Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

03/06/2017

Avec Macron l’Islam qui gagne accède au pouvoir

Certes, « la culture française ça n'existe pas » finassait M. Macron quand il ne s'imaginait même pas au deuxième tour de l'élection présidentielle. C'était le temps où il se rendait en Algérie pour insulter les Pieds-Noirs et, de retour en France, braillait qu'on l'avait mal compris et que d'ailleurs, il leur avait adressé bien des gracieusetés quelques mois plus tôt. Après tout il est peut-être plus habile que les autres. Est-il certain que dans cette France aux haines tenaces au point de passer par dessus les siècles, traiter de criminels contre l'humanité les arrière-petits-fils de colons d'Afrique du Nord ne lui aura pas valu plein de bulletins de vote de dinosaures rancis de l’anti-colonialisme ? Celui-là qu'entretiennent des centaines d'"historiens" de cour qui monnayent ainsi leur accès aux média, aux directions d'instituts, de musées et aux salons du Livre.

Mais cela aussi fait peut-être partie d'une stratégie à long terme. Comme par exemple quand, prenant son air de sainte Nitouche le plus mièvre, il accuse à de nombreuses reprises Marine Le Pen de mentir alors qu'il n'a pas cessé de le faire tout au long des deux heures et demie de débat.

Un seul exemple : quand il soutient effrontément qu'il n'avait aucun lien avec les Frères musulmans et l'UOIF, alors qu'il eut pour responsables locaux de En Marcher deux islamistes radicalisés.

Mohammed Saou, réfèrent départemental de En Marche dans le Val-d'Oise, fut mis sur la touche pour des propos djhadistes mais sur Beurfm Macron dira en aparté : « C'est un type très bien, Mohammed, et c'est peur ça que je ne l'ai pas viré, » Ce Saou est un cadre du CCIF (structure issue des Frères Musulmans et liée à Tariq Ramadan). Le futur président dira même à Marine Le Pen qu'il ne le connaît pas alors qu'une photo les représentant hilares circule sur Internet. Citera-t-on encore Rachid El-Kheng, lui aussi sorti des mêmes milieux (Frères Musulmans et Ramadan), réfèrent de EM à Oignies dans le Pas-de-Calais. Cela fait beaucoup... Trop ? En tout cas cela rajoute à la litanie des mensonges qui jalonnent le parcours de Macron mais n'ont pas suscité dans les média enchaînés le même tintamarre qui depuis des mois suit Trump à la trace.

Le parrainage de Cohn-Bendit

Tout au long de sa campagne il a joué les matamores sur l'immigration, réussissant, grâce à sa connivence avec les média, à se faire passer pour un gardien vigilant de nos frontières et menaçant d'expulsion immédiate tous ceux qui les franchissent illégalement. Certes on ne l'a pas souvent bousculé sur son euro-manie obsessionnelle dont le principe cardinal est la suppression des frontières nationales. On va pouvoir rapidement juger à l'aune de ses assertions quel est donc ce patriotisme dont il ne cessa de prétendre qu'il était le contraire du nationalisme.

Quelle est sa conception des frontières et de l’"ouverture" en matière d'invasion migratoire. 227 000 nouveaux venus par an (2016), plus 80 000 demandeurs d'asile auxquels viendra ultérieurement s'ajouter le regroupement familial, n'est-ce pas en effet ce qu'il prétend être le signe « d'une France raisonnablement ouverte »? Il est un partisan décidé du "testing" et de la condamnation des entreprises qui discriminent à l'embauche. Au prétexte que celle-ci serait illégale. Sauf qu'il y est favorable quand il s'agit d'embauché des jeunes de banlieue. En fait ce centriste douteux semble sorti de la gauche la plus ringarde selon laquelle il n'est de discrimination que lorsque l'étranger en est victime.

