
Anatole France, pour les Parisiens, c’est un quai près du musée d’Orsay. Pour les provinciaux, c’est peut-être une rue. Pour certains lettrés, c’est un roman lu il y a fort longtemps, ou simplement évoqué dans la période lointaine des classes préparatoires. Ce roman, on peut même en deviner le titre ; Les dieux ont soif, La révolte des anges, L’Île aux pingouins. Pourtant, l’œuvre intégrale de celui qui, de figure littéraire incontournable de son temps, est devenu un obscur parmi les anciens, est riche de vingt cinq épais volumes, regroupant des dizaines de romans, de nouvelles et de poèmes, des essais littéraires, des critiques, des préfaces.

Dans son livre « Histoire des guerres romaines », Yann Le Bohec indique que la légion romaine fut un redoutable outil de conquête de par l’excellence dont elle faisait preuve dans tous les domaines : encadrement, entraînement, logistique, tactique… Il est impossible d’en détailler tous les points forts en quelques lignes. Aussi, n’en retiendrons nous que deux, illustrés ensuite par deux batailles emblématiques.
