Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

France et politique française - Page 3046

  • Stop ou encore?

    “Il n’y pas de culture française” selon Emmanuel Macron mais à  moins de trois semaines du premier tour de la présidentielle, Libérationressort sa traditionnelle pétition du monde de la Culture visant à faire barrage au Front National. Une  mobilisation des  bobos,  des rebelles en carton pâte, des chouchous du système médiatique. Artistes  bénéficiaires des commissions d’avance sur recettes,  gavées aux subventions prélevées notamment  dans les poches de ces salauds de pauvres éreintés par les politiques euromondialistes.  Mais  cultureux qui font cependant la leçon aux  gaulois qui ont le mauvais goût de vouloir défendre leur identité et leur souveraineté, de vouloir  transmettre une France Française à leurs  enfants…  Marine  elle,  s’adressait particulièrement à la jeunesse de France hier lors de sa grande réunion publique bordelaise, jeunesse touchée elle aussi par le phénomène de l’abstention massive et qui doit pourtant se mobiliser pour son avenir. Les  abstentionnistes forment le premier parti de France rappelons-le; ils  sont particulièrement nombreux au sein des catégories populaires qui ne croient  plus dans les promesses de ceux qui réclament leurs suffrages. Ils sont  une  des clés de ce scrutin pour peu qu’une fraction importante d’entre eux reprennent le chemin des urnes -“pour renverser la table?”, achever le Système? -, au même titre d’ailleurs que les  35 à 40% de Français qui ont l’intention de voter mais qui n’ont toujours pas fait leur choix.  Autant d‘électeurs cachées, toutes choses qui relativisent énormément les sondages dont se  gargarisent actuellement les médias. Les jeux ne sont pas faits au premier comme au second tour, loin s’en faut…

    Dans cette campagne lourde d’incertitude, Marine Le Pen a pointé hier des faits invariants. L’hostilité active, militante  quasi générale  des gros médias à sa candidature mais aussi la collusion qui se dessine déjà entre pseudo adversaires de droite et de gauche. François Fillon s’est dit jeudi prêt à travailler avec le socialiste Manuel Valls. “J’ai toujours entretenu un dialogue constructif avec Manuel Valls. Le pays est dans une situation très grave et tous ceux qui ont le courage de vouloir le redresser doivent pouvoir parler ensemble”. Chacun l’aura remarqué jamais  M Fillon n’a tenu  de pareils propos d’ouverture vis-à-vis du FN.

    Le champion de la droite LR-UDI est certes bien  (en)cadré et surveillé par un  entourage souvent  fanatiquement antinational, comme Henri de Castries,  haut responsable d’une officine mondialiste de première importance comme  Bilderberg,  des humanistes libéraux-libertaires comme  François Baroin (son Premier ministre en cas de victoire)  et NKM, pour ne rien  dire d’un Luc Chatel qui introduisit la théorie du Genre à l’école quand il était ministre de Education dans son gouvernement. C’est un signe aussi qui ne trompe pas,  M. Fillon, ce n’est pas anodin, est aussi au nombre des parlementaires qui refusent  de serrer la main à Marion Maréchal-Le Pen à l’Assemblée nationale.  A contrario, cette main tendue  à M. Valls  est   la réponse à un entretien accordé par ce dernier à l’Obs,  dans lequel ce soutien d’Emmanuel Macron  affirme qu’il est est impératif  de travailler avec la droite eurolibérale  contre le FN  si François Fillon devait l’emporter.

    La rencontre que le président LR de la région Paca Christian Estrosi et Emmanuel Macron  samedi,    à l’issue du meeting anti FN  de ce dernier, s’inscrit dans la même démarche.  Les deux hommes se sont serrés   la main devant les caméras pour sceller cette alliance républicaine  qui préfigure  celle  qui se profile entre les deux tours de la présidentielle.

