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plus ou moins philo

  • En son pays, en sa race, avec Rémi Soulié

    Pour Heidegger, l’homme n’est homme que pour autant qu’il habite. Or, comment habiter autrement qu’en poète ? Le Racination de Rémi Soulié ne dit pas autre chose dans les termes mêmes du génie poétique occitan. Par naissance, par destination et prédestination, il appartient à cette terre ocre du Rouergue, à la splendeur minérale de ces paysages et au patois rocailleux qui y a vu le jour. Le minéral et le séminal, Racination, qui sort dans une nouvelle édition à la Nouvelle Librairie, raconte tout cela.

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  • Orphée, le grand initié

    Orphée
     

    Poète et philosophe, Rémi Soulié poursuit son exploration des grandes figures de la mythologie grecque. Après ses « Métamorphoses d’Hermès », c’est Orphée qu’il convoque au royaume des poètes dans un essai « Les âges d’Orphée. La lyre et la voix » (La Nouvelle Librairie/Institut Iliade) qui se lit comme une descente aux enfers, suivie d’une remontée.

    « Il ne va plus de soi que les dieux ont beaucoup à nous dire », écrivait Rémi Soulié dans Les métamorphoses d’Hermés (La Nouvelle librairie, 2021). C’est sans doute pourquoi il faut remettre à l’honneur la connaissance des divinités grecques. Co-naissance : un savoir bien au-delà du livresque. D’où une enquête sur une figure majeure, celle d’Orphée. Où l’on voit que Rémi Soulié pratique la grande chasse, la « chasse sauvage » chère à nos ancêtres. Où l’on voit aussi qu’il le fait avec érudition, qui n’est ici pas autre chose qu’un autre mot pour dire la rigueur. « Principe de grande vertu, Vérité, ô Souveraine, fais que jamais mon propos n’achoppe contre l’écueil du mensonge », nous dit Pindare, au Ve siècle avant notre ère. Rémi Soulié évoque et invoque, et c’est justement cela qui nous est nécessaire : dire et chanter la vérité du mythe.

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  • La paille des mots remplace le grain des choses, par Gustave Thibon

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    Gustave Thibon, ici en compagnie de Danielle Masson...

    Voici le texte intégral du discours prononcé par Gustave Thibon, lors du deuxième Rassemblement Royaliste de Montmajour, en 1970 : 

    "La paille des mots remplace le grain des choses".

    Mesdames, messieurs et, pour beaucoup d'entre vous, mes chers amis,

    C'est avec une joie vraie que je me trouve aujourd'hui devant vous et je ne vous dirai que quelques mots. Je n'ai ni le temps, ni le goût de vous faire un cours de philosophie politique. Cette philosophie vous la connaissez, elle est dans les œuvres de Maurras, vous pouvez vous y reporter tous les jours.

    L'heure aujourd'hui me semble être à la rencontre, à la fraternité, à la fraternité au sens des hommes qui ont vraiment un père et une patrie et non à la manière de 1789, n'est ce pas ! Donc à la fraternité, peut-être plus qu'à l'étude.

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  • Les (més)aventures du concept de vérité dans la modernité philosophique depuis Nietzsche

  • Werner Sombart, un penseur essentiel pourtant peu connu

    Werner Sombart

    Guillaume Travers est professeur d’économie et formateur de l’Institut Iliade. Dans son dernier livre – Werner Sombart, publié à la collection Qui suis-je – il présente de façon très documentée la vie et l’œuvre d’une figure éminente de la révolution conservatrice allemande dont la vie incarne une éthique prussienne animée par la conviction que « seule la loi peut donner la liberté ».

    Un grand nom de la sociologie

    Werner Sombart naît en janvier 1863 en Saxe. Son père, député au Reichstag pour le parti national-libéral, est engagé dans la défense de la question sociale dans une Allemagne en pleine mutation industrielle. Le jeune garçon dévore l’œuvre de Zola et développe également une sensibilité au sort des travailleurs.

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  • De l’Ordre injuste et du devoir de rébellion

    L'Antigone d'Anouilh, 1944

    Maurras, chantre et théoricien de l’Ordre, s’efforça toute sa vie d’expliquer la différence entre l’Ordre bienfaisant exercé par un souverain légitime et sa caricature, le césarisme. Contre une tyrannie qui bafouerait les principes supérieurs, « inécrits », de la civilisation, c’est la rébellion qui devient légitime. La figure emblématique d’Antigone a souvent été mise en avant pour nous donner un Maurras faisant de l’Ordre un moyen plus qu’une fin, et justifiant l’insurrection dès lors qu’elle a pour but de rétablir l’Ordre véritable ; ce fut le discours de Pierre Boutang, repris par plusieurs de ses continuateurs.

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  • L'Occident entre l'Être et le Néant.

    La question de l'être a toujours taraudé l'Occident. Shakespeare fait dire à Hamlet « To be or not to be » phrase que les lycéens récitent de façon mécanique mais qui ne peut vraiment être comprise dans toute sa plénitude et sa densité qu'après avoir lu Être et Temps de Martin Heidegger.

    Ce philosophe allemand a interrogé et souvent choqué beaucoup d'Européens par son engagement politique qui ne peut sans doute être compris que dans une perception du nazisme, expression de l'Être de l'homme blanc dans toute sa radicalité. La fameuse phrase ; « la grandeur et la vérité interne du national-socialisme » a fait beaucoup réagir Jürgen Habermas.

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  • Conseil de lecture.

    La philosophe Chantal Delsol est de retour avec un très intéressant ouvrage :

    Le dernier essai de Chantal Delsol ressemble à une longue complainte mais qui n’est pas de celles que l’on aurait lu sous la plume de Voltaire. La philosophe déploie une rhétorique de la déploration pour décrire la fin de « la chrétienté », qui n’est pas la fin du christianisme mais celle de son incarnation temporelle : une « marche à l’abîme », une « chute » où « tout se [défait] », tandis que « d’autres religions ont envahi la scène ».

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