Trois voyages illustrent parfaitement l'ouverture béante des frontières à laquelle nous pouvons nous attendre au cours des cinq années à venir. Celui qui le mena en Algérie au cours duquel il développa son plan de libéralisation totale des flux de population entre l'Algérie et la France. Et les deux qu'il effectua en Allemagne, en guise de soumission à Merkel, la grande prêtresse de l'immigration de masse « qui a sauvé, dit-il, nos valeurs communes ». Il reprocha même à l'Europe de n'avoir pas accepté les quotas d'accueil qu'elle voulait imposer. Submergeant ainsi les 26 autres comme elle l'a fait de l'Allemagne. Par ces mots il s'attira les félicitations de l'un des gourous de la désintégration européenne, Daniel Cohn-Bendit, qui l'avait intronisé bien avant la plupart en le désignant comme « le plus grand responsable français à sauver l'honneur »...

Cohn-Bendit parlant d’honneur ? À se tordre de rire

L'idéologie à laquelle il s'adosse est celle qui s'insinue dans tous les pays de peuplement européen. On peut appeler cela le sans-frontiérisme. Son moteur est à la fois l'accélération du développement sous toutes ses formes et le métissage que Sarkozy avait vigoureusement défendu dans son discours de Palaiseau du 25 mai 2009. Non seulement il y soutenait la discrimination positive mais il se déclarait prêt « à relever le défi du métissage ». Recourant même à la menace pour fane plier les récalcitrants « La diversité, à la base du pays, doit se trouver illustrée par la diversité à la tête du pays. Ce n'est pas un choix. C'est une obligation. C'est un impératif… Si ce volontarisme républicain ne fonctionnait pas, il faudra alors que la République passe à des méthodes plus contraignantes encore. » Et que peut-on espérer d'autre de Macron qui de surcroît a fait savoir qu'il entendait réaliser ses changements au pas de charge, à coups d'ordonnances ? Le 2 mars 2017, celui qui allait être élu trois mois plus tard accorda un entretien à Geneviève Jacques, présidente de la Cimade. Un choix qui n'est pas anodin, cette organisation figurant parmi les deux ou trois les plus furieusement commises à l'ouverture totale des frontières. Son mot d'ordre est une profession de foi « Les politiques migratoires dissuadent, méprisent, discriminent, précarisent, humilient, excluent... Quand elles ne tuent pas ». À l'occasion du second tour de l'élection présidentielle elle lança « un appel à une vigilance citoyenne ». Soulignant qu'il n'y avait d'alternative qu'entre « le repli sur les peurs et l'ouverture aux autres et au monde ». Un sophisme largement entaché d'hypocrisie puisque cet appel ne faisait - longuement - référence qu'à Marine Le Pen, « dont le programme anti-immigration et l'idéologie xénophobe qui raccompagne est fondé non seulement sur des contre-vérités mais remet en cause les principes fondamentaux du droit international ». Bobard ou « vérité alternative » ? Celle-ci étant une très vilaine chose dans la bouche de Kellyanne Conway, la porte-parole de Trump, mais une insinuation subtile sous la plume d'un journaliste de gauche. Quand une organisation soutient un candidat à la présidentielle avec autant de fougue et de détermination que le fait la Cimade, après l'avoir longuement entendu, c'est qu'il existe entre eux une parfaite identité de vues sur l'essentiel l'accueil de tous les réfugiés du monde. Ce que résume le site de l'association dite caritative qui ne sait probablement pas comment s'écrit Afrikaner

- Instauration de voies légales d'accès pour les demandeurs d'asile.

- Interprétation plus large des critères de protection, adaptée aux causes nouvelles des déracinements forcés.

- Sécurisation du droit au séjour et au travail.

- Fin des dispositifs d'enfermement et de sanctions judiciaires spécifiques aux personnes étrangères.

François Clavairoly : « Le FN, c’est la peste » !

Macron ne dit pas autre chose. Pour lui l'invasion de l'Europe est un fantasme entretenu par l'extrême droite. Selon la Cimade en effet seuls 3 % des gens quittent leur pays. La plupart d'entre eux pour un pays limitrophe. Ce chiffre, qui signifierait d'ailleurs quelque 200 millions d'individus, est fantaisiste mais sera sans doute atteint dans un avenir proche. D'après le Haut Commissariat aux Réfugiés en 2015 il y avait 65,5 millions de déplacés dont 213 millions de réfugiés à travers le monde. Mais d'après les données qu'il a en sa possession toutes les catégories de déplacés sont en augmentation brutale. Sans importance pour M. Macron...

