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Qui veut faire plonger le Liban dans le chaos ?

Le Liban se trouve aujourd’hui au cœur d’une crise politique et sécuritaire majeure. La paralysie des institutions de l’Etat libanais et le débordement de la guerre civile syrienne, lourds de conséquences dans ce pays marqué par de grandes inégalités sociales, menace de le faire plonger dans le chaos. C’est l’inéluctable logique d’un système planétaire, qui se survit à lui même, qu’exprime la marche à la barbarie dont le Liban est aujourd’hui le théâtre.

L’aggravation de la situation sécuritaire est une conséquence directe du débordement du conflit syrien organisé par les puissances occidentales et de la péninsule arabique. Dés le début de la guerre civile en Syrie, les sympathisants de l’opposition syrienne au Liban ont apporté aux combattants de l’ALS et des factions islamistes les plus réactionnaires, comme le Front al Nosra, un soutien moral, financier et matériel (en hommes et en armes) conséquent. Ibrahim al-Amin, rédacteur en chef du quotidien Al-Akhbar (principal quotidien de la gauche libanaise progressiste), rappelle que :

« la frontière nord avec la Syrie devenait une ligne vitale pour l’opposition [syrienne], transformant Tripoli en une base de soutien pour le soulèvement où de l’argent était récolté, des combattants recrutés et entraînés, et des armes rassemblées et acheminées de l’autre côté de la frontière. »1

Bénéficiant de l’appui total de l’Occident, des gouvernements arabes et de la Turquie, les mercenaires combattants en Syrie ont pu profiter de l’instabilité chronique du Liban pour s’assurer une base arrière solide. Le Liban est ainsi plongé dans le conflit syrien depuis le début. La politique de neutralité, position officielle du gouvernement libanais, n’a jamais existé en dehors que dans les discours. Ce n’est pas l’intervention du Hezbollah qui à fait entrer le Liban dans le conflit, mais bien l’absence totale de contrôle du gouvernement libanais et de l’armée sur les agissements des réseaux salafistes sur les frontières. Dernier parti à être intervenus dans ce conflit, le Hezbollah n’a fait que réagir face à l’installation d’éléments terroristes de part et d’autre de la frontière entre la Syrie et le Liban et face à l’échec des médiations entre opposition et régime syrien. Les groupes radicaux combattants en Syrie n’ont jamais caché leur intention de s’attaquer au Parti de Dieu une fois le régime de Damas tombé, ce bien avant l’intervention du Hezbollah en Syrie.

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