
C’est un aspect mal connu et souvent caricaturé de l’histoire du syndicalisme français que nous présente Didier Favre dans son riche ouvrage consacré au mouvement des « Jaunes » : « Les Jaunes, un syndicalisme tricolore » (La Nouvelle Librairie). Si ce terme revêt aujourd’hui une connotation purement péjorative servant à qualifier les « briseurs de grève », il désignait au début du XXe siècle une tentative de création d’un syndicalisme « non-révolutionnaire » fondé sur le patriotisme et la collaboration de classes.