    Un petit jeu politicien qui  ne fonctionne pas toujours, on l’ a vu avec l’échec des négociations  entamées avec le Collectif des 500 frères, à l’origine du mouvement qui soulève actuellement  la Guyane, par  le  ministre des Outre-mer Ericka Bareigts et le   ministre de l’Intérieur Matthias Fekl. “Nous exigeons 2,5 milliards d’euros tout de suite” a  affirmé  Olivier Goudet, un porte-parole du Collectif, plus du double de ce qu’ont promis les émissaires de François Hollande -1,085 milliard d’euros pour “l’ éducation, la sécurité, la santé ou la commande publique” annonçait  un communiqué de Mme  Bareigts. Une réunion ministérielle sur la Guyane chapeautée par Bernard Cazeneuve  se déroule ce matin avec les ministres concernés,  Jean-Michel Baylet (Aménagement du territoire), Patrick Kanner (Ville), Stéphane Le Foll (Agriculture), Najat Vallaud-Belkacem (Education), Marisol Touraine (Affaires sociales et Santé), Jean-Jacques Urvoas (Justice) et   le secrétaire d’Etat au Budget Christian Eckert.

    Bien  sûr,  la toute  fin crépusculaire du quinquennat  Hollande  ne verra pas  naître de solutions nouvelles pour la Guyane ravagée par une immigration sauvage qui est  la cause principale des difficultés économiques, de  sa paupérisation/tiers-mondisation;  une des raisons principales  du conflit social actuel  et de l’émergence du Collectif des 500 frères contre la délinquance.

    A titre comparatif, il y a sept ans selon  l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime(UNODC), la Guyane connaissait 13,3 homicides volontaires annuels pour 100 000 habitants,  contre respectivement 2,7 et 7,9’ en Martinique et en Guadeloupe,  1,1 en France métropolitaine. Les ravages de la violence croissante en Guyane sont directement liées aux trafic d’or et de cocaïne et aux flux migratoires anarchiques. Aujourd’hui les créoles sont  devenus minoritaires en Guyane : deux adultes sur trois ne sont pas nés en sur ce territoire mais sont issus principalement du Surinam, d‘Haïti, du Brésil  et la  population guyanaise (officiellement environ 260 000 habitants)  devrait encore doubler aux alentours de 2040 !

    Les  mêmes causes produisant partout les mêmes effets note Bruno Gollnisch, nos compatriotes encore illusionnés par la propagande immigrationniste  et multiculturaliste seraient bien inspirés de réfléchir aux conséquences de cette idéologie là et de la démission de  l’Etat,  dans cette collectivité territoriale comme en France métropolitaine. Alors stop avec Marine ou encore avec Macron-Fillon-Mélenchon-Hamon?

    https://gollnisch.com/2017/04/03/stop-ou-encore-7/

  • Emmanuel Todd traite les électeurs du FN de « purs racistes anti-Arabes »

    Pour l’essayiste Emmanuel Todd, la « France d’en bas » est désormais à mettre dans le même sac que « la France d’en haut », encore qu’on puisse accorder à la seconde… de n’être pas raciste ! C’est ce que cet intellectuel de gauche revendiqué explique en long, en large et de travers dans une interview fleuve au Journal du dimanche où il affirme :

    « Les élites sont affligeantes, mais le peuple est décevant.Les gens du Midi de la France n’ont aucune excuse pour voter FN parce qu’ils ne vivent pas dans le naufrage industriel. Les gens du Midi qui votent Front national doivent être jugés (sic) pour ce qu’ils sont : de purs racistes anti-Arabes. »

    Il enchaîne ainsi :

    « Quand aux ouvriers du Nord, ils pourraient pour voter pour l’égalité en votant pour Mélenchon. Ils préfèrent en majorité taper sur les plus faibles qu’eux, les immigrés, les Arabes. Les élites trahissent le peuple mais le peuple est médiocre. […] Les Français se comportent mal et il faut leur dire. »

    Dans le jeu de quilles qu’est cet entretien, où il dézingue tout le monde, Emmanuel Todd dit toutefois avoir « une sympathie instinctive pour Emmanuel Macron »,bien que son programme soit « l’amalgame de tous les lieux communs du système bancaire » :

    « Le côté sympathique [de Macron], c’est que la banque n’est pas raciste. Les gens qui ne s’intéressent qu’à l’argent n’ont rien contre les immigrés. »

    Là où on donnera raison à Todd, c’est qu’à la fin de l’entretien, il confesse naïvement :

    « S’il y a un domaine dans lequel j’ai montré ma totale incompétence, c’est bien la perception des individus. Comme psychologue, je suis nul. […] C’est pour ça que sur ma pierre tombale, j’aimerais comme épitaphe : “Je n’ai rien compris mais c’était génial.“ »

    « Je n’ai rien compris » suffira.

    https://fr.novopress.info/

  • Pour Emmanuel Macron, tous les immigrés sont des Français !