La Cimade elle-même est obligée de reconnaître « que le nombre des réfugiés et déplacés a explosé au XXIe siècle ». Les demandes d'asiles en Europe sont passées de 332 000 en 2012 à 434 000 en 2013, 625 000 en 2014 et 1,2 million en 2015. Avec les immigrés légaux et les clandestins cela a représenté au cours de ces cinq années plusieurs millions d'individus et ne cessera d'augmenter dans les prochaines années. Qu'importe, nous explique-t-on, cet essor du nombre de réfugiés ou de migrants serait conforme à celui de la population mondiale. « Le discours sur l'invasion n'est qu'un piège », nous assure-t-on ils ne seraient pas plus nombreux qu'ils l'étaient il y a 25 ans.

Ayant violemment dénoncé tout le mal qu'elle pensait du programme « haineux et violent » du Front National envers « les personnes étrangères », la Cimade appelait « à rejeter l’abstention et le vote nul ». Ce qui revenait en somme à soutenir le candidat Macron, dont justement sa directrice, Geneviève Jacques, diffusait sur ses réseaux et sur les sites amis, notamment, le 2 mars, celui de Réforme; principal journal protestant de France, un vibrant plaidoyer pour Macron. Article repris le 1er mai par l'hebdomadaire confessionnel consacré à des incitations directes  à voter. pour lui - pour sa grande sympathie envers les immigrés - ou à des attaques haineuses contre le Front National et sa candidate - le président de la Fédération Protestante de France, François Clavairoly, allant même jusqu'à parler de "peste"

Qu'affirme Macron « Contrairement à ce que certains disent, nous ne sommes pas aujourd'hui confrontés à une vague d'immigration. Un peu plus de 200 000 titres de séjour ont été octroyés l’année dernière, ce n'est pas un tsunami que nous ne saurions freiner ». Or, selon le ministère de l'Intérieur 227 550 titres auraient été distribués, y compris les 32 300 pour « raisons humanitaires ». À quoi il faut ajouter les 85 500 (7 % de plus qu'en 2015) demandes d'asile enregistrées et le chiffre ne peut que croître quand en 2016, 6 200 étrangers en situation irrégulière seulement ont été reconduits à la frontière. Si on additionne ces données on serait plutôt entre 250 et 300 000 demeurés dans le pays. Or, en dépit des affirmations des ONG, la plupart de ceux qui ont franchi les frontières dans le flot des "migrants" sont des hommes jeunes dont on peut être assuré que leur premier souci sera de faire venir leur famille élargie.

Enfin les actuelles législations sont temporaires. M. Macron le sait fort bien. C'est écrit en toutes lettres dans le programme de la Cimade. « Ouvrir davantage de voies légales d'accès au territoire européen et permettre un accès inconditionnel pour les personnes bloquées aux frontières extérieures ». On peut même lire :

« élargir les critères qui ouvrent droit au statut de réfugié pour prendre en compte les nouvelles causes d'exil forcé... (afin) d'inclure... le respect... des droits économiques, sociaux et culturels, et la protection des personnes en exil pour des raisons climatiques ». (Lire surpopulation due à une natalité excessive).

Ou encore « abandonner la logique de l'immigration sélective pour favoriser un droit au séjour fondé sur le respect des droits fondamentaux ». Pour les clandestins il est exigé de « supprimer toutes les formes d'enfermement spécifiques aux personnes étrangères ». Et leur apporter de l'aide devient « une valeur fondamentale elle doit être encouragée par les responsables politiques et non criminalisée ».

Nulle part dans le discours macronien sur l'immigration on ne trouve la moindre critique de ce programme. Au contraire, il est parfaitement en accord avec ces positions.

René BLANC. Rivarol du 11 mai 2017

Les commentaires sont fermés.