus grand secret, avec le maximum de danger, seules et jamais protégées."

    Et nous ne serons guère surpris d'apprendre ceci:

    "Parmi leurs fonctions, elles devaient (...) acheter des armes et des munitions et approvisionner les troupes cristeros.

    Cette tâche était très dangereuse parce qu’elles devaient lutter contre un embargo décrété par les USA qui interdisait de vendre des armes et des munitions aux Cristeros."

    Paula Corbulon

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Robespierre à la rue ? Réponse au citoyen Brighelli par Jacques de Guillebon

    Les combats de rue m’ont toujours paru fort nobles parce qu’entièrement vains. Je veux parler bien entendu de ces longues guerres, pleines de retournements, de basculements d’alliances, de contre-attaques, d’embuscades, de renforts, de défaites où nul jamais ne renonce ni ne capitule qui se nouent autour de la dénomination d’un ruban de bitume urbain.

     

    Alors que tout dormait paisiblement, Brighelli vient de rallumer la mèche pour l’honneur de Robespierre. Car bien entendu, il s’agit d’honneur et à tout prendre, il vaut mieux mourir pour la toponymie que d’une scarlatine. L’affaire est fort grave, et nous ne nous laisserons pas insulter sans réfléchir, monsieur. Nous ? En ces matières, il est toujours malvenu de dévoiler ses batteries et de révéler ses demi-brigades. Sachez pourtant que nous sommes un fort parti. Nous ? À tout le moins moi et quelques capétolâtres que je connais.

    C’est en effet de la mémoire de Capet qu’il s’agit de notre côté. D’abord, remisons quelques contre-vérités de détail. On nous explique doctement que le pauvre Robespierre est mal servi en noms de rue par la France réactionnaire. Or, moi qui suis assez savant depuis qu’existe wikipédia, étrange maison qu’habite au moins un fou dont l’occupation quotidienne est de classer les rues, je sais maintenant qu’il y a au bas mot cent cinquante voies, impasses, avenues, boulevards, venelles, passages souterrains et rocades extérieures qui honorent le lunettard à perruque républiqueusement. [...]

    La suite sur Causeur

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Robespierre-a-la-rue-Reponse-au

  • Robespierre à la rue ? Réponse au citoyen Brighelli par Jacques de Guillebon

    Les combats de rue m’ont toujours paru fort nobles parce qu’entièrement vains. Je veux parler bien entendu de ces longues guerres, pleines de retournements, de basculements d’alliances, de contre-attaques, d’embuscades, de renforts, de défaites où nul jamais ne renonce ni ne capitule qui se nouent autour de la dénomination d’un ruban de bitume urbain.

     

    Alors que tout dormait paisiblement, Brighelli vient de rallumer la mèche pour l’honneur de Robespierre. Car bien entendu, il s’agit d’honneur et à tout prendre, il vaut mieux mourir pour la toponymie que d’une scarlatine. L’affaire est fort grave, et nous ne nous laisserons pas insulter sans réfléchir, monsieur. Nous ? En ces matières, il est toujours malvenu de dévoiler ses batteries et de révéler ses demi-brigades. Sachez pourtant que nous sommes un fort parti. Nous ? À tout le moins moi et quelques capétolâtres que je connais.

    C’est en effet de la mémoire de Capet qu’il s’agit de notre côté. D’abord, remisons quelques contre-vérités de détail. On nous explique doctement que le pauvre Robespierre est mal servi en noms de rue par la France réactionnaire. Or, moi qui suis assez savant depuis qu’existe wikipédia, étrange maison qu’habite au moins un fou dont l’occupation quotidienne est de classer les rues, je sais maintenant qu’il y a au bas mot cent cinquante voies, impasses, avenues, boulevards, venelles, passages souterrains et rocades extérieures qui honorent le lunettard à perruque républiqueusement. [...]

    La suite sur Causeur

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Robespierre-a-la-rue-Reponse-au