    La préférence étrangère atteint des sommets avec le discours d’Emmanuel Macron, en meeting à Marseille, prétendant donner des leçons de patriotisme, avant de conclure que lorsqu’il voit à Marseille des Algériens, des Marocains, des Tunisiens, des Ivoiriens, des Sénégalais,…, il voit… des Français.

    Brader la nationalité française, encourager le melting-pot, favoriser le cosmopolitisme, voilà le message d’Emmanuel Macron, le favori des mondialistes.


    « Être patriote… », l’anaphore d’Emmanuel… par BFMTV

  • La Laïcité, mère porteuse de l’islam ?

    C’est le titre du prochain livre que l'abbé Michel Viot co-signe avec Odon Lafontaine, aux éditions Saint Léger :

    6a00d83451619c69e201b8d2733a07970c-250wi.png"Nous y explorons les fondements et les déploiements des espérances et projets politiques nés de l’islam et nés des Lumières : qu’est ce qui anime réellement leurs tenants ? Quelles ont été les influences que les uns ont pu exercer sur les autres jusqu’à la situation actuelle ? Cet éclairage nous a semblé plus que nécessaire en ces temps de grande confusion, alors même que la pitoyable campagne présidentielle en cours évite soigneusement de traiter le fond des problèmes posés par les rapports entre la société française, façonnée par 1500 ans de christianisme et deux siècles de Lumières, et l’islam.

    La confusion, c’est par exemple le pataquès qui a accompagné la publication de la Charte de l’Imam que le Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) a présentée ces derniers jours. Les réactions qu’elle suscite publiquement, laissant en deviner d’autres, et les tensions qu’elle révèle au sein des communautés musulmanes de France, me confirment qu’il était plus que temps d’inciter à une réflexion de fond sur l’islam. Aussitôt publiée, cette charte a en effet été condamnée par cinq fédérations musulmanes importantes au sein des communautés françaises (la Fédération de la Grande Mosquée de Paris, dont le président Dalil Boubakeur vient de publier à son tour sa propre « proclamation de l’islam en France », la Confédération Islamique Turque Milli-Görus ou CIMG, le Comité de Coordination des Musulmans Turcs de France ou CCMTF, l’Union des Organisations Islamiques de France ou UOIF, et l’organisation Foi et Pratique). L’État français avait voulu doter les musulmans français d’une représentation unique, d’une instance de dialogue avec lui, le CFCM. La réalité de l’islam, que ce même État s’est interdit de considérer en vertu de la loi de 1905, en a décidé autrement : travaillé en profondeur par des courants, des tendances, des influences puissamment divergentes et antagonistes, il se révèle ici incapable de parler d’une seule voix. C’est en fait tout l’islam, au niveau mondial, qui est en situation de crise, due principalement à des facteurs internes tenant à la nature de la doctrine musulmane elle-même. Cette crise a été aggravée encore depuis deux siècles que les Occidentaux se sont mêlés d’islam, depuis que les musulmans se sont appropriés les idées des Lumières et particulièrement depuis l’abolition du califat par Mustafa Kemal en 1924. Nous expliquons tout cela en détail dans notre livre.

    La confusion, c’est encore ce qu’incarnent les modalités de publication de cette charte : le CFCM ne dispose même pas d’un site internet où le public pourrait consulter ses positions, ses communiqués et documents ! Au point même que des petits malins ont pris la place, mettant en ligne le site www.cfcm.tv (« Communauté Francophone de Confession Musulmane »), diffusant une doctrine musulmane d’inspiration salafiste ! Un comble ! On est alors obligé, pour s’informer sur cette charte, de s’en remettre aux divers médias qui l’ont reçue, de s’en remettre aux filtres de leurs propres commentaires, et, heureusement, aux initiatives de ceux qui ont eu la bienveillance de la publier eux-mêmes ! [...]"

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Bistro Libertés avec Jean-Pax Méfret : Macron, cabinet noir et médias à la dérive

  • Pourquoi le programme de François Fillon est-il si mauvais ?

    La France ne se redressera pas si elle ne se libère pas de l’emprise de Bruxelles et de la mondialisation financière et commerciale. Et là, Fillon est muet.

