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Le socle électoral d’Emmanuel Macron commence-t-il à se fendiller ? A moins de 90 jours du premier tour de l’élection présidentielle, un sondage et deux mauvaises nouvelles fragilisent la course à l'Elysée du président de la République. Réalisée par l’Ifop du 14 au 20 janvier sur un échantillon de 2.000 personnes, cette étude d’opinion publiée par le Journal du dimanche (JDD) du 23 janvier estime à 37 % des Français ceux qui sont satisfaits de l’action du président de la République. Ils étaient 41 % voilà un mois. Il s’agit de la baisse la plus importante pour Emmanuel Macron dans ce baromètre depuis mars 2021, soit depuis dix mois, souligne le JDD.
Le co-fondateur de Génération Identitaire, Damien Rieu, ainsi que l’avocat Gilbert Collard, ont officialisé leur ralliement à Eric Zemmour. Si Gilbert Collard est une prise médiatique importante, celle de Damien Rieu est peut-être le prélude d’une autre bien plus importante : celle de Marion Maréchal.
“(…) En faisant de son sexe un atout considérable et en se définissant comme « 2/3 de Merkel et 1/3 de Thatcher », Valérie Pécresse veut donner un nouvel élan teinté de féminité et de fermeté à la droite (…). Pécresse n’étant qu’une pâle copie d’Emmanuel Macron pourrait lui voler la vedette et l’élection.
Eric Zemmour ressemble de plus en plus à la bille du flippeur ( parlons français !) et notre vie politique au billard électrique. Sur le plateau, sur les plateaux plutôt, la bille est lancée. C’est elle la vedette, qui retient toute l’attention en pulvérisant les records d’audience, et c’est elle qui, repoussée d’un “bumper” à un autre, essaie de marquer des points entre interview transformée en jury, condamnation judiciaire et réprobations diverses à la suite de propos ou de gestes. Le destin d’une bille est tragique puisque c’est de finir au trou, mais si elle atteint un certain score, elle peut accéder au second tour.
Le Pen peut dire merci à Zemmour. En la débordant sur son extrême droite, l’ex-plume du «Figaro» a non seulement «recentré» la candidate du Rassemblement national , mais il l’a aussi rendue plus populaire. Elle gagne 8 points et 17 places dans notre tableau de bord des personnalités politiques. Avec 40% de «bonnes opinions», Marine Le Pen n’a jamais été aussi bien placée. L’écart est d’ailleurs de 13 points avec son rival Eric Zemmour (27%, +1). Avec 57% de mauvaises opinions contre 66% pour Zemmour, elle a réussi à lui passer le mistigri du repoussoir. Épargnée par les marcheurs et la gauche, elle progresse chez les jeunes (+14), les personnes âgées (+12), à gauche (+10) et chez les sympathisants LR (+11).
C’est l’autre enseignement de ce baromètre dominé par Philippe (61%, +1): Macron recule de 4 points, Castex de 6, tout comme leurs principaux ministres, Blanquer (– 6), Le Maire (– 6), Bachelot (– 5), Le Drian (– 3)… […]
À droite, Pécresse connaît un coup de mou (– 5), Bertrand (– 4) et Ciotti (– 3) également. La cheffe de file de la droite se consolera avec le soutien record de 92 % des électeurs LR… À gauche, Mélenchon poursuit son opération redresse- ment: +3 points (39%). […]
Nous l’écrivons et nous le disons depuis des années : la collusion entre les Républicains et La République En Marche est avérée. Bien entendu, notre vie politique se résumant à la seule communication, les effets de manches des uns et des autres peuvent laisser imaginer qu’ils s’opposent. Un nouvel exemple, extraordinaire celui-là, montre à quel point ces deux partis marchent la main dans la main.
Valérie Pécresse vient d’être interrogée sur Europe 1, et voici mot à mot, fautes de français comprises, le dialogue invraisemblable qu’elle a mené avec la journaliste :
Au micro d’Apolline de Malherbe dans BFMTV-RMC, Eric Zemmour est revenu sur sa politique concernant des établissements spécialisés pour les enfants handicapés. L’occasion aussi de revenir sur sa condamnation pour provocation à la haine raciale.
Le candidat Reconquête à l’élection présidentielle s’est défendu en citant les « milliers de parents d’enfants handicapés qui m’ont écrit », il leur répond « moi, je les comprends ».
Lors des prochaines élections présidentielles et législatives, le choix crucial auquel les Français sont confrontés est celui de la survie de la France, ou non, puisque son identité, sa souveraineté, et donc son existence sont aujourd’hui menacées culturellement par la double pression d’une démographie par trop dépendante d’une immigration non-européenne et de l’impérialisme économique et linguistique anglo-saxon, les deux becs de la tenaille mondialiste. Les prénoms sont évidemment les symboles de ce processus. L’Etat qui a construit la France est aujourd’hui incapable de la préserver tant il a abandonné son autonomie au profit d’instances technocratiques supranationales, tant il s’est alourdi de charges excessives, tant il a multiplié les obstacles internes à son fonctionnement.