    Un tract de campagne de François Fillonretient attention car il semble être conçu pour le plus grand nombre : « Les 10 mesures phares de mon projet. » On y cherchera en vain les mesures odieuses et sottes qui avaient été annoncées lors de la primaire de la droite et du centre : suppression de 500.000 postes de fonctionnaires, augmentation de la TVA à 22 %, suppression de l’ISF, déremboursement de certains soins… Tues mais réservées à plus tard ? C’est qu’entre-temps est passée par là la médiatisation du feuilleton des petites combines illicites de la famille Fillon. Et des procureurs qui, en violation de l’article 40 du Code de procédure pénale (voire de l’article 434-2 du Code pénal), avaient gardé ces remugles en réserve pour la campagne de l’élection présidentielle.

    Que dit Fillon dans ce tract en apparence sensé et cohérent: « Libérer l’économie pour créer l’emploi et augmenter votre pouvoir d’achat. » En réalité c’est très fallacieux.

    1) Car c’est un mensonge venu de Bruxelles que de prétendre « libérer l’économie » de cette façon tout en laissant entendre que l’on va maintenir le système socio-économique des Français ; et donc préserver leur niveau de vie. Leur bonheur. Quand Fillon prétend renouer avec la « compétitivité », il adopte la langue de bois de Bruxelles, le modèle mondialiste, qui a conduit à abaisser la condition des salariés français, accroître le chômage et aggraver la dette. Car comment comprendre autrement l’idée méprisable de « compétitivité » : vis-à-vis de la Chine ou de l’Inde ? Ubérisation générale ? Le tout alors que les revenus de la caste au pouvoir, eux, ne cessent de flamber. Ce n’est pas l’idée de la fin des 35 heures (point n° 1 du tract) qui gêne.

    Mais la possibilité (dissimulée) de passer à 48 h… Cibler la fonction publique et le passage aux 39 heures nous choque moins que la suppression de 500.000 postes. 

    2) C’est un autre mensonge, « pinochiesque », que de prétendre baisser les charges sur les entreprises, diminuer la part salariale des charges sociales, augmenter les retraites (que le Fillon Premier ministre avait désindexées) sans budgétiser le moins du monde ces manques à gagner. L’ignorance par Fillon des réalités de l’entreprise et du système économique mondialiste est confondante : pas un mot sur les concurrences étrangères déloyales, prédatoires, mensongères ou simplement destructrices de nos entreprises (notamment les travailleurs migrants). Qui peut croire que Fillon, qui a été incapable en cinq ans d’instaurer la TVA sociale (contrairement aux Danois et aux Allemands), et qui a creusé la dette de 600 milliards de plus, serait subitement devenu un grand stratège de l’économie (sauf celle de sa famille) ? Le tout en remboursant la dette de l’État dont les seuls intérêts se montent aux 2/3 du rendement de l’IR ? Et en embauchant d’avantage de policiers ?

    3) Quant aux points 6 et 7 des « 10 mesures phares », ils sont formulés de façon si évasive que l’on peut douter de la ferme résolution de Fillon à les mettre en œuvre : « Réduire l’immigration légale à son strict minimum avec des quotas » (lesquels ?) « Moderniser la police » (comment ?) « Abaisser la majorité pénale à 16 ans pour lutter contre la délinquance des mineurs » (semble mélanger les notions de majorité et de responsabilité pénales).

    4) Enfin, les points 8 à 10 sur l’école, la carte médicale et les remboursements médicaux n’ont rien de mesures phares. Mais on se méfiera de la formulation qui ressemble tant au mensonge politicien classique : « Viser le remboursement intégral des dépenses de santé les plus coûteuses » ; « viser ou atteindre ? Mais on rendra grâce aux idées sur l’école, même s’il ne s’agit, au fond, que de balayer les mesures perverses du plus anti-français des ministres de l’Éducation encore en place (pire, même, qu’Abel Bonnard). En effet, favoriser l’apprentissage de la lecture, de l’écriture, du calcul, de l’histoire est bien le moins. On pourrait y ajouter la logique, la rhétorique, l’instruction civique ; et un peu d’économie nationale.

    La France ne se redressera pas si elle ne se libère pas de l’emprise de Bruxelles et de la mondialisation financière et commerciale. Et là, Fillon est muet.

    http://www.bvoltaire.fr/programme-de-francois-fillon-mauvais/

  • Christian Estrosi prépare probablement son ralliement à Macron

    6a00d83451619c69e201b7c8e89d3b970b-800wi.jpgSelon Nicolas Bay, suite à l'accueil d'Emmanuel Macron par Christian Estrosi à Nice :

    "Il considère que Fillon est éliminé et prépare probablement, son ralliement à Macron. C'est un retour d'ascenseur offert à la gauche pour son élection à la présidence de la région Paca, il y a un an, avec le soutien du PS. Estrosi a peut-être aussi des arrière-pensées au-delà du second tour et des ambitions ministérielles."

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • La revue Éléments publie un numéro sur les médias

    Elements-medias.jpg

    Source : OJIM – “La revue Éléments publie un numéro sur les médias”

    Éléments, « Le magazine des idées », largement inspiré par Alain de Benoist, connaît un renouveau depuis le lancement de sa nouvelle formule plus riche, plus accessible, sans perdre en densité et avec de nouvelles plumes. Chaque numéro, outre des entretiens avec des personnalités du monde intellectuel (Onfray, Julliard, Gauchet, Guilly pour la dernière parution) contient un dossier. Celui du numéro 165 (avril/mai 2017) est consacré au « Parti des médias en accusation ». Décryptage.

    « Encore un siècle de journalisme et tous les mots pueront », ces dures paroles de Nietzsche ouvrent le numéro mais en vérité « les mots ne puent pas tant qu’ils mentent ». L’Ojim avait publié un entretien avec Ingrid Riocreux lors de sa sortie de son livre La langue des médias. La sociologue précise sa pensée qui s’articule autour de deux axes : « destruction du langage et fabrication du consentement ». La bonne conscience implicite d’une large frange des journalistes (pas tous) leur permet d’employer de manière naturelle des connotations dépréciatives (« phobe », europhobe, homophobe) ou laudatives (voir L’Obamania). Et la post-vérité ? « Si les médias dominants veulent désigner par là des procédés qui consistent à tordre le réel pour le mettre au service d’une thèse ou d’un dogme, alors ils devraient se reconnaître comme des maîtres post-vérité ».
    Téléréalité et post-vérité

    Quatre pages décapantes sur la téléréalité « La télé-réalité c’est enfermer des araignées dans un bocal et voir ce qui s’y passe » voisinent avec une analyse serrée des origines de la « post-vérité » qui remplace le bon vieux bobard. La post-vérité : un concept qui remonte curieusement aux grands déconstructeurs Foucault et Derrida. Dans un entretien corrosif Robert Ménard revient sur son parcours, de fondateur de Reporters Sans Frontières à la mairie de Béziers, et suggère de supprimer les aides à la presse pour sauver les journalistes de leur entre soi.

    Interviewé, Claude Chollet (fondateur de l’Ojim) constate que les médias de service public (financés par la redevance) encensent la doxa libéral-libertaire au moment où la profession de journaliste se précarise via les fermes de contenus dont la plus importante en France Relax News est possédée par « le jeune loup et le vieux singe », Matthieu Pigasse et Serge Dassault.
    Chers, très chers médias

    Dans trois pages implacables Benjamin Dormann résume son livre Ils ont acheté la presse (Picollec éditeur). Alors qu’une grosse poignée de milliardaires dominent la presse, celle-ci reçoit des milliards de subventions directes et indirectes. Mieux, deux patrons de réseaux téléphoniques Xavier Niel avec Free et Patrick Drahi avec SFR transforment les médias en produit adjacent d’un abonnement téléphonique. Ils en profitent au passage pour faire campagne ouvertement pour Emmanuel Macron, fidéicommis du capitalisme sociétal.
    Decodex, CrossCheck, dura Lex

    Les deux pages les plus stimulantes sont celles de l’écrivain Slobodan Despot qui démonte l’arrivée des GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple) dans l’élaboration d’un nouvel Index. Les géants de la Toile vont produire de l’information ou la contrôler via leurs algorithmes. Dans un enthousiasme naïf (pas seulement car Google a subventionné le journal pour ce faire) Le Monde a lancé son Decodex qui a fait un flop retentissant. Mais les petits journalistes de Decodex n’ont pas vu que « ce développement laisse entrevoir une issue burlesque qu’un Philip K. Dick n’eût pas reniée : le remplacement des rédacteurs par des algorithmes ». Le News Lab de Google dont la mission « Fiabilité et Vérification » doit être comprise dans son sens orwellien « Mensonge et Contrôle » indique où le journalisme européen officiel prend ses sources : en Californie.

    https://fr.novopress